Les aides aux entreprises sont critiquées du fait de leur complexité apparente


Un rapport de la Cour des comptes met en évidence la nécessité d’une réforme dans la politique des aides aux entreprises. En effet, 3 milliards d’euros sont alloués par les pouvoirs publics pour soutenir les entreprises. Cette somme est partagée entre les exonérations d’impôts, les prêts, les garanties et les subventions.

Au fil des années, il est apparu que plusieurs entités (l’État, la Caisse des dépôts, le Pôle Emploi, les collectivités locales, etc.) interviennent dans l’obtention de ces aides. Les entrepreneurs ne savent désormais plus à qui s’adresser, du coup 50 % des créations annuelles d’entreprises se font sans aides publiques. De la même manière, le système d’accompagnement aux entreprises ne profite qu’à 1 société sur 3. Cette dernière mesure assure pourtant la longévité d’une entreprise.

En France, seules 66 % des entreprises créées en 2006 existaient toujours 3 ans après et seule la moitié étaient en activité après 5 ans. 2 raisons permettent d’expliquer cette faiblesse : la taille (moins de 6 % des entreprises françaises emploient au moins un salarié tandis que ce chiffre atteint 22 % en Allemagne) et les moyens financiers (mois de 50 % des sociétés françaises bénéficient d’un crédit bancaire alors que 60 % des entreprises allemandes en profitent). Cela représente une perte incommensurable car le taux de création d’entreprise en France est en constante croissance.

  • Argent gaspillé

Pour davantage d’efficacité, la Cour des comptes préconise diverses mesures. Celles-ci recommandent entre autres de ne pas trop axer les moyens existants sur les sans-emplois, de mettre en place un amoindrissement des charges fiscales et sociales au cours de la première année d’existence et de repérer les entreprises à fort potentiel de croissance pour les aider à se développer. Le dispositif serait géré par un responsable interministériel tandis que les préfets assureront un rôle de coordination.


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