Statistiques Oséo : une situation économique défavorable pour les PME


Comme chaque année, l’organisme de financement Oséo publie les statistiques relatives à l’évolution des petites et moyennes entreprises (PME), et des entreprises de taille intermédiaire (ETI). Cette publication concerne les 131 000 PME (environ 25 salariés, entreprises engagées dans le secteur du commerce et de la construction) et 4600 ETI (en moyenne 630 personnes employées, entreprises majoritairement industrielles). D’une manière générale, les statistiques publiées par l’Oséo reflètent une situation économique défavorable, notamment pour les PME : la création d’entreprises affiche une réduction de 12 % par rapport à l’année précédente.

Les petites entreprises ont du mal à augmenter leur effectif salarié : seulement 0,5% de progression de l’emploi salarié. Si l’analyse des statistiques reflète le renforcement des fonds propres des PME, l’Oséo indique pour sa part que ce renforcement semble lié à la baisse des investissements, plutôt qu’à une hausse de profitabilité.

Malgré une observation globale défavorable, les statistiques de l’Oséo affichent cependant une touche d’optimisme : la constante progression des investissements en innovation et en R&D. Le secteur de la recherche et développement, représentant 2,24 % du PIB en 2010, place certainement la France parmi les pays européens les plus performants en matière d’entreprises. Malgré la faible présence des PME dans le secteur R&D, celles-ci s’engagent progressivement dans une démarche d’innovation. Par ailleurs, les statistiques de l’Oséo démontrent que seules les entreprises innovantes et exportatrices affichent leur optimisme, qu’elles soient PME ou ETI. Il s’agit probablement du fait que les activités autour des exportations et de l’innovation permettent de compenser les lacunes générées par la crise économique actuelle.

En somme, les statistiques de l’Oséo sont axées principalement sur l’évolution économique des entreprises. Le ralentissement de l’activité observé depuis 2011 a conduit les PME à réduire leurs effectifs et leur budget d’activités. Aucun secteur n’est épargné par ce ralentissement, et plus l’entreprise est grande, plus ses difficultés de trésorerie sont visibles.


 


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