Vendre un commerce,commerces à vendre, vente commerce.
Pic inter, vente et achat de fonds de commerces

Pic-Inter, le leader de la vente de commerce depuis plus de 39 ans. Acheter ou vendre un commerce ? Faites confiance au numéro 1 de la vente de commerce !

Commerces en vente Acheter un commerce Vendre un commerce
EN SAVOIR PLUS
Aide à la vente d'un commerce Aide à l'achat d'un commerce Pic Academy Compagnie1818 Créez votre e-commerce avec Oxatis EXPERTS COMPTABLES
guide pour reprendre un commerce Acheter ce livre à 19,00 EUR

Plus de 120 pages pratiques pour reprendre un commerce.

CONSEIL

CREDITS COMMENT GÉRER LA CRISE ?

Revue PIC-INTER - n°314 - Janvier - Févriere 2009

En pleine tourmente financière et boursière, trouver un financement pour les commerçants relève du parcours du combattant. Mais, contrairement aux dernières rumeurs, il y a des solutions et les banques ne claquent pas systématiquement la porte aux demandeurs de prêts. Des solutions existent.

Les petites entreprises sont les premières à devoir faire face à d'importantes difficultés de trésorerie alors que depuis plusieurs mois les banques durcissent leurs conditions d’obtention de prêts. Certaines agences bancaires ferment même les vannes par crainte de voir le nombre d'impayés augmenter,car souvent - et encore plus aujourd’hui - elles associent le crédit au danger. Autres données récurrentes en période de crise : les banques d’affaires continuent à entretenir des liens privilégiés avec le monde de la grande entreprise alors que les banques de dépôt délaissent les TPE pour qui le durcissement du crédit est pourtant bien plus marqué. Résultats : des commerçants ne peuvent plus honorer leurs factures dans les temps. Les ennuis en cascade se profilent à l'horizon. Rien d’étonnant donc à ce que beaucoup de patrons de TPE soient inquiets.

Pourtant, Nicolas Sarkozy a invité le médiateur du crédit, René Ricol, à «aller à la télévision et devant les médias pour dénoncer les exemples de restriction inacceptables de crédit dans chaque département et de la part de chaque établissement. On comparera alors qui fait son travail et qui ne le fait pas», a-t-il ajouté.

LES BANQUES PLUS FRILEUSES

Toutefois, a tenu à prévenir le Président, «Nous ne pourrons pas éviter qu'il y ait des licenciements liés aux difficultés économiques consécutives à la crise financière. A l'égard des grandes entreprises, votre rôle est néanmoins d'en limiter le nombre au maximum…» Or, les décisions des établissements financiers de restreindre les crédits ont de plus en plus pour conséquences de ralentir, voire d’immobiliser le développement de bon nombre d'entreprises et de commerces. Mais les pratiques bancaires devraient faire l'objet d'un contrôle, sur le terrain, par les préfets et les directions départementales de la Banque de France. Fait exceptionnel depuis la fin de l'encadrement du crédit en 1987, les banques vont produire des relevés mensuels de leur encours de crédits. A suivre dans les mois à venir. «Les banques sont plus frileuses sur les prêts immobiliers et on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de dossiers refusés, mais pas plus que d’habitude. Contrairement à ce qu’on dit il y a une vraie volonté d’aider les professionnels », affirme Raoul Grandhomme,PDG d’Access Crédits Pro, réseau national de courtage en prêts professionnels. «Sur les créations et rachats il n’y a pas trop de problèmes car il y a de l’argent et il existe une véritable volonté de prêter. Mais les banques ne prêtent pas n’importe quoi à n’importe qui. On n’est plus dans l’euphorie alors elles sont plus prudentes». Un constat qui est loin d’être partagé lorsqu’il s’agit des crédits de trésorerie. «En effet, là il faut montrer pattes blanches car c’est souvent un commerçant en difficulté qui demande un crédit de trésorerie. Mais on a vu des commerçants demander 40 000 euros et une fois la somme obtenue ils ont acquis une nouvelle voiture. J’ai l’exemple récent d’un patron de TPE qui a acheté un 4/4. Par contre si l’entreprise est saine et sérieuse, les banques prêtent et c’est rassurant».

Bonne nouvelle en effet si les banques gardent la capacité et la volonté d’accompagner les petites entreprises.«La preuve, certaines banques qui n’étaient pas sur le marché professionnel, s’y mettent et d’autres encore créent des cellules spécialisées dans le crédit aux professionnels», souligne Raoul Grandhomme. Même écho au Crédit Lyonnais d’Auray dans le Morbihan : «Nous consentons des crédits aux petites entreprises car notre intérêt n’est pas de voir l’économie locale se détériorer», précise le Directeur de l’agence régionale. Des propos entérinés par Olivier Robert, responsable des offres de financement entreprises au sein du département marché des entreprises et des institutionnels à la Banque Populaire :«Les critères restent les mêmes. Il n’y a pas de durcissement particulier. Le mauvais dossier reste mauvais et il passe plus difficilement, comme auparavant. Le bon dossier reste le bon dossier.D’ailleurs nos encours évoluent favorablement puisqu’il n’y a pas de notre part de restriction de principe ni de frilosité exacerbée».

DES DOSSIERS BIEN FICELÉS

«Les crédits sont accordés de manière plus sélective qu’avant la crise», disent pourtant de nombreux commerçants. Aujourd’hui il faut non seulement beaucoup plus d’arguments pour convaincre son banquier mais les garanties exigées augmentent alors que les montants accordés ainsi que leur durée sont souvent revus à la baisse. Exemples : afin d’obtenir un prêt, le dirigeant d’une PME du Val-de-Marne a été obligé de contracter à titre personnel une assurance-vie en désignant sa banque comme bénéficiaire en cas de décès. Un commerçant de Seine Saint-Denis a été contraint, pour débloquer un crédit, de renoncer à la garantie qui permet aux entrepreneurs de déclarer leur résidence principale insaisissable. Force est de constater : les banquiers ont durci leurs exigences.

«Les bons dossiers sont toujours acceptés», disent pourtant les banquiers. Encore faut-il qu’ils soient bien ficelés ! «Nous sommes une passerelle reliant les TPE aux banques. Pour aider un commerçant à vendre son dossier, notre approche est simple : nous le faisons parler. Il faut certes jouer la transparence mais il y a des bêtises qu’il ne faut surtout pas dire à une banque. Nous l’aidons à rechercher ses points forts et ses points faibles», explique Raoul Grandhomme. «Très souvent il faut remanier le dossier en forme bancaire car le commerçant suit souvent les conseils d’un expert comptable alors que ce n’est pas forcément ce qu’attend la banque». Pour convaincre une banque de prêter, il est indispensable de lui fournir un maximum de preuves de solvabilité, et plus le banquier reçoit d’informations sur le projet et ses perspectives, plus le commerçant aura de chance d’être financé. Or, souvent des dossiers qui tiennent la route commercialement présente un mauvais montage financier. Et en période de crise, ça ne passe pas. «Nous sommes en contact avec des cellules spécialisées mises en place dans les banques, ce qui nous permet de bien connaître leurs exigences, surtout en ce moment.On leur demande de se positionner sur le dossier et de nous envoyer leurs propositions. Certaines répondent en 3 ou 4 jours ; d’autres voulant rencontrer le commerçant, donne une réponse définitive en une dizaine de jours».

La plupart des crédits aux entreprises sont indexés sur l’Euribor 3 mois (taux à trois mois du marché interbancaire de la zone euro) qui est passé de 4,5% à 5,3%. Or, pour compenser la hausse de leur coût de refinancement et augmenter leurs marges on a vu certaines banques facturer leurs crédits d’après le TBB (taux de base bancaire) à 7,40%.Alors pour ne pas payer à un prix prohibitif un crédit qui est censé donner un peu d’air à un commerçant à bout de souffle, il est important de faire jouer la concurrence. A savoir : la marge que prend une banque étant dépendante du niveau du risque, d’excellentes garanties peuvent peser à la baisse sur le coût du crédit.


Sommaire numéro n°314
Sommaire Dossier INDEPENDANTS
Vente de commerce de services

Pub TV Newsletter Alertes Annonces Flux RSS

CONSEIL

Investir au Canada

Investir au Canada offre aux investisseurs étrangers les services et l'expertise dont ils ont besoin pour s'assurer que leur investissement au Canada prospère.

drapeau canada