Guillaume Limare et Jérôme Calot ou la parfaite association.


Lors d'une conférence sur le thème « Entreprendre à plusieurs : faites les bons choix », ces deux jeunes fondateurs d’Inoveum.com racontent leur brillant parcours et livrent leurs impressions.

Ils commencent par affirmer que la thématique du salon n’est pas une affaire à prendre à la légère : entreprendre à plusieurs peut s’avérer être une réussite en équipe pour certains, mais également un signe de déroute pour d’autres. Ces deux jeunes entrepreneurs ont eu l’occasion de consulter d’autres entrepreneurs, entre autres un journaliste et un coach en management.

Pour reprendre le terme de Jérôme Calot, « S’associer, c’est un peu se marier, parfois même, lors de périodes critiques du projet, un entrepreneur voit plus son associé que sa propre campagne », souligne-t-il ironiquement. Brièvement, si le courant passe entre deux entrepreneurs, ceci se traduit dans 85 % des cas par un premier succès d’entreprise, car les prises de décision et de risque sont partagées.

« Favoriser la réussite d’un projet par la complémentarité des compétences » tels sont les propos de l’un de ces deux jeunes entrepreneurs. L’association, c’est aussi pouvoir disposer des réseaux de l’autre, partager les risques tout en démultipliant la performance de travail. Cependant, la bonne entente n’est jamais acquise : il faut qu’elle s’installe ou que chaque partie apprenne à composer avec l’autre. Une bonne association obéit à quelques paramètres comme le profil des entrepreneurs, leur mode de travail, leurs capacités à critiquer et à se faire critiquer de manière constructive.

Ainsi, toutes les questions de poids doivent être posées dès le départ comme le partage des parts, les implications de chacun aux différents stades, les résolutions de conflit, les objectifs et ambitions premières, ou encore l’intérêt majeur de chacun entre l’argent, l’expérience et l’égo. Il faut aussi peser le pour et le contre des structures juridiques qui conviennent pour tous.

Qui serait alors l’associé exemplaire ? Sans doute en s’associant avec un ami, un proche, on minimise les risques de conflit, car généralement on accepte l’autre quand on peut également lui pardonner. Néanmoins, la question du partage des risques reste sur le tapis, puisqu’en s’associant avec un proche ou son conjoint, le revenu devient commun.

À deux, il est plus facile que le courant passe, mais l’intervention d’une tierce personne en qualité « d’arbitre » (des idées ou de conflits) permet d’avancer encore plus vite dans l’entreprise. De plus, la transparence obligatoire est une condition pour mener à terme ce projet à plusieurs : la participation à différents degrés et le « retour sur investissement ». Bref, l’honnêteté, la loyauté, mais aussi l’esprit de créativité sont les pierres angulaires d’une entreprise à deux ou plus. Enfin, il faut savoir que les meilleures associations sont celles qui relèvent de la spontanéité et de l’intuition, car comme dirait Jérôme Calot, « la présence d’un associé (…) c’est un exhausteur de goût qui donne de la saveur à la création d’entreprise ! ».


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