Tout savoir pour ouvrir ou reprendre un bar-tabac


Article publié le : 25/07/2018

Le secteur des tabacs-débits de boisson traverse actuellement une période délicate. L’interdiction de fumer dans les lieux publics, les campagnes de prévention couplées à une importante hausse du prix du tabac sont autant de facteurs qui influent sur la dynamique du marché. Une lutte contre le tabagisme qui porte ses fruits ; au premier semestre 2017, l’agence Santé publique France dénombrait 1 million de fumeurs de moins qu’à la même période en 2016. Dans ce contexte, ouvrir ou reprendre un bar-tabac peut s’apparenter à une aventure périlleuse. Pour autant, des buralistes réussissent à tirer leur épingle du jeu, en diversifiant leur offre de services et de produits commercialisés. Vous souhaitez reprendre un bar-tabac ? Pic Inter vous guide pour bien démarrer votre activité.


 

Une profession encadrée

Le secteur des bars-tabacs est très réglementé. En effet, la vente de tabac est un monopole de l’administration des douanes et des droits indirects. Le buraliste est lié par un contrat de gérance de 3 ans, renouvelable par tacite reconduction. Cet agrément s’obtient à la suite de l’examen complet de votre candidature par la Douane. Une formation professionnelle initiale doit être suivie ainsi que des stages obligatoires de mise à niveau qui ont lieu tous les 3 ans.

Pour ouvrir un débit de boisson, une formation, d’une durée minimale de 20 heures réparties sur au moins trois jours, est indispensable. Elle conditionne la délivrance d’un permis d’exploitation valable dix ans. Par ailleurs, le gérant d’un bar-tabac doit obtenir une licence IV qui autorise la vente des alcools les plus forts. Pour obtenir cette autorisation, vous aurez à l’acheter auprès d’un autre exploitant car l’État ne délivre plus de licence. Enfin, si vous souhaitez proposer des jeux de grattage à votre clientèle, un agrément de la Française des jeux est indispensable. Celui-ci est accordé après une formation, sous réserve que vos équipements et votre chiffre d’affaires soient jugés suffisants.

A l’instar de tout commerce de proximité, l’emplacement est un critère fondamental qui conditionne la réussite d’un bar-tabac. Dans la mesure du possible, faites de votre commerce un espace chaleureux et convivial en vue de fidéliser votre clientèle. Gardez en tête que la profession de buraliste est une activité chronophage qui demande des compétences transverses (service et gestion du point de vente, comptabilité, relation commerciale avec les fournisseurs, etc.).

En vue de capter l’attention des ménages ne fréquentant pas habituellement les lieux, les buralistes rivalisent d’ingéniosité pour diversifier leur offre et se démarquer de la concurrence. Désormais, un nombre croissant de bars-tabacs proposent des services connexes, tels qu’une offre de services téléphoniques, la vente de produits artisanaux, un service de restauration ou encore un service de réception et de dépôt de colis. Pour faciliter cette transition, le gouvernement a mis en place différentes aides financières.

Plus que jamais, le sens du service, le professionnalisme et la polyvalence sont les piliers d’une profession en pleine mutation.


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