Les faiblesses des PME éclatent au grand jour


La crise frappe de plus en plus d’entreprises françaises. Les pertes d’emplois ou la baisse d’activité touchent l’économie et plus de 60 000 entreprises devraient déposer le bilan cette année. Avec l’augmentation du coût financier et social, plus de 200 000 emplois ont été perdus l’an dernier.

Les faiblesses des entreprises de taille intermédiaire provoquent l’accroissement des coûts. Cela a provoqué la perte de plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Il semble que ce soit encore le cas en ce début d’année.

  • Des fragilités structurelles

Gad SAS, les abattoirs de porcs, vont déposer le bilan. Cela prouve que les PME et les petites entreprises ont un taux de réussite plus élevé que les entreprises intermédiaires. On remarque aussi que de plus en plus d’entreprises importantes perdent leur efficacité. La crise a mis en évidence leur fragilité.

En France, les entreprises intermédiaires sont comparables à de « grandes » PME. Leur chiffre d’affaires est de 200 millions d’euros. En Allemagne, les sociétés ayant la même envergure réalisent un chiffre d’affaires 4 fois plus élevé. Cela s’explique en partie par le fait que ces entreprises sont pour la plupart orientées sur le marché français (près de 75 %). Les autres exportent vers l’Italie et l’Espagne qui sont des pays subissant de plein fouet la crise et qui rencontrent de grosses difficultés financières.

Les entreprises intermédiaires françaises sont fragiles. Les groupes internationaux avec lesquels elles travaillent ne les traitent pas comme ils le devraient. Elles subissent aussi les retards en matière de délai de paiement et sont faiblement profitables du fait qu’elles créent des produits de moyenne gamme. Enfin, leur capacité d’investissement est limitée du fait qu’elles recourent peu souvent aux marchés financiers.


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