Réussir sans diplôme


Marie-Sophie Ramspacher publie le 25 février 2013 un article sur le fait de réussir sans diplôme dans le domaine de l’entreprenariat. Il y est dit que la France n’est pas un pays favorable pour un autodidacte qui veut atteindre le sommet car seuls 3 % des chefs d’entreprises ont réussi sans diplôme. Quelques chaînes de distribution embauchent toutefois sans prendre en compte si la personne recrutée possède ou non des diplômes.

Selon le directeur général de Heidrick&Struggles France, Alain Deniau, les pays méritocratiques comme les Etats-Unis et le Canada constituent les seuls lieux où les autodidactes peuvent exceller et réussir. C’est seulement à leur retour en France que ces jeunes managers dotés de bonne volonté commencent à intéresser les entreprises, surtout vu la pénurie de dirigeants et de nouveaux talents. En France, la formation sur le tas requiert une énergie hors du commun pour les personnes ne désirant pas ou ne disposant pas des moyens nécessaires pour s’expatrier. En effet, la plupart des grandes entreprises privilégient les personnes ayant des diplômes au lieu d’une autre sans CV, même pour un poste de vendeur. Pour parvenir à un poste au niveau de la direction générale d’une entreprise française, la création de sa propre entreprise demeure la meilleure solution.

Des exceptions existent toutefois au niveau de quelques secteurs de la distribution car on y embauche sans CV du fait de la pénurie de volontaires pour la gestion de leurs entreprises. Tel est par exemple le cas de Bricoman qui mise sur la promotion et la formation de ses aspirants directeurs de magasin en situation au lieu de recruter de nouvelles têtes pour la gestion de leurs magasins. GiFi, spécialisé dans la distribution de produits à petit prix pour la maison opte également pour cette solution de promotion en interne et c’est ainsi que des directeurs de magasin sont ainsi devenus directeurs régionaux. Thierry Boukhari, directeur des ressources humaines du groupe, parle en ces termes sur les employés de l’entreprise : « Outre leur motivation, ceux que nous détectons disposent de compétences qui ne s'apprennent pas, comme le sens du client et de la loyauté ».


Autres actualités