Les Français de plus en plus fans de végétal


Article publié le : 15/10/2018

Les habitudes alimentaires des Français ont évolué au cours des dernières années. Désormais, les végétaux et les produits qui en découlent prennent une place importante.

Des végétaux dans les assiettes

Une étude Ifop/Lesieur menée en 2017 pour le compte de l’Observatoire des cuisines populaires révèle une part croissante des végétaux dans  l’alimentation des Français. Pour ce faire, 1 001 personnes de plus de 15 ans ont été soumises à un questionnaire. D’après les résultats de l’étude, près de 41 % des personnes interrogées auraient augmenté leur consommation de végétaux depuis 2015. Ces travaux de recherche montrent également que les fruits et les légumes frais ont pris une part importante dans les assiettes devant les steaks, les légumes secs, le yaourt et le lait de soja. D’après les auteurs de l’étude, ces résultats démontrent que les produits végétaux sont devenus des objets de désir.

Différentes raisons

Les résultats de cette étude dévoilent que les préoccupations d’ordre sanitaire (82 %) sont les premières causes de ce changement de mode de   consommation en faveur des légumes et des fruits. Pour 52 % des amateurs de végétaux, ces aliments naturels constituent des sources de vitamines et  d’oligoéléments pour l’organisme. En revanche, 42 % des personnes ayant intégré plus de végétaux dans leur repas seraient motivés par l’envie de varier leur alimentation. Par ailleurs, la souffrance animale serait la deuxième motivation invoquée par 22 % des personnes pour justifier le changement de leurs habitudes alimentaires. Pourtant, les auteurs de l’étude soulignent que seuls 4 % des personnes interrogées étaient végétariens contre 3 % de végétaliens.

Des végétaux sans OGM dans les champs

Le changement des moeurs alimentaires aurait aussi des effets chez les agriculteurs. Désormais, ces derniers adoptent de nouveaux procédés pour  produire des fruits et légumes sans OGM. D’après Laurent Rosso, directeur de Terres Univia, la surface dédiée à la culture des lentilles a triplé depuis 2013, ce qui devrait permettre de réduire la part des importations à 60 % contre 80 % auparavant. Selon, Marie-Laure Empinet, du groupe Roquette, la   production française de protéines végétales destinées à l’alimentation humaine augmenterait de 7 % par an. Toutefois, près d’un million d’hectares supplémentaires devraient être cultivés pour ne plus dépendre des importations provenant de divers pays comme le Canada ou la Chine.


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