Le financement des entreprises au moyen des dons sur internet


La France devient un territoire favorable au « crowdfunding » ou financement collaboratif. Permettant à l’origine de mettre en place des projets humanitaires et artistiques, le concept de financement participatif s’est diversifié au fil des années. A ses débuts, le pionnier de ce concept, My Major Company, finance 56 artistes,dont le chanteur Grégoire. Désormais, les sites œuvrant dans le domaine du crowdfunding sont devenus des sites généralistes et tout type de projets innovants et créatifs y sont reçus.

Actuellement, une trentaine de sites spécialisés comptant quelques 60 000 membres et permettant à tout individu de soutenir un projet moyennant des dons sur internet prospèrent en France. Durant l’année 2011, ces sites ont reçu plus de 10 millions d’euros et depuis leur mise en place en 2010, quelques 2,5 millions d’euros sont récoltés pour plus de 1 250 projets.

Vincent Ricordeau, président-fondateur de KissKissBankBank, plateforme de financement participatif destinée aux projets innovants et créatifs, avance toutefois que ce montant s’oppose à la baisse des dons relevée auprès des associations caritatives. Il fait remarquer qu’avec la situation de crise, les donateurs optent pour des projets « plus proches de chez eux » car cela leur permet de suivre l’avancement de ces projets.

Sorti sur les écrans à la fin de l’année 2011, « Some Girls », premier court-métrage d’Ananda Safo, figure par exemple parmi les projets ayant attiré les « KissBankers ». 54 contributeurs, ayant apporté au total des dons à hauteur de 4 100 euros, permettent à la réalisatrice de mettre en œuvre son projet. En guise de remerciement, les donateurs figurent dans le générique et disposent du droit d’être figurant lors du tournage. Le fait d’avoir fait naître un projet ou de « lancer une carrière » constitue toutefois la première récompense des contributeurs.


 


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