Les étapes complémentaires pour lancer l’entreprise


Suite à l’identification des besoins et des demandes du marché de votre projet, il est fondamental de dresser les prévisions financières. Cet élément permet d'apporter des éclaircissements pour établir le budget prévisionnel. Cette étape consiste à traduire, en termes financiers, tous les éléments que vous avez réunis au cours des étapes précédentes, et à vérifier la viabilité de votre entreprise en projetant ces éléments sur une période pertinente et suffisamment lisible (3 ans).

Ensuite, il est primordial de réunir les capitaux nécessaires au financement des besoins durables identifiés dans les étapes précédentes. Le financement correct d'un projet est une des conditions de pérennité de votre entreprise. Vous devrez identifier les frais fiscaux et administratifs (honoraires de conseil juridique et fiscal, brevet, frais de constitution de l’entreprise…) et les investissements en nature (dépôts et cautionnements à verser à titre de loyers, garanties, achat ou construction d'un local, frais d'installation, acquisition de machines, de matériels, de véhicule, d'un ordinateur, pas-de-porte ou droit au bail). Le financement d’un projet intègre aussi le volet du besoin en fonds de roulement (BFR). Brièvement, il s'agit de la somme à utiliser en permanence pour l’exploitation en général, correspondant à l’achat et la détention du stock nécessaire au fonctionnement normal de votre entreprise. Une sous-estimation du BFR entraîne obligatoirement des problèmes de trésorerie à court terme.

Dans la constitution d’une entreprise, on distingue deux types de financement : l’autofinancement ou les capitaux propres (apports personnels et des associés, complétés par les primes ou subventions d'investissement éventuelles), et les emprunts à moyen ou long terme auprès d’institutions de crédits.

Une fois ces paramètres traités vient le choix de la forme juridique de votre projet d’entreprise.

  • L’entreprise individuelle offre une grande liberté d’action. La notion d’abus de biens sociaux n’existe pas pour ce type d’entreprise, mais vos patrimoines professionnel et personnel sont confondus.
  • La société crée une personne morale, distincte de vous juridiquement. L’entreprise dispose alors de son patrimoine propre.

Les formalités de création, qu’il s’agisse d’une entreprise individuelle ou d’une société, ont été considérablement simplifiées grâce à la mise en place de centres de formalités des entreprises (CFE) et des « guichets uniques », auprès desquels sont déposées les demandes d'immatriculation, de modification ou de cessation d'activité des entreprises. La demande d’immatriculation peut se faire, depuis le 1er janvier 2010, sur le site www.guichet-entreprises.fr.Les documents nécessaires à l’ouverture, la création et l’exploitation d’une entreprise sont :

  • l’immatriculation
  • le code d'activité APE ou activité principale exercée délivrée par l'Insee
  • le numéro unique d'identification (Siren)

Le lancement de l’entreprise se traduit par un certain nombre de démarches permettant de démarrer votre activité dans les meilleures conditions : aménagement du local, contact avec les assureurs pour limiter les risques, préparation des documents commerciaux et comptables.

Enfin, le moment viendra de démarrer votre activité. Les premiers mois sont cruciaux : vous devrez vous familiariser avec le monde de l’entreprise et mettre en œuvre les moyens et procédures de contrôle de l'efficacité commerciale et administrative de l'entreprise. Votre objectif est désormais clair : il faut vendre. Quelques notions de gestion permettent de limiter les frais fixes, en ayant une parfaite connaissance des prix de revient, des postes clients et fournisseurs, de la valeur des stocks et des autres investissements. Il faut de même veiller à la conformité de sa politique commerciale (prévisions et objectifs).


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