La dégradation des industries françaises


Début 2012, 139 fermetures, avec environ 8 600 postes menacés, ont été avancées par l’Observatoire des investissements Trendeo pour le magazine Le Monde, soit 36 % de plus par rapport au taux annoncé pour l’année 2011. David Cousquer de Trendeo avance également qu’avec le ralentissement mondial et la crise de l’euro commençant en 2011 ayant entraîné le durcissement du crédit bancaire et la stagnation du pouvoir d’achat des ménages, les entreprises ne peuvent que faire face au problème de suppression d’emplois.

Le sondage effectué auprès des propriétaires des PME démontre la dégradation de leur moral. L’enquête effectuée sur la trésorerie des entreprises publiée le 18 juin 2012 par le centre d’observation économique Rexecode avance en effet que la trésorerie de ces entreprises s’est vue abaissée alors que les délais de paiement s’allongent. Selon le baromètre KPMG-CGPME, les chefs d’entreprise deviennent pessimistes quant à l’avenir des activités au niveau des industries françaises. Les inquiétudes de ces patrons d’entreprise sont surtout dues à la baisse de chiffre d’affaires, à la hausse des prix des fournisseurs et à la rareté des crédits. Par ailleurs, le directeur général de Rexocode avance que « la France est l'un des pays où les marges ont reculé le plus sensiblement » car en l’espace de 10 ans, le taux de marge bénéficiaire a reculé de 4 points alors que ce même taux a progressé de 10 points dans d’autres pays comme l’Allemagne. La hausse de l’euro ainsi que l’alourdissement des coûts de travail font que les marges bénéficiaires des entreprises françaises sont les plus faibles en Europe. Même les industries espagnoles gagnent plus.


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