Création d’entreprise : impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés ?


Le choix d’un régime d’imposition se fait en fonction du niveau de ses revenus professionnels. De ce choix dépendra la forme de société que vous souhaitez créer.

 

IS ou IR : lequel choisir ?

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’existe pas de type d’imposition parfait. Chaque type d’imposition présente des avantages et des inconvénients.

Impôt sur le revenu

L'impôt sur le revenu est plus simple que l'IS et un peu moins coûteux en frais administratifs et comptables ainsi qu’en formalités fiscales. Dans les SARL de famille par exemple, les associés sont dans la même situation que les entrepreneurs individuels : le bénéfice de la société est entièrement soumis à l'impôt sur le revenu, au nom des associés. Ces derniers paient donc l'impôt sur leur quote-part de bénéfices (chacun la moitié lorsqu'il y a deux associés, à 50-50, par exemple).

 

En revanche, ce type d’imposition présente un inconvénient majeur : dans l’hypothèse où le bénéfice dégagé est très élevé soit de manière exceptionnelle ou régulière, l’imposition est très importante (jusqu’à 40 %). De même, le bénéfice dégagé est pour son intégralité soumis aux cotisations sociales. Celles-ci représentent entre 35 et 45 % du bénéfice.

 

Impôt sur les sociétés

Avec un 1er  taux d'imposition de 15 %, pour les PME, le taux de l'IS est plus intéressant que celui de l'impôt sur le revenu dans ses tranches les plus élevées. Par ailleurs, sous le régime de l'IS, vous êtes seulement imposé sur votre rémunération (et éventuellement sur les dividendes versées), cette rémunération étant par ailleurs déductible des résultats de la société. Enfin, le salaire de votre conjoint, si ce dernier travaille dans l'entreprise, peut être déduit intégralement, alors que cette déduction est limitée dans les structures soumises à l'impôt sur le revenu.

 

Le principal inconvénient de ce type d’impôt est qu’il est irrévocable. Contrairement à l’IR, il vous est interdit de changer de type d’imposition en cours d’activité. D’autre part, si la société accuse des pertes, et que son dirigeant possède personnellement d’autres revenus imposables, les pertes ne peuvent pas s’imputer sur les autres revenus imposables.


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