2013 : les investissements pourraient de nouveau être réduits


L’indicateur prévisionnel du volume d’investissement pour l’ensemble des PME a perdu 4 points en une année. Il devrait davantage diminuer en 2013 à cause du report, de la diminution de la taille ou de l’abandon de certains projets.

  • Insuffisance de la demande et faiblesse de la rentabilité : les principaux freins à l’investissement

Parmi les obstacles à l’investissement évoqués par les PME, l’insuffisance de la demande et la faiblesse de la rentabilité sont les plus cités (68 % et 53 %). Depuis 2011, ces 2 critères reviennent le plus souvent et restent en tête des difficultés à l’investissement.

Après l’insuffisance de la demande et la faiblesse de la rentabilité, suivent ensuite l’intensité de la concurrence (45 %) et le manque de fonds propres (42 %).

Le coût du crédit et l’endettement de l’entreprise sont aussi considérés comme des obstacles à l’investissement. En revanche, ils restent faiblement cités (22 % et 25 %).

L’accès au crédit à l’investissement est difficile pour 1 PME sur 10

À la fin de l’année 2011, 10 % des PME interrogées affirmaient qu’elles rencontraient des difficultés auprès des établissements financiers pour financer leurs investissements. En 2012, cette proportion est passée à 11 %. L’évolution est donc minime et elle concerne principalement les secteurs du tourisme, des travaux publics, du commerce de gros et du bâtiment.

La difficulté à accéder au crédit à l’investissement ne dépend ni de la taille salariale, ni des performances à l’exportation et encore moins de la capacité à innover de l’entreprise. Dans une étude effectuée auprès des PME, diverses raisons sont mises en avant pour expliquer leur difficulté à obtenir un crédit à l’investissement. Les causes les plus souvent évoquées pour expliquer ce problème sont :

- instabilité financière de l’entreprise (63 %) ;

- secteur d’activité considéré comme risqué (35 %) ;

- secteur d’activité méconnu par les banques (19 %);

- nature essentiellement immatérielle des projets (18 %).

L’instabilité ou la fragilité financière de l’entreprise est le premier frein au financement des investissements des PME. Peu de banques sont prêtes à courir le risque de financer une entreprise ayant des difficultés sur le plan financier. Les autres causes évoquées mettent en évidence la prudence des établissements financiers dans la mise en place des crédits d’investissements.

Les entreprises innovantes restent optimistes pour 2013

Services aux entreprises : les entreprises innovantes affrontent mieux la crise que les autres

L’évolution du chiffre d’affaires des PME des services aux entreprises est estimée à -0,3 % en 2012 contre +4,8 % en 2011. Cette diminution concerne aussi bien les entreprises innovantes que les non-innovantes, toutefois, les innovantes présentent toujours une croissance de leur CA (+2 % contre +7,8 % en 2011).

En 2013, les prévisions annoncent davantage d’écart entre l’indicateur avancé de l’activité des innovantes et des non-innovantes (+18 % contre -15 %). Du côté des effectifs, la croissance est palpable chez les entreprises innovantes (indicateur courant de l’emploi à +17 %) et elles prévoient déjà d’embaucher. En revanche, la création de nouveaux emplois est faible chez les entreprises non-innovantes (+2 %) et certaines pensent même à diminuer leurs effectifs.

Du côté de la trésorerie, près de 36 % des PME des services aux entreprises ont connu des difficultés durant le dernier semestre 2012. Le durcissement des trésoreries est presque égal chez les innovantes et les non-innovantes (38 % contre 35 %).

L’indicateur de la rentabilité courante chez les innovantes est à -9 tandis qu’il est à -11 chez les autres.          Ces dernières présentent toutefois un indicateur avancé de la rentabilité à -19 du fait de leur crainte d’éventuels problèmes, ce qui n’est pas le cas des entreprises innovantes.

  • Les services aux particuliers perçoivent une détérioration de leur situation financière
  • La progression du chiffre d’affaires, en 2012, des entreprises du secteur est évaluée à +0,8 % contre 2,3 % en 2011. Les PME des services aux particuliers prévoient cependant une dégradation de leur activité et envisagent de maintenir leurs effectifs.

    Les difficultés de trésorerie affectent aussi les PME de services aux particuliers : 42 % d’entre elles les citent contre 35 % en 2011. La rentabilité a diminué en 2012 et les dirigeants prévoient une baisse des résultats en 2013. L’indicateur avancé de ces entreprises est à -13.


     


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