L’éco-conception, une démarche à la portée de tous


Avantages de l’éco-conception :

Visant à créer un produit ayant le moins d’impact possible sur l’environnement, l’éco-conception peut constituer une alternative importante dans un environnement où les prix des matières premières et de l’énergie ne cessent de fluctuer. Son principe est simple : en plus de préserver l’environnement, c’est un bon moyen pour l’entreprise de faire des économies à long terme.

Malheureusement, cette démarche volontaire reste, à ce jour, marginale malgré la promotion de l’écolabel européen et de la marque NF Environnement. Au 1er janvier 2012, 358 entreprises françaises ont été certifiées par l’écolabel européen et 142 par la marque NF Environnement.

Pour éco-concevoir, le porteur de projet est invité à se poser les questions suivantes :

Quelle est la quantité d’énergie nécessaire pour extraire les matières premières, pour distribuer le produit fini et pour l’utiliser ? Que devient le produit en fin de vie ?

Parfois, des actions très simples suffisent pour répondre efficacement au principe de l’éco-conception. Par exemple, la consommation de cartons plus petits se répercute sur la quantité de matières premières utilisées. De même, les fonctions d’achat et de transport des marchandises peuvent être rentablement optimisées.

Comment y arriver ?

Rien de mieux que de se faire accompagner. Entourez-vous de professionnels pour un diagnostic ou pour être accompagné dans votre démarche volontaire. Pour cela, un soutien financier est proposé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Grâce à cet organisme de soutien, l’éco-conception est à la portée de tous d’un point de vue financier.

Deux exemples de produits éco-conçus :

  • le Gobi : une bouteille sans Bisphénol A, lavable, inodore, réutilisable et personnalisable.
  • l’abribus Cirrus : un éclairage solaire pour les abris de bus, fabriqué à partir de matériaux recyclables.

Valoriser les déchets organiques :

La graisse animale peut être une alternative à l’essence, au pétrole ou au gasoil. La société S3D (Solution pour les Déchets et le Développement Durable), précurseur de la transformation de la graisse animale en énergie, a prouvé cette possibilité en concevant un procédé baptisé Valorfat. Conçu essentiellement pour les industries qui produisent des déchets gras d’origine animale, Valorfat agit par transformation des eaux et graisses provenant de la cuisson des andouilles, en biocarburant. Le biocarburant est ensuite utilisé pour alimenter des locaux en électricité.

Ce procédé est arrivé à point nommé pour plusieurs artisans producteurs d’andouille. Grâce à cette solution, ces derniers peuvent utiliser les déchets issus de la fabrication d’andouille comme source d’énergie pour leur usine. Par ailleurs, en ajoutant de l’eau et de l’éthanol à la graisse, on peut avoir un biocarburant pouvant alimenter un moteur, destiné à produire de l’électricité et de la chaleur sur un site entier. Cette méthode intéresse un industriel espagnol qui souhaite l’exploiter à grande échelle.

En mai 2012, pour le challenge Educ’eco, l’entreprise S3D s’est équipée d’une voiture pourvue d’un moteur diesel, alimenté par un biocarburant à base de graisse de confit de canard. Ayant voulu aller plus loin dans la démarche éco-responsable, l’entreprise a choisi un fournisseur qui se situait à moins de 40 km du circuit.

Despièces d’ordinateurs réutilisables

La société APR2 a vu le jour après la publication d’une directive européenne qui rend obligatoires la collecte et l’élimination des déchets d’équipement électrique et électronique. Les créateurs d’APR2 ont vu en cette opportunité le moyen d’exploiter les pièces d’ordinateurs non utilisables. Chaque jour, les salariés de l’entreprise (80 % sont des personnes handicapées) s’activent à désosser entre 900 et 1 500 ordinateurs de bureau. Les ferreux sont ensuite envoyés dans une fonderie qui se situe à 200 mètres de l’entrepôt, pour être recyclés.


Autres actualités