La comptabilité de trésorerie


Qu’est-ce que la comptabilité de trésorerie ?

La comptabilité de trésorerie se traduit par l’enregistrement des opérations d’une entreprise suivant les flux financiers. Cela consiste à faire passer les ventes de l’entreprise dans la comptabilité lors de l’encaissement et les achats de l’entreprise lors du décaissement.

Pour les entreprises relevant des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux), les dettes et créances doivent être enregistrées en fin d’exercice pour obtenir les états financiers de l’entreprise (bilan, compte de résultat et annexe). Ces derniers permettent de connaître la situation financière et économique de l’entreprise.

Les utilisateurs de la comptabilité de trésorerie

La comptabilité de trésorerie peut être utilisée par les entreprises relevant des BIC dont les bénéfices ne dépassent pas un certain seuil (234 000 € de chiffre d’affaires pour les prestataires de services et 777 000 € pour les entreprises réalisant des ventes de marchandises) et par les entreprises relevant des BNC.

Les avantages de la comptabilité de trésorerie

La comptabilité de trésorerie présente de nombreux avantages :

  • Il y a moins de temps à consacrer dans la saisie des opérations dans la comptabilité (3 lignes comptables au lieu de 5)
  • L’établissement des rapprochements bancaires n’est pas nécessaire
  • Le classement des documents est plus facile à réaliser (les factures sont classées derrière le relevé bancaire constatant le décaissement ou encaissement).

Les inconvénients de la comptabilité de trésorerie

Bien que la comptabilité de trésorerie offre de nombreux avantages, des inconvénients peuvent aussi être constatés :

  • Nécessité d’établir un tableau de suivi des factures non réglées aux fournisseurs ou non payées par les clients. En effet, les factures restantes à régler ou à se faire payer ne sont pas mises en évidence dans la comptabilité de trésorerie.
  • Les opérations (achats et ventes) déclarées auprès de l’administration fiscale lorsque l’entreprise est soumise à la TVA doivent être suivies sur un tableau puisqu’elles ne sont pas mises en exergue dans la comptabilité.
  • L’ajustement en fin d’exercice nécessite du temps et de l’organisation (pour les BIC) puisque toutes les opérations non localisées sur les relevés bancaires doivent être répertoriées et enregistrées dans la comptabilité.

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