Les banques préfèrent les reprises d'entreprises


Pour décrocher un prêt, un apport minimal est indispensable, alors quel est le montant d'apport personnel demandé aux repreneurs par les banques ?

En règle générale, l'acquéreur doit pouvoir apporter 30 % du montant total de l'acquisition. Avec la crise actuelle, les banques tendent à exiger plutôt 40 % mais ce taux varie selon le secteur, le projet, le profil, etc. Ainsi, les prêts professionnels accordés aux créateurs peuvent s’étendre sur une durée de deux à sept ans. L'octroi de prêts dépend aussi de la qualité du dossier et de la rentabilité de l'entreprise cible. Si le service de la dette est couvert par une bonne rentabilité, le repreneur aura moins de problèmes pour obtenir un financement.

Les banques préfèrent-elles les dossiers de reprise aux dossiers de création ?

A priori, oui, parce que dans les dossiers de reprise, la banque dispose déjà d'éléments financiers et comptables antérieurs. Cela lui permet d'anticiper les perspectives de l'entreprise. Pour convaincre son banquier, la clé, c’est de lui fournir un dossier de présentation professionnel, incluant les données d'études de marché et le business plan.

Y a-t-il des clauses de financement auquel le repreneur doit faire attention ? 

Oui. La clause de subordination permet de privilégier le remboursement d'un prêteur par rapport à un autre. La clause de limitation d'endettement peut contraindre les investissements futurs. Il faut aussi faire attention à l'obligation de respecter certains ratios financiers comme les dettes et les fonds propres, et aux restrictions en matière de distribution de dividendes qui peuvent remettre en cause un montage type LBO. Cela permettra d’estimer votre capacité d’endettement et de ne pas construire un business plan déconnecté de la réalité.


 


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