Universités et entreprises : innover ensemble


Les entreprises passent progressivement à l’innovation ouverte (« open innovation »). Cette méthode considère que l’innovation s’effectue par le mélange de personnalités et d’idées différentes. Les chercheurs « académiques » et les chercheurs « industriels » sont ainsi mis les uns à côté des autres pour favoriser l’innovation. Leurs différences rendent ces deux entités complémentaires, mais le problème repose sur leur collaboration.

  • Comment y parvenir ?

En créant de nouveaux moyens de partenariat : projets collaboratifs, chaires de moyens, chaires de recrutement, laboratoires mixtes ou localisés sur un campus, instituts Carnot ou instituts de recherche technologique et sociétés d'accélération du transfert de technologie (SATT).

- les chaires de moyens permettent aux chercheurs de travailler avec des experts académiques, sans les recruter ;

- les laboratoires mixtes ou localisés sur un campus permettent aux chercheurs industriels et académiques de collaborer. En effet, un centre de recherche installé au cœur d’un campus permet un « dépaysement » et une liberté créatrice.

- les SATT et les instituts Carnot encouragent les chercheurs académiques à coopérer avec les entreprises. Les instituts Carnot unissent la recherche appliquée et la recherche fondamentale. Les SATT fournissent des ressources et des expertises aux chercheurs. Cela leur permet de breveter leurs créations et de les valoriser sous forme de contrats de licence ou de création de start-up.

Pour identifier le dispositif parfait, le facteur à prendre en compte est la prise de risque. L’entreprise s’engage sur le long terme sans attendre de résultat tandis que l’université partage ses projets et les modifie en fonction des besoins du marché. Ces méthodes de coopération ont permis la création de plusieurs chaires drainant d’importantes sommes dans leurs activités.

  • Comment permettre aux PME d’accéder à ce dispositif ?

Il existe des formats accessibles aux entreprises :

- les laboratoires académiques ont été créés pour eux ;

- le but des SATT est de transférer la propriété intellectuelle vers les PME ou les start-up ;

- les instituts Carnot fournissent un abondement en cas de contrat avec une PME.

Lorsque l’innovation passe à l’étape du brevet, les logiques propriétaires reprennent leurs droits. Ainsi, même dans le mécénat, les entreprises attendent un retour sur investissement. Malgré cette logique particulière, le but de l’« open innovation » est avant tout de permettre à deux mondes différents de collaborer sur un même projet.


 


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