Les solutions pour faire face à une crise


Le courage est l’une des qualités que doit avoir un entrepreneur, toutefois, il y a des situations qui peuvent l’affecter : rupture de contrat, perte de stocks, etc. Face à des imprévus de ce genre, l’entrepreneur peut soit attendre que les problèmes passent, soit réagir et prendre des décisions.

  • L’avis des entrepreneurs

Pour faire face à une situation de crise, les entrepreneurs suggèrent de :

- anticiper la crise. Il ne faut pas attendre que le problème se produise pour réagir. En tant que dirigeant, il est important de prévoir les risques dès la création de l’entreprise. Cela permet de prendre les bonnes décisions en cas de problèmes ;

- ne pas se précipiter. Qu’il s’agisse d’un problème banal ou d’un degré important, il est recommandé de prendre les décisions en étant posé. Vous aurez ainsi le temps d’analyser la cause de la difficulté et saurez réagir en conséquence ;

- agir rapidement. Après avoir suivi le précédent conseil, agissez promptement pour éviter que le problème n’empire ;

- être transparent. Ne cachez pas les problèmes de l’entreprise à vos associés. Ceux-ci seront certainement au courant de la situation de l’entreprise plus vite que vous ne le pensez ;

- positiver. Quel que soit le problème, vous arriverez certainement à le résoudre et à rebondir.

  • L’avis des professionnels

- ne pas chercher à tout contrôler. « J’ai vite appris que rechercher la parfaite maîtrise de la situation à travers une minutieuse préparation, paradoxalement, représente le meilleur moyen de ne pas être adapté à l’aventure ! Lors de mon expédition sur l’Himalaya, j’ai observé que ceux qui abordent l’aventure avec du matériel à la pointe, qui sont très sérieux, attentifs à ce qu’ils vont manger… sont les moins adaptés pour gérer les situations difficiles. Avant de me lancer dans une nouvelle aventure, je me pose beaucoup de questions, j’étudie la faisabilité de l’expédition, les risques que je cours…. Mais une fois que je me suis lancé, je ne me pose plus de questions. Et je gère les situations de crise, comme lorsque mon bateau s’est retourné lors de ma récente traversée de l’Atlantique aller-retour à la rame, en ne me posant pas plus de questions. Par contre, j’envisage toujours l’échec comme possible. Si l’échec n’est pas considéré comme possible, on se met dans une forte pression et on ne peut pas prendre les bonnes décisions. » Charles Hedrich – sportif aventurier.

- installer des outils afin d’être plus réactif en cas de difficultés. « Dans la ville dont je suis maire, nous avons vécu des situations de crise, comme lorsqu’un incendie s’est déclaré dans un immeuble d’habitation à cause d’une explosion de gaz. Pour faire face efficacement à ces crises qui peuvent survenir, nous avons mis en place un plan de sauvegarde des habitants. Par exemple, toutes les écoles de la ville disposent d’équipements de premiers secours pour accueillir les habitants impactés par la crise. Mais faire face à ce type de situations de crise « physique » n’est pas si complexe, car au final tout peut être réglé assez rapidement. Ce qui est plus difficile à gérer ce sont les cas de crises civiques, comme les rumeurs infondées qui se propagent à grande vitesse et se traduisent par un mal être des habitants. Dans ce cas-là, il est plus difficile de savoir comment réagir. Il faut soit contre-communiquer, avec le risque d’alimenter encore davantage la rumeur, soit laisser la rumeur s’éteindre toute seule. » Philippe Laurent – maire de la ville de Sceaux.

- prévoir et s’adapter. « Même si nous maîtrisons les manœuvres, nous gardons toujours une dose de stress à chaque intervention. Dans des situations d’urgence, comme les feux d’appartement, il faut réagir très vite. Tous les sapeurs-pompiers sont formés, tout au long de leur activité, pour apprendre les manœuvres à appliquer et à adapter selon le type de situation. Grâce à cela, les décisions que nous devons prendre sont cadrées par des automatismes. Néanmoins, on ne peut pas tout apprendre en formation, et chaque situation est différente. Ne serait-ce que sur un même type d’intervention, il peut y avoir 20 différences d’une opération à l’autre. Pour cela, avant de commencer à agir, nous démarrons l’intervention par une phase de reconnaissance durant laquelle notre objectif principal est de savoir s’il y a des victimes déjà impactées ou qui risquent de l’être dans les minutes à venir. En fonction de ce paramètre, nous adaptons les mesures. » Christophe Petit – sapeur-pompier professionnel.


 


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