Les méthodes d’évaluation de l’impact social d’une entreprise


L’évaluation d’une société classique axée vers le profit constitue un exercice pratique car l’évaluateur a seulement pour tâche d’analyser le résultat net, le chiffre d’affaires, les dividendes, etc. En revanche, l’évaluation d’une entreprise sociale s’avère plus complexe car à partir de cette activité, il est demandé d’engendrer de la croissance tout en gérant un problème de société. Sur ce point, le directeur d’Ashoka France Belgique Suisse, Arnaud Mourot, souligne qu’une entreprise sociale doit être compétitive aussi bien sur le plan social que sur le plan économique.

Pour l’étude sur la rentabilité de 10 projets d’entrepreneurs sociaux, le cabinet McKinsey s’appuie sur les coûts et bénéfices pour divulguer des résultats. Il y est souligné que la collectivité peut économiser environ 8 000 euros par salariés, équivalent à un retour sur investissement de 60 %, grâce à la différence entre les bénéfices et les subventions versées.

De nos jours, il existe différentes mesures d’impact telle la grille Iris ou Social Return On Investment (SROI), développée par la fondation Rockefeller aux Etats-Unis. Il y a également CDI Ratings, récemment lancé par le Comptoir de l’innovation. De par les différences de méthodologies adoptées lors d’une évaluation pour chaque entité, les résultats obtenus après une évaluation ne sont pas identiques. De ce fait, il est nécessaire d’établir des normes internationales en matière d’évaluation de l’impact social d’une entreprise.

L’évaluation correcte d’une entreprise sociale permet de connaître les bons projets à soutenir et de décider d’investir ou non. A partir des données acquises lors d’une analyse, il s’avère possible d’octroyer à une entreprise les moyens de continuer sa mission. A ce niveau, Nicolas Hazard, président du Comptoir de l’innovation, prend à titre d’exemple le cas d’une entreprise d’insertion d’anciens détenus. Pour cela, il avance qu’en regardant le nombre de prisonniers ayant acquis un poste en CDI après 2 ans d’insertion, son organisme préfère financer l’entreprise ayant atteint le taux de 75 % que celle à 20 %.


 


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