Le boom des magasins spécialisés à Paris


Article publié le : 09/04/2018

Selon une étude publiée en mars 2018 par l’atelier parisien d’urbanisme (Apur), le nombre de commerces parisiens s’est stabilisé entre 2014 et 2017. Sur cette période, l’association a dénombré 62 507 points de vente commerciaux, soit 25 établissements de plus qu’en 2014. Avec une moyenne de 28 commerces pour 1000 habitants (à comparer avec une densité de 13 à Nantes et de 17 à Lyon), Paris se distingue par la densité de son offre commerciale, mais aussi par la diversité de ses magasins. Si les effectifs sont stables (75 % des commerces avaient la même activité et la même enseigne en 2011), le tissu de commerces parisiens est en pleine mutation. Plus que jamais, les nouvelles tendances de consommation influent sur la composition du commerce parisien.

 

Les commerces qui cartonnent à Paris

Le badaud qui se promène dans les rues de Paris ne s’y trompe pas, les magasins spécialisés dans la distribution de produits bio fleurissent dans la capitale. Entre 2014 et 2017, 89 établissements spécialisés dans l’alimentation bio ont vu le jour à Paris, principalement dans le IIe arrondissement. Dans la même veine, les commerces alimentaires de niche tirent leur épingle du jeu. Que ce soient les pâtissiers, les chocolatiers, les fromagers, les cavistes, les torréfacteurs ou encore les négociants en produits régionaux, ces commerces séduisent une clientèle à fort pouvoir d’achat qui recherche des produits de qualité.

 

Le secteur des soins du corps affiche également une santé éclatante avec l’ouverture de 171 établissements depuis 2014. Sur ce segment, les ongleries, les salons de massage ou encore les instituts de beauté ont le vent en poupe, à l’inverse des bars à sourire ou des salons de bronzage qui s’essoufflent. A l’heure où les ménages attachent une importance grandissante au bien-être, le nombre de magasins de sport et des salles de sport est également en nette progression.

 

Avec 652 cafés et restaurants qui ont été créés entre 2014 et 2017, le secteur de la restauration compte à ce jour 14 530 établissements sur Paris. Cette progression des effectifs de 5 % s’explique par le succès de la restauration rapide qui a su se renouveler en surfant sur la mode du fast casual. De leur côté, les enseignes de la distribution alimentaire se livrent à une sévère concurrence pour capter de nouvelles parts de marché. En trois ans, 25 grandes surfaces (de 400 à 2500 m²) et près de 30 supérettes ont fait leur apparition dans les arrondissements parisiens. Une tendance qui ne devrait pas faiblir puisque Leclerc va s’implanter dans la Capitale d’ici à 2020.

 

Des secteurs d’activité en quête d’un second souffle

Si le vélo devient un mode de circulation de plus en plus prisé par les parisiens, la place de la voiture dans Paris est remise en question. Le faible taux de motorisation des ménages pousse les garages et les concessionnaires de voitures à déménager leur activité en dehors de Paris intra-muros. La crise de la presse papier couplée à la démocratisation des offres d’abonnement des journaux en ligne impactent durablement l’activité des kiosques à journaux et des maisons de presse. De leur côté, les effectifs des librairies tendent à se stabiliser après avoir subi une sévère diminution sur la période de 2011 à 2014. Enfin, les produits culturels, les équipements high tech, l’électroménager ou encore le prêt-à-porter subissent de plein fouet la concurrence du commerce en ligne.


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