Porté par une croissance annuelle moyenne d’environ 9,27 % sur la dernière décennie, le marché de la restauration rapide n’a de cesse de croître, surpassant la dynamique observée avant la pandémie. Une aubaine pour les 52 000 établissements œuvrant sur le secteur qui génèrent un chiffre d’affaires global estimé à plus de 31 milliards d’euros par le cabinet d’études Epsimas. Pour les entrepreneurs, la reprise d’un fonds de commerce de restauration rapide est une option souvent privilégiée pour concrétiser tout projet professionnel sur des bases solides. Si la dynamique entrepreneuriale reste forte avec 3 139 cessions de fonds de commerce comptabilisées en 2024 (étude annuelle Altares), la valeur moyenne d’un fonds de commerce de restauration rapide (environ 113 000 €) cache de sévères disparités. Spécialiste de la vente de fonds de commerce depuis 1973, Pic Inter vous guide pour choisir un commerce de restauration rapide à vendre parfaitement adapté à vos besoins et à votre situation.
Les points de contrôle essentiels du local et du bail commercial
A l’instar de tout commerce alimentaire de proximité, l'emplacement joue un rôle clé dans la valorisation d'un fonds de commerce. Au-delà de la simple observation du flux piétonnier, la qualité d’un local commercial s'apprécie en fonction de l’attractivité du quartier environnant, de la présence d’établissements ou de sites qui drainent naturellement du public ou encore des commodités (stationnement, accessibilité des lieux en transport public). Dans le domaine de la restauration, un bon emplacement est celui qui assure une complémentarité des flux : actifs au déjeuner, touristes et shoppers dans l’après-midi ou encore résidents en soirée. Un emplacement idéal combine au moins deux de ces flux. Un commerce de restauration rapide à vendre retient votre attention ? Une étude approfondie de l’environnement concurrentiel doit être menée pour identifier le profil, le nombre, la notoriété et la spécificité des établissements œuvrant sur le même secteur d’activité. Autant d'informations clés qui vous permettront d’appréhender le potentiel commercial du fonds de commerce à reprendre et d’ajuster votre proposition de valeur pour émerger rapidement sur votre zone de chalandise.
En dehors de sa localisation, la configuration technique du local est un point critique à surveiller. Sans un système d’extraction des fumées aux normes, vous ne pouvez faire aucune cuisson grasse ! Assurez-vous de la conformité de ces installations et qu’elle soit dûment autorisée par le règlement de copropriété. Par ailleurs, les locaux doivent répondre aux normes d’accessibilité (PMR) et de sécurité (ERP). Dans le cas où des travaux de remise sont à prévoir, le montant à engager pèsera au moment de la détermination du prix de vente du fonds de commerce. Un principe qui s’applique à l’ensemble des biens professionnels cédés avec le fonds.
Enfin, attardez-vous sur les spécificités du bail commercial, notamment les modalités d'indexation du loyer et la clause de destination qui autorise explicitement la restauration rapide, la vente à emporter et la livraison.
L’étude de la performance financière et des actifs immatériels
Une fois l’emplacement géographique validé, la réussite de l'opération se joue désormais dans la lecture critique des indicateurs de performance financière. En restauration rapide, la valorisation d’un fonds de commerce ne doit pas s’appuyer uniquement sur le chiffre d’affaires (CA). Si l’usage veut qu’un fonds se négocie entre 60 % et 75 % de son CA annuel HT, il convient de s’attarder sur l'Excédent Brut d'Exploitation (EBE) pour juger de la vitalité financière du point de vente. Un multiple de 6 à 7 fois l’EBE retraité est aujourd'hui la norme pour garantir une capacité de remboursement saine.
Deux indicateurs doivent particulièrement retenir votre attention lors de l'audit des charges :
Le coût des matières premières : dans un contexte inflationniste, ce ratio ne doit idéalement pas excéder 35 %. Une dérive sur ce poste révèle souvent une gestion des stocks défaillante ou une politique tarifaire inadaptée.
Les commissions de livraison : Si l'établissement est fortement dépendant des plateformes spécialisées, n'oubliez pas que leurs commissions amputent la marge de près de 30 % sur les ventes concernées.
Attention, le prix de cession n'inclut jamais les stocks ! Le jour de la reprise, un inventaire contradictoire est réalisé. Prévoyez une enveloppe de trésorerie immédiate, souvent comprise entre 5 000 et 15 000 €, pour racheter les denrées, boissons et emballages au cédant.
Enfin, la notoriété de l'établissement cédé, le profil de la clientèle fréquentant les lieux et la qualification du personnel en place sont autant de facteurs clés à prendre en compte pour apprécier la valeur d’un fonds de commerce de restauration rapide. Sur le plan réglementaire, la vigilance est de mise concernant les licences. Qu'il s'agisse de la Petite Licence Restauration ou d'un permis d'exploitation, tout transfert doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie au moins 15 jours avant la signature.
Vous cherchez à acheter un commerce ?
Inscrivez-vous gratuitement
à nos alertes e-mail