Revue PIC-INTER - n°314
- Janvier - Février 2009
EDITO >>Faut-il attendre la relance ?
Le Président de la République vient d’annoncer un
plan de relance de 26 milliards d’euros. Dans
le panel de mesures axées sur l’aide à l’investissement,
la seule disposition susceptible de concerner
directement les commerçants est la baisse des
charges à l’embauche pour les entreprises
de moins de 10 salariés – encore faut-il avoir
l’opportunité d’embaucher dans cette période
délicate, mais ceux qui lancent un commerce y
trouveront leur compte. Quant à la prime de
deux cent euros attribuées aux ménages les
plus modestes elle ne devrait pas avoir un impact
significatif sur la consommation. Ce plan est donc
assez différent de celui mis en oeuvre par nos voisins
anglais qui ont choisi la baisse de la TVA de 17,5%
à 15%, et des voix s’élèvent pour regretter que la
relance par la consommation n’est pas été retenue.
Seuls les concessionnaires automobiles
tirent leur épingle du jeu avec la prime à la
casse de 1 000 euros qui pourrait, au moins provisoirement,
booster la vente de véhicules neufs.
La baisse des taux directeurs – la plus forte de
l’histoire de la Banque Centrale Européenne –
devrait, à terme, diminuer le coût du crédit, du
moins en principe. Mais, sur ce terrain, en dépit
des annonces répétées des pouvoirs publics, les
emprunteurs potentiels n’ont guère constaté
d’amélioration jusqu’à présent.
On ne peut exclure, et il faut l’espérer, que
ces différentes dispositions aient un effet indirect
sur la consommation. Mais les commerçants et
futurs commerçants auraient tort d’attendre que
tout vienne des pouvoirs publics. Le commerce,
s’il connaît un certain tassement dans quelques
secteurs, ne s’est pas effondré et il reste en bonne
santé. Il convient toutefois de se montrer encore
plus sélectif, encore plus rigoureux avant de
lancer ou de reprendre une affaire. C’est
pourquoi nous avons essayé, dans ce numéro, de
proposer à nos lecteurs quelques pistes pour
trouver les bons créneaux.Nous avons aussi tenu
à donner la parole à un banquier, Jean-Christophe
Sozza du Groupe Banques Populaires, que nous
remercions d’avoir accepté de répondre à nos
questions, alors que plusieurs de ses confrères
ont décliné l’offre. «Toute crise a ses gagnants et ses
perdants», nous dit-il. Le propos peut sembler
cynique, mais il est réaliste. Le commerce n’est
pas une science exacte, il n’existe pas davantage
de recette miracle pour faire partie des gagnants
que de martingale pour rafler la mise au casino.
Néanmoins, un magasin bien géré, sur un créneau
bien choisi, reste tout de même beaucoup plus sûr
que la roulette ou la Bourse ! Les commerçants
les plus avisés n’attendent donc pas la relance
pour investir et préparer
l’avenir. Certains trouveront
peut-être dans les colonnes et
les annonces de PIC International
l’opportunité qui convient
à leurs moyens et leurs
aspirations.
par Marcel Neyraud >> Fondateur
INVESTIR - FAIRE DES AFFAIRES
EN NOUVELLE-CALÉDONIE
Jouissant d’un statut particulier depuis les accords de
Nouméa de 1998, la Nouvelle-Calédonie accueille de plus en
plus de Métropolitains. Cette île dont l’économie est en forte
croissance offre de belles opportunités aux entrepreneurs. La mer est transparente, le soleil
brille toute l’année, les pick-ups
double cabine et les Porsche
Cayenne roulent le long des
plages. Mieux encore : La croissance
est de 4%, le chômage n’est pas exponentiel
(6 000 demandeurs d’emploi),
les impôts sont doux, les démarches
administratives sont simples… Lire l'article
|
|
SECTEUR - LA RESTAURATION
pas chère et de qualité
TIENT LE COUP
Interdiction de fumer, crise financière, baisse du pouvoir
d’achat, TVA : les sujets qui fâchent se multiplient dans la
restauration. Pourtant certains professionnels du secteur
maintiennent le cap contre vents et marées.Les concepts de restauration se
succèdent et ne se ressemblent
pas. Avant les années 1980
c’était le règne de la restauration
plaisir avec la petite auberge de campagne
ou le restaurant gastronomique.Le
client prenait son temps, ne calculait
pas, ni les prix ni les calories.
Vente de restaurants
|
|
CONCEPT - ETHNICIA
UN CONCEPT AUX MULTIPLES VISAGES
Apporter la beauté et le bien-être à une mosaïque de
femmes et d’hommes, tout en respectant les différences
d’une société cosmopolite, telle est la révolution que lance
Hapsatou Sy.Les femmes ne lui résistent
pas. Les hommes non
plus, d’ailleurs. Peut-être
parce qu’elle est un peu
les deux à la fois. Masculine
dans ses combats, dans sa
capacité de résistance aux
épreuves. Féminine par sa
sensibilité, son irrésistible
don pour ses choix de
vie, sa gestuelle. Derrière
une apparente maîtrise
surgissent sa spontanéité,
sa joie d’avoir réussi
des challenges.
Vendre un institut de beauté
|
 |
CONSEIL - CREDITS COMMENT GÉRER LA CRISE ?
En pleine tourmente financière et
boursière, trouver un financement
pour les commerçants relève du parcours
du combattant. Mais, contrairement
aux dernières rumeurs, il y a des
solutions et les banques ne claquent
pas systématiquement la porte
aux demandeurs de prêts. Des
solutions existent.
Les petites entreprises sont les
premières à devoir faire face à
d'importantes difficultés de
trésorerie alors que depuis
plusieurs mois les banques durcissent
leurs conditions d’obtention de prêts.
Certaines agences bancaires ferment
même les vannes par crainte de voir le
nombre d'impayés augmenter,car souvent -
et encore plus aujourd’hui - elles
associent le crédit au danger.
Vente de commerce de services
|
 |
|
PORTRAIT - PASCAL HUMBLOT L’HOMME SANDWICH
Avec l’arrivée de Pascal Humblot en 2001, Pomme de
Pain a pris un nouveau départ . La plus ancienne chaîne de
restauration rapide, qui vient de franchir le cap des 100
points de vente, entend devenir numéro 1 du sandwich en
Ile-de-France.
Chaque jour,en France,pas moins
de deux millions de sandwiches
sont écoulés… comme des
petits pains. De quoi mettre en
appétit les chaînes de restauration rapide,
nombreuses à avoir réclamé leur part
du gâteau ces deux dernières décennies.
Peu, toutefois, ont réussi à s’imposer sur
ce croustillant créneau.
Vente de restaurants
|
 |
MARCHE - LES CRÉNEAUX DE CRISE
Le commerce ne va certainement pas s’effondrer brutalement,
mais certains secteurs vont probablement souffrir à des degrés
divers. Surtout, la concurrence va devenir plus rude car le
consommateur sera encore plus exigeant, plus attentif au prix.
Mais la crise va aussi entraîner des déplacements de clientèle. Elle
peut donc aussi fournir des opportunités aux commerçants avisés.
À en croire les études réalisées par les
instituts de sondage, de la moitié au trois quarts des français devraient
modifier leur façon de consommer
dans les mois à venir, une bonne partie
l’ont déjà fait en partie...
Vente de restaurants
|
 |