Une méthodologie radicale pour les sociétés européennes


Le processus de création d’idées, la gestion des projets R&D, les plans-produits ainsi que les étapes de leur développement (« stage and gate ») sont normalisés par les entreprises. Cela permet de prévoir à l’avance la réaction du marché face au lancement d’un nouveau produit. Dans la plupart des cas, ces mécanismes évoluent difficilement et freinent les résultats d’innovation. Il existe évidemment une méthodologie qui nous vient directement de Californie : le « design thinking ». Toutefois, elle semble plus adaptée à l’environnement californien qu’à celui de l’Europe.

Pour pallier à ce manque évident de moyens adaptés au microcosme européen, le « radical innovation design » (RID) a été mis en place. Cette pratique se distingue par ses outils de conception adaptés à chaque étape de l’innovation et par son apport permanent de preuves (preuve de concept, de valeur et d’innovation). Le RID propose aussi une nouvelle méthode de travail en projet multidisciplinaire.

Pour son lancement, 5 entreprises (Legrand, Sanofi-Aventis, Doro, Assystel et Vivago) ont accepté d’appliquer le RID pour la création de produits et services à destination des seniors. Une 1ère application de RID a été faite afin de structurer et de gérer le Sol’iage (SOLutions Innovantes pour l’Autonomie et la GErontechnologie). Il s‘agit d’un ensemble d’institutions œuvrant dans un même but. Une 2nde application a été faite à l’EADS Innovation Works afin de réduire le processus de « stage and gate ». Des évolutions considérables ont été observées au sein de l’avionneur et le RID devrait être appliqué sur le projet du remplaçant de l’A320.

Le but du RID est de permettre une production d’innovation davantage structurée afin d’obtenir l’industrialisation de ladite innovation. Cette méthodologie répond parfaitement aux enjeux, points durs et espérances de créations de valeur.



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