Entreprises de taille intermédiaire : les défaillances explosent


Baisse d’activités, suppression d’emplois, baisse du chiffre d’affaires… Autant de signes alarmants que subissent actuellement les entreprises françaises. D’après l’analyse effectuée par l’assureur-crédit Coface, 60641 entreprises ont cessé leur activité en 2012, tandis que le coût financier et social ne cesse d’augmenter. Plus de 200 000 emplois (soit 8% de la population active) ont été définitivement supprimés en 2012 à cause de la hausse constante des coûts de fonctionnement. En raison de la cessation de leurs activités, les entreprises défaillantes ont laissé une facture d’une valeur de 4,4 milliards d’euros à leurs fournisseurs. Plus de 62000 entreprises sont susceptibles de cesser leur activité cette année, tandis que le coût financier et social continue d’augmenter.

Les entreprises intermédiaires françaises réalisent en moyenne un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros, contre 900 millions d’euros pour les entreprises allemandes. Les trois-quarts de ces ETI françaises exportent et vendent leurs produits dans des pays connaissant de grandes difficultés économiques, notamment en Italie et en Espagne. D’après Jean-Marc Pillu, directeur général de l’assureur-crédit Coface, l'augmentation des coûts s'explique par l'explosion des défaillances d'entreprise de taille intermédiaire. A cet effet, quelques dizaines d’entreprises dont l’effectif se situe entre 250 et 5000 salariés ont été sévèrement touchées, entraînant la disparition de plus de 26000 emplois.

Par ailleurs, les entreprises de taille intermédiaire françaises affichent un faible taux de profitabilité et de rentabilité par rapport aux PME, en raison de leurs produits souvent de moyenne gamme. Leur capacité d’investissement limitée ne leur permet pas de faire appel à des marchés financiers de grande envergure. En outre, la fragilité structurelle des entreprises de taille intermédiaire constitue un facteur majeur de leurs difficultés financières. A cet effet, leur taux d’échec de cette année dépasse largement celui des petites et moyennes entreprises qui sont traditionnellement les plus touchées par la crise.


 


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