Elles sont de plus en plus attirées par la création d’entreprise


La création ou la reprise d’activité attire de plus en plus les femmes. Selon un sondage effectué fin janvier, 18 % de femmes envisageraient en effet de créer ou étaient en train de monter leur propre entreprise (contre 23 % d’hommes). Il semble que la proportion de femmes à la tête de sociétés tend à augmenter car actuellement, plus du quart des dirigeants sont des femmes.

Par rapport à leurs homologues masculins, les femmes ont certaines qualités qui font la différence. Elles cherchent à donner du sens à leur projet, à participer à l’utilité sociale et à aider à l’épanouissement de leurs collaborateurs en plus de se fixer les classiques objectifs économiques.

Selon Isabelle Deprez, professeur à l’école de management ESCP de Paris, le dialogue et l’écoute sont les qualités que les femmes mettent davantage en avant. Cela favorise les idées nouvelles, l’innovation et la participation.

Malgré le fait que le sexe féminin s’intéresse à l’entrepreneuriat, peu d’entre elles osent franchir le pas. Des moyens d’aide ont cependant été mis en place pour les aider dans cette voie. Le FGIF (Fonds de garantie à l’initiative des femmes) en est le meilleur exemple. Cet outil a été créé en 1989 et est une garantie de prêt bancaire de 2 à 7 ans. Il peut couvrir jusqu’à 70 % d’un emprunt.

Des associations ont aussi été mises en place pour aider les femmes. La FCE (Femmes chefs d’entreprises) autorise ses membres à créer un réseau et à y effectuer des affaires mais leur permet aussi de ne pas rester seules. Le CIDF (Centre d’information et de documentation des femmes et des familles) leur propose des entretiens personnalisés avec des spécialistes de la création d’entreprise.

Une étude récente a montré que les entreprises créées par des femmes sont plus petites que les entreprises classiques. Ces entreprises démarrent avec un petit capital (8 000 euros) mais 66 % d’entre elles existent toujours après trois ans d’activité.


 


Autres actualités