Des aides à long terme pour le développement des sociétés innovantes


Si les dirigeants politiques projettent d’aider de manière pérenne les PME qui emploient entre 250 et 5000 salariés, Oséo sort le résultat de son étude quant aux progrès réalisés par les jeunes entreprises innovantes en France.

Entre 1998 et 2007, des enquêtes ont été menées auprès de 5500 entreprises innovantes par les experts de l’établissement public financier. Durant cette période, les pouvoirs publics ont en effet pris des mesures qui visent leur développement notamment :

  • le concours national,
  • la loi sur l’innovation et la recherche,
  • la création du statut de la jeune entreprise innovante,
  • l’amélioration des conditions régissant le crédit impôt-recherche. 

Des charges sociales pesantes

Les entreprises innovantes sont généralement créées par des docteurs en science ou des ingénieurs d’où le fait qu’elles affrontent, mieux que d’autres sociétés, les problèmes auxquels les entreprises en pleine expansion font face généralement. Si 85 % des sociétés innovantes continuent à fonctionner cinq ans après leur création, seuls 52 % des autres types d’entreprises y parviennent.

Selon Laurence Tassone, responsable d'études à Oséo, les sociétés jugées « innovantes » ne connaissent pas le même succès. Les 41 % qui ont investi moins de 60 000 euros ne sont pas connues à l’échelle internationale et subissent des charges sociales lourdes, sans parler des démarches administratives compliquées. En raison d’un manque de financement, la plupart sont contraintes de changer de stratégie.

Un développement en flèche

Près de 38 % des sociétés innovantes ont connu un développement en flèche. Ces entreprises ont investi jusqu’à 600000 euros dans le cadre de leurs activités. Elles sont parvenues à se créer une réputation internationale en développant des partenariats. Selon Laure Reinhart, directrice générale déléguée d'Oséo, une dizaine de ces sociétés ont réussi à dépasser 250 salariés.


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