Tout savoir pour déterminer la valeur d’une poissonnerie


Article publié le : 20/12/2017

Selon l’Union de la poissonnerie française, le secteur de la poissonnerie regroupe plus de 3800 entreprises (sédentaires ou ambulantes) et génère un chiffre d’affaires annuel compris entre 1 et 1,6 milliard d’euros. Environ 180 entreprises sont créées ou reprises chaque année en France. Vous souhaitez céder votre poissonnerie ? Pic inter vous guide pour réaliser votre projet de vente d’un fonds de commerce.

 

D’après le barème fiscal Francis Lefèvre, la valeur d’un fonds de commerce de poissonnerie est généralement estimée entre 30 et 50 % du chiffre d’affaires TTC annuel. Cette valeur peut être pondérée en fonction d’une liste de facteurs qui déterminent la compétitivité et la rentabilité attendues du point de vente. À l’instar de tout commerce, la qualité de l’emplacement est un critère clé qui positionne et peut justifier la valeur d’une poissonnerie, qu’elle soit sédentaire ou nomade. La densité de population, les habitudes de consommer du poisson, le pouvoir d’achat ou encore le regroupement de métiers de bouche sur le secteur influent sur la valorisation du point de vente.

L’état général du local professionnel, son agencement et la théâtralisation du point de vente sont également des critères importants. La variété et la qualité des produits proposés à la vente sont les principaux atouts d’une poissonnerie, au même titre que la politique tarifaire mise en place pour toucher une clientèle diversifiée. Les compétences du personnel, la passion du métier et le sens du service sont autant d’éléments précieux qui valorisent une poissonnerie.

 

Si votre poissonnerie se situe dans un marché, les critères suivants sont à prendre en considération pour déterminer la valeur de votre fonds de commerce ambulant :

  • les spécificités de l’emplacement et sa durée d’attribution,

  • la clientèle : le montant du panier moyen, le taux de fidélité, etc.,

  • la rentabilité du commerce,

  • les investissements à prévoir à court et moyen terme pour consolider l’activité,

  • les possibilités d’évolution de l’activité: les locaux peuvent-ils être aménagés ? l’offre de produits et de services peut-elle être étoffée ?

 

Un métier en mutation

 

Pour exister dans un marché dominé par les grandes surfaces alimentaires, les repreneurs d’une poissonnerie doivent avoir les reins suffisamment solides. Sur ce secteur, les créations sont peu nombreuses. En effet, les locaux professionnels doivent répondre à de strictes mesures d’hygiène et être situés sur un emplacement clé. Par ailleurs, les investissements en biens professionnels peuvent se révéler onéreux, notamment pour toutes les installations de conservation frigorifique.

Dans l’idéal, un apport personnel d’au moins 35 % est demandé pour financer l’achat du fonds de commerce. Cette manne financière est indispensable pour moderniser son point de vente, étoffer son offre de produits tout en proposant des activités complémentaires. Pour obtenir un niveau de rentabilité suffisant, de plus en plus de poissonniers développent une activité traiteur axée sur des plats alimentaires à forte valeur ajoutée. Enfin, les poissonniers tendent à se regrouper au sein de structures professionnelles en vue d’obtenir des conditions d’approvisionnements inaccessibles aux simples détaillants.


Autres actualités