Les objectifs des Assises de l’entrepreneuriat


1 - Diffuser l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes

C’est une condition de la croissance de demain, mais c’est aussi un impératif de cohésion sociale et d’intégration de la nouvelle génération dans un monde économique et social en constante mutation. Les jeunes, quel que soit leur diplôme, ont un rôle essentiel à jouer pour relever ce défi. Ils disposent de beaucoup d’atouts pour réussir la création d’entreprise : une plus grande familiarité avec les nouvelles technologies (« digital native »), une certaine habitude du travail collaboratif, une ouverture à l’international, la pratique des langues étrangères…

2 - Asseoir un cadre fiscal durable pour l’entrepreneur

Un cadre juridique et fiscal simplifié et stable pour les entreprises constitue un des critères d’attractivité du territoire, essentiel pour les investisseurs nationaux et étrangers.

3- Mobiliser tous les talents pour la création d’entreprise

Certaines catégories sociales sont sous-représentées parmi les créateurs d’entreprises. Ainsi, par exemple, 170 000 entreprises créées en 2011 l’ont été par des femmes, ce qui ne représente que 38 % des nouvelles entreprises (auto-entrepreneurs inclus). Les femmes sont encore moins nombreuses dans la création d’entreprises innovantes (8 %). Elles représentent un potentiel très important pour la création d’entreprises, qu’il s’agisse d’entreprises technologiques, innovantes, de services ou encore d’artisanat.

4 - Proposer de nouvelles sources de financement pour les entreprises

Dans le prolongement de la création de la Banque publique d’investissement (BPI) début 2013, l’enjeu du groupe de travail est de réfléchir aux moyens de mieux mobiliser les différentes formes de financement existantes et de favoriser l’émergence de nouvelles sources de financement pour les entrepreneurs aux différents stades de leur développement.

5 - Promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat « responsable »

L’objectif général est de favoriser le développement d’une diversité entrepreneuriale à travers la vulgarisation d’une diversité de modèles entrepreneuriaux et leur association possible.

6 - Stimuler toutes les formes d’innovation dans l’entreprise

L’innovation et en particulier non technologique est un enjeu majeur pour stimuler la croissance potentielle de notre économie et redresser sa compétitivité hors-prix. Or, 59 % des entreprises françaises de plus de 20 salariés déclarent ne pas avoir tenté d’innover au cours des dernières années. De plus, l’indicateur composite d’innovation de la Commission européenne, classant la France parmi les « suiveurs de l’innovation », montre sa faiblesse en matière de proportion d’entreprises innovantes et de proportion d’innovations dans la gamme des produits.

Afin d’y remédier, les Assises de l’entrepreneuriat auront pour objectifs de :

-      stimuler les différentes formes d’innovation au sein de l’entreprise, en particulier non technologique : innovation dans l’organisation et les process de l’entreprise, innovation dans les produits, etc. ;

-       mieux mobiliser et adapter la diversité des financements au service des diverses formes d’innovation dans tous les types d’entreprises ;

-       mieux diffuser l’esprit d’innovation et la mise en place de processus d’innovation au sein des entreprises, en accompagnant les entreprises primo-innovantes et en orientant les entreprises n’ayant jamais innové vers une démarche d’amélioration de leurs process, de leurs produits ou services, de leurs moyens de distribution ou de promotion.

7 - Offrir à l’entrepreneur un accompagnement global et sur mesure

En dépit de la diversité et de la richesse des dispositifs d’accompagnement des entrepreneurs, seules 15 à 20 % des 1,43 million d’entreprises nouvelles créées au cours des cinq dernières années ont bénéficié d’un tel soutien. Dès lors, le groupe de travail aura pour tâche de :

  • améliorer les dispositifs d’accueil et d’orientation
  • mieux valoriser le mentorat, le coaching, ainsi que les diverses formes d’accompagnement qui constituent un soutien décisif aux créateurs d’entreprises de croissance
  • améliorer la présentation des offres d’accompagnement aux créateurs d’entreprises
  • assurer une chaîne cohérente et continue de suivi du créateur d’entreprise en s’appuyant sur une meilleure synergie des acteurs de l’accompagnement, qu’ils soient privés ou publics.

8 - Réussir la projection précoce des PME à l’international

L’internationalisation des PME françaises constitue, avec l'innovation, l'une des clés de leur développement et du potentiel de croissance français. Les objectifs seront de :

  • mieux identifier les conditions de succès d’une projection précoce des PME à l'international
  • étudier les besoins de projection internationale des jeunes entreprises technologiques et les conditions de leur réussite.
  • proposer des mesures visant à attirer les talents et entrepreneurs étrangers pour qu’ils développent leurs projets en France : détection, sélection, accompagnement, délivrance de visas, accueil en France dans des structures adaptées, etc.
  • permettre une croissance rapide à l’international des entreprises dès leur naissance.

9 - Inventer l’entreprise du « futur »

Pour ce volet, les objectifs du groupe consisteront à réaliser plusieurs travaux :

  • faire un état des lieux des évolutions technologiques et sociétales prévisibles,
  • identifier les principales tendances émergentes des modes de production,
  • imaginer leurs applications dans tous les aspects de l’entreprise, mais aussi de la société,
  • envisager les mutations qu’elles peuvent engendrer.

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