Le mentorat, pour mieux accompagner les jeunes entreprises


Selon le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, les jeunes entreprises « sont les volontaires de la croissance ».

Pour les encourager, des mesures d’accompagnement pour les jeunes dirigeants ont été mises en place. Le mentorat est une sorte de coaching entrepreneurial qui permet de relativiser les choses, d’avoir une vision plus large et objective, tout en donnant à ces jeunes dirigeants de petite et moyenne entreprise la possibilité de comprendre rapidement les étapes incontournables de la croissance et ses facteurs. Tel un véritable cours académique, le mentorat permet de mettre en étroite relation le mentor et le mentoré. Ce mécanisme d’accompagnement d’origine québécoise consiste tout simplement en l’encadrement de chefs d'entreprise de jeunes PME-PMI en forte croissance par des chefs d'entreprise plus chevronnés. L'État français a pris la décision d’appliquer le mentorat à l'ensemble du territoire par la signature d'une charte nationale (cf. jeudi 24 janvier à Bercy avec l'association IME France).

En chiffres, la pérennité des jeunes entreprises accompagnées est supérieure de 14 % selon le constat de la ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique, Fleur Pellerin. De plus, les entreprises mentorées ont accru de 30 % leur chiffre d'affaires, avec un taux d’embauche de plus 35 %. Cet encadrement sur terrain permet d’offrir à tous une opportunité partagée de développement et un référentiel pour les mentorés : « mettre l'expérience de la croissance au service de la croissance »  résume Dominique Restino, président de l'IME France.

De par cette expérience synergique de la croissance, les apprentis sont unanimes sur la valeur du mentorat : ce mécanisme permet d’éliminer les conflits d'intérêts tout en gardant systématiquement en tête la bienveillance pour tous. La liberté de parole et le partage commun confèrent davantage de responsabilités aux dirigeants.

L’adoption du mentorat par le gouvernement vise à augmenter la croissance. En étant plus à l’écoute des entrepreneurs, il espère contrecarrer en amont les pièges à venir de la récession, sur l’exemple de la crise des « pigeons » (rejet de la taxation des plus-values par le Sénat français).


 


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