Zoom sur le marché du chocolat


Article publié le : 21/06/2019

« Neuf personnes sur dix aiment le chocolat ; la dixième ment » John G. Tullius.

Produit haut de gamme, le chocolat est la Rolls Royce des friandises, et le péché mignon des Français. Ces derniers se distinguent par une propension à consommer plus de chocolat noir que le reste de l’Europe. Tous circuits confondus, cet or noir a généré 3,28 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2017. Extrêmement dynamique, avec près de 120 entreprises disséminées sur l’ensemble du territoire, dont 90% de PME, le marché de la chocolaterie est un pari stable sur le long terme.

L’entrepreneur intéressé par la vente de chocolats doit choisir entre trois options: ouvrir une chocolaterie indépendante, franchisée, ou reprendre une chocolaterie existante.

La concurrence étant extrêmement rude, il est nécessaire de trouver un concept original afin de se démarquer de ses concurrents. Selon le Syndicat du Chocolat, en 2015, le nombre de chocolatiers approchait les 4000 en France. Ces entrepreneurs se démarquent des géants du chocolat en proposant des produits de qualité, innovants et originaux, à l’image de Patrick Roger, réputé pour les sculptures monumentales en chocolat qu’il arbore dans les vitrines de ses boutiques.
Pour répondre à une demande croissante de la part des consommateurs, nombreux sont les entrepreneurs qui ont fait le choix du chocolat bio. C’est le cas des fondateurs de Rose & Cacao, le chocolat occitan responsable. L’entreprise, déjà présente dans une quinzaine de points de vente à Toulouse, propose un chocolat artisanal, bio, sans gluten, vegan, et qui s’inscrit dans un commerce équitable tout en restant haut de gamme.

À l’intersection entre grandes surfaces et artistes indépendants, les réseaux de franchise spécialisés dans le chocolat ont le vent en poupe. Ouvrir une chocolaterie franchisée semble le pari le moins risqué, même s’il faut compter un investissement initial oscillant entre 50 000 et 150 000 euros. C’est également l’option la plus simple, car elle ne nécessite pas de trouver des fournisseurs. De nombreuses enseignes sont à la recherche d’entrepreneurs souhaitant se lancer dans l’ouverture d’une chocolaterie. On peut citer les chocolats Leonidas ou De Neuville. Une chocolaterie franchisée s’intègre directement dans un réseau préexistant, et vous bénéficierez ainsi de la renommée de la marque pour dégoter les premiers clients.

En résumé, le marché du chocolat est une valeur sûre, d’autant plus que cette première monte en gamme avec la hausse du prix du cacao à l’échelle mondiale. Le chocolatier belge Marcolini est à la tête d’un empire: 40 boutiques, plus de 400 salariés et un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros.

Victoire Neyraud


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