Focus sur le marché de l’entretien automobile


Article publié le : 23/10/2017

En 2016, le marché automobile français a retrouvé de sa superbe après plusieurs années moroses. En effet, plus de deux millions d’immatriculations neuves ont été comptabilisées l’année dernière, une première depuis 2011. Si les ventes de véhicules neufs ont grimpé en 2016, la grande dynamique du marché automobile provient de celui de l’occasion. Plus de 5 617 791 immatriculations de véhicules de seconde main ont été enregistrées en 2016, soit une progression d’ 1 % par rapport à 2015. Au total, 94 % du parc automobile français est constitué de voitures d’occasion. Une aubaine pour les professionnels de l’entretien automobile qui se positionnent sur un marché dynamique. Estimé à 22 milliards d’euros, ce secteur aiguise l’appétit d’un grand nombre d’enseignes, à l’instar de Carrefour qui vient de lancer Monauto.fr, une plate- forme en ligne qui permet de mettre en relation des automobilistes avec plus de 1500 garagistes répartis sur l’ensemble du territoire.

 

Aujourd’hui, les véhicules sont utilisés de plus en plus longtemps par les automobilistes avant de terminer à la casse. L’âge moyen d’une voiture est passé de 5,8 ans à 8,9 ans entre 1990 et 2015 avec un kilométrage moyen qui a doublé sur cette même période. En parallèle, l’électronique et la multiplicité des connectiques présents dans les voitures neuves rendent de plus en plus indispensable le recours régulier à un professionnel de l’entretien automobile.

Autant de raisons qui motivent les entrepreneurs à monter une activité sur ce secteur porteur. En 2016, 5925 entreprises spécialisées dans l’entretien automobile ont été créées en France, principalement dans les plus importantes villes. Aujourd’hui, ce marché est nettement dominé par les entreprises de moins de 10 salariés qui génèrent plus de 70 % du chiffre d’affaires global du secteur. Le marché de l’entretien et de la réparation automobile se structure en deux canaux principaux : le canal constructeur (terme qui désigne les réparateurs membres d’un réseau de constructeur) et le canal indépendant (garagistes indépendants appartenant ou non à une franchise spécialisée). Selon une étude du cabinet TCG Conseil, le canal constructeur regroupe 45 % de parts de marché en volume contre 55 %; pour le canal indépendant.

Les franchises spécialisées se tournent vers les garagistes indépendants pour les inciter à rejoindre leur rang. Chaque année les enseignes leaders recrutent plusieurs dizaines de franchisés, que ce soit dans le cadre d’une reprise d’un atelier de réparation ou d’une création. Pour se démarquer de la concurrence et lutter contre l’érosion des dépenses moyennes des ménages pour leur automobile (8,7 % du budget moyen en 2015 contre 11 % en 1990), les franchises tendent à élargir leur offre de services tout en commercialisant des produits en marque de distributeur. L’apparition d’acteurs en ligne risquent de bouleverser un secteur en pleine mutation.


Autres actualités