Les avantages et les inconvénients d’entreprendre seul ou à plusieurs


L’entrepreneuriat peut en effet se présenter sous deux formes différentes. La première prend l’aspect d’une simple contribution sur le plan financier tandis que la deuxième constitue une association du management et entraîne la répartition du capital.

Les sociétés de capital-risque représentent souvent le premier type de partenariat. Assurant seulement une contribution minoritaire au capital, les associés n’interviennent pas au niveau du management car ils ne désirent pas s’investir de façon pérenne au sein de l’entreprise. Recherchant un retour sur investissement rapide, ce modèle est également habituel dans « les opérations dites à effet levier » car il permet de viser des sociétés de grande taille. Dans ce cas, une bonne sélection des partenaires et la présentation d’un solide dossier sont indispensables pour convaincre les investisseurs. Le fait d’entreprendre seul dispose de ses propres avantages comme : l’absence de conflit de gestion, la simplification des formalités, la rapidité de mise en œuvre et la possession des pleins pouvoirs de décision. Ce type d’entrepreneuriat possède aussi ses inconvénients, notamment la hausse du volume de travail, la limite au niveau de la capacité de développement, la restriction de la cible de l’entreprise en raison de l’insuffisance des capitaux, etc.

Concernant la deuxième forme de partenariat, l’association a pour objectif de partager les fonctions de management et de financer l’entreprise. Il s’avère toutefois indispensable dès le début de l’association d’établir un pacte des actionnaires afin d’assurer les pouvoirs de décision et la stabilité du capital. Ce type d’association a pour avantages l’existence d’une « communauté d’intérêt pour le développement d’une entreprise », la mise en commun des compétences et des carnets d’adresse de chacun, la répartition des fonctions, la présence de réflexion et de décision collégiale sur les axes stratégiques, etc. Ce type de partenariat a aussi ses inconvénients comme : l’obligation de motiver tous les actionnaires pour un projet, la possibilité d’ingérence des capital-risqueurs au niveau du fonctionnement de l’entreprise, les divergences de point de vue pouvant entraîner des risques de conflits de gestion, etc.


Autres actualités