Reprendre une entreprise : les clés pour réussir


Reprendre une entreprise, tout en disposant d'un capital à investir, permet d'économiser une longue période de montée en puissance, d'obtenir un revenu plus rapidement et de réduire les incertitudes. Cependant, la réussite d'un tel projet repose sur un véritable travail de réflexion et de préparation longtemps à l'avance.

Un holding correspond en fait au besoin de plusieurs associés de mettre des ressources en commun dans le but d'atteindre un objectif économique à travers une activité. Qu'elle soit sous forme de SA, de SARL, de SAS ou de société civile ayant opté pour le régime de l'impôt sur les sociétés, elle a vocation à prendre des participations dans d'autres sociétés.

Le repreneur n'achète pas directement les titres de la société cible mais il la fait racheter par une autre entreprise (un holding) spécialement créée dans l'objectif de la reprise.

Dans la création de l'holding, le repreneur apporte ses propres capitaux, le plus souvent issus de prêts d'honneur. Ensuite, il associe d'autres acteurs à son projet et le holding peut alors contracter un emprunt auprès d'une banque. Les dividendes versés à la société holding permettront de rembourser l'emprunt contracté auprès de l'établissement bancaire.

Dans la pratique, le repreneur apporte usuellement 25 à 30 % de la valeur de la société rachetée pour constituer le holding. Ainsi, il suffit d'un apport de 250 000 à 300 000 euros pour acquérir une entreprise d'une valeur de 1 million d'euros.

Le rachat d'une société par le biais d'un holding permet de réaliser des économies d'impôts substantielles en plus de l'effet de levier financier. A condition d'opter pour le régime fiscal des « sociétés mères et filiales », les dividendes remontant de l'entreprise au holding ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux.

La réussite de ce montage financier dépend de la faculté de la société rachetée à distribuer suffisamment de dividendes pour garantir le remboursement de l'emprunt contracté par le holding. C'est pourquoi l'élaboration d'un « business plan » réaliste est capitale pour mesurer la viabilité de l'opération.


 


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