Les propositions BGE


Le gouvernement français recherche des mesures incitatives pour favoriser la création et l'essor des PME afin de faire de la France un pays plus accueillant pour les entrepreneurs. Les Assises de l'entreprenariat, lancées le 14 janvier dernier, ont pour objectif de fournir toute une série de propositions pour redonner aux entreprises leur dynamisme. À plus long terme, cela leur permettra de devenir des PME puis des ETI (entreprises de taille intermédiaire). Les groupes de travail, au nombre de neuf et composés d’entrepreneurs, d’organisations syndicales et patronales, d’experts de l’entrepreneuriat et de grandes écoles, ont axé leurs réflexions sur les thèmes suivants :

- Diffuser l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes,

- Asseoir un cadre fiscal durable pour l’entrepreneur,

- Mobiliser tous les talents pour la création d’entreprise,

- Proposer de nouvelles sources de financement pour les entreprises,

- Promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat « responsable »,

- Stimuler toutes les formes d’innovation dans l’entreprise,

- Offrir à l’entrepreneur un accompagnement « global » et sur mesure,

- Réussir la projection précoce des PME à l’international,

- Inventer l’entreprise du « futur ».

Outre les 600 contributions écrites déposées sur le site internet des Assises (www.assises-entrepreneuriat.gouv.fr), la ministre a priorisé 55 pistes de propositions à examiner de manière détaillée lors de la troisième séance du comité de pilotage le 21 mars 2013. Ce travail de tri permettra au gouvernement de présenter son programme d’action en avril prochain lors de la journée de restitution des travaux. Les mesures qu’il aura retenues serviront à doubler le nombre de créations d’entreprises de croissance d’ici à 5 ans et feront de la France un pays plus accueillant pour les entrepreneurs.

Les neuf groupes de travail mis en place dans le cadre des Assises de l'entrepreneuriat ont chacun pour mission de réfléchir sur une thématique dédiée. Ensuite, ils proposeront des mesures concrètes comme créer le bilan de compétences entrepreneuriales visant à favoriser l'esprit d'entrepreneuriat en France.

Le parcours professionnel des salariés peut comprendre des changements d’entreprises, de métiers ou encore de statuts (passage de salarié à chef d’entreprise). Malgré les risques qui y sont liés, ces évolutions peuvent leur permettre de disposer de ressources et de compétences pour créer des entreprises. L’établissement de ce type de bilan particulier permet de valider au préalable les capacités et les compétences entrepreneuriales de ces personnes au regard de leur projet de création d’entreprise. Pour doubler le nombre de création d'entreprises de croissance sur le territoire français, il faut développer l’esprit d’entreprise chez les salariés, et notamment chez les jeunes, en :

- détectant les meilleurs potentiels,

- validant les potentiels avant d’investir plus fortement dans des parcours de formations,

- donnant une culture sur les postures entrepreneuriales,

- sécurisant les parcours professionnels,

- mobilisant autour de la création d’entreprise.

Pour atteindre ces objectifs, l’article L. 900-2 du Code du Travail a été modifié pour créer à partir du bilan de compétences, le bilan de compétences entrepreneuriales. Ensuite, la personne concernée a la possibilité de mobiliser le bilan de compétences entrepreneuriales sans en informer son employeur, ce qui n’est pas le cas du bilan de compétences classique. Enfin, il a le droit d’utiliser des fonds existants (fonds de la formation professionnelle).

Toute cette démarche vise à faire émerger des entrepreneurs dans une population à potentiel (les salariés) et à une meilleure utilisation des fonds de formation. De ce fait, avant d’entamer une formation métier (souvent longue) dans la perspective de créer son activité, la personne aura validé ses capacités et son désir d’entreprendre.


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