Réussir son projet de reprise d’un institut de beauté


Article publié le : 18/05/2019

Faisant fi des soubresauts du contexte économique actuel, le marché des instituts de beauté affiche une santé éclatante. Selon l’INSEE, les instituts de beauté et les espaces de soins ont généré un chiffre d’affaires estimé à 1,478 milliard d’euros en 2016. Sur cette période, le secteur comptait 64816 entreprises pour un chiffre d’affaires moyen de 226 271 € HT. A l’heure où l’engouement des ménages français pour le bien-être et la santé prend de plus en plus d’ampleur, les professionnels de l’esthétique ont su développer une offre de services à forte valeur ajoutée pour consolider leur activité.
Largement dominé par les instituts de beauté indépendants, le marché de l’esthétique séduit un grand nombre d’entrepreneurs (plus de 2000 entreprises sont créées chaque année). Dans ce contexte, la reprise d’un institut de beauté constitue une valeur sûre. Spécialiste de la vente de fonds de commerce depuis 1973, Pic Inter vous guide pour réussir ce projet professionnel.

Comment bien choisir un fonds de commerce d’institut de beauté

Le choix du fonds de commerce d’un institut de beauté à reprendre conditionne la réussite de votre future activité professionnelle. De nombreux paramètres sont à prendre en considération pour motiver votre décision. Naturellement, l’emplacement de l’institut de beauté joue un rôle clé dans la valorisation du fonds de commerce. La fréquentation des lieux, l’accessibilité, la visibilité du commerce, la typologie et la vitalité du tissu économique local doivent être minutieusement étudiées. Par ailleurs, les conditions du bail commercial et le profil de la clientèle de l’institut de beauté ciblé influent sur la valeur du fonds de commerce.
Prenez bien garde d’examiner les spécificités de l’environnement concurrentiel. Une précaution d’usage indispensable pour ajuster votre proposition de valeur et déterminer une politique tarifaire cohérente et adaptée à votre public ciblé.

Le succès d’un institut de beauté repose en premier lieu sur le savoir-faire et les compétences de son dirigeant(e). Une prérogative d’autant plus essentielle que plus de 80 % des entreprises de soins de beauté sont des structures qui n’emploient aucun salarié. La profession est particulièrement exigeante tant elle demande une bonne condition physique, un haut degré de technicité, un sens de l’accueil et un niveau de service optimal. L’hygiène de l’institut de beauté doit également être irréprochable de telle sorte que la clientèle puisse vivre une expérience reposante et relaxante.
Plus que jamais, la qualité doit être érigée en maître mot : chaque client doit se sentir unique. Privilégiez dans la mesure du possible des prestations haut de gamme afin d’augmenter le panier moyen. Par ailleurs, le développement du chiffre d’affaires de votre future activité passe par la vente de produits de beauté. Qu’ils soient spécialisés ou non, les instituts de beauté ont tous déployé cette stratégie de diversification. En moyenne, les 3/4 du chiffre d’affaires généré proviennent des prestations de soins, le dernier quart résultant de la commercialisation de produits.
Si le marché de l’esthétique évolue dans un contexte porteur, la concurrence s’intensifie, avec notamment la montée en puissance des spas sur ce segment. De ce fait, les esthéticiens(nes) doivent constamment  innover pour séduire et fidéliser leur clientèle tout en maintenant un positionnement prix compétitif. Pour atteindre cet objectif, les professionnels doivent améliorer et valoriser leur savoir-faire tout en consentant à d’importants investissements pour se doter d’équipements professionnels performants (notamment des matériels d’amincissement ou d’UV). Enfin, la digitalisation des instituts de beauté s’impose comme une évidence, que ce soit pour booster la notoriété de l’enseigne, proposer de nouvelles prestations de services ou encore optimiser le chiffre d’affaires via la vente en ligne.


Autres actualités