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REGION - COLMAR - MULHOUSE
S’installer en Alsace
Colmar ou Mulhouse
Revue PIC-INTER - n°300 - SEPTEMBRE - OCTOBRE 2006
La
première est plus petite, plus campagnarde,
la seconde est plus industrielle, plus puissante
aussi. Les deux offrent une alternative de choix à
leur consoeur du nord, Strasbourg, dont elles partagent
néanmoins les mêmes enjeux européens.
De l’Alsace,
on connaît la
choucroute,
la bière, le
Geewurtz et le coq au riesling. On
connaît, aussi, sa plaine du Ried, son
Sundgau (région de collines), ses
eaux de source, ses vignobles et ses
marchés de noël. On connaît, encore,
les tiraillements germaniques de ce
territoire morcelé par l’histoire,
intégré au Saint Empire germanique
jusqu’à son annexion par la France
au XVIIème siècle, puis de nouveau
ballotté par les deux puissances
ennemies au XXème siècle. C’est un
fait : la plus
petite des régions
administratives
françaises
rayonne
comme une grande. Sur le plan
culturel, mais aussi sur les plans
démographique et économique.
Ainsi, la troisième région la plus
densément peuplée de France
réalise 3% du PIB national, ce
qui la situe au deuxième
rang du pays.
Parmi ses principaux secteurs
d’activité : la viticulture, la
culture du houblon et le brassage
de la bière (première région
productrice de bière), l’exploitation
forestière, l’industrie automobile,
l’industrie des sciences de la vie
(Technopôle trinational
Biovalley), le tourisme
et les services. L’Alsace
entame maintenant sa
reconversion industrielle
vers le tertiaire, notamment
la recherche et les nouvelles
technologies. Mais l’enjeu européen
est de taille pour la province rhénane,
déjà fortement tournée vers l’international
(35% de ses entreprises
ont une participation étrangère).
Déjà, l’évolution du rail va dans ce
sens.Car, si le TGV Est va rapprocher
l’Alsace de l’Ile-de-France, il va aussi
la rapprocher des pays voisins. Dès
lors, la plus allemande des régions
françaises devra choisir son camp :
soit en se développant avec l’idée
de Grand Est, proposée par
Christian Poncelet, soit en
regardant vers l’Europe, avec le Pays
Rhénan dans la ligne de mire et
l’association avec le Bade-Wurtemberg
et le canton de Bâle.
Laissant à Strasbourg le soin de
décider, Colmar et Mulhouse, les
voisines du Sud, jouent chacune de
leurs atouts pour rendre le Haut-Rhin
aussi attractif que le Bas-Rhin.
COLMAR
LA BOURGEOISE

DÉMOGRAPHIE
A Colmar, riche de 67 000 âmes (94 000 pour
l’agglomération),les habitants sont moins nombreux
qu’à Mulhouse, mais nettement plus au large,
avec une densité de 980 personnes par m2. Et ce
n’est pas près de changer si l’on considère
l’attractivité modérée de la ville, dont la
population a augmenté de 0,3% par an pendant
la décennie 1990.
CADRE DE VIE
Si tout le monde n’y dort pas, c’est à Colmar
que l’on dîne, que l’on boit un pot et que l’on
se rencontre. Cette cité fleurie et chatoyante,
qui bénéficie d’un micro-climat ensoleillé et
sec
(c’est la deuxième ville la plus sèche de France),
draine ainsi tous les Alsaciens de la campagne
alentour. Des vignobles de la plaine du Ried au
massif vosgien, en passant par les rives de la
Fecht et la Lauch, Colmar entend préserver cet
environnement exceptionnel. Au programme :
développement d’espaces verts, interdiction de
construire sur ses grandes entités agricoles,
valorisation des cours d’eau…
Les touristes ne s’y trompent pas : plus de 3
millions de visiteurs se pressent chaque
année aux portes de cette ville d’art,
d’histoire et de tradition. Et pas
seulement pour son célèbre
retable d’Issenheim, logé au
musée Unterlinden, mais
aussi pour ses maisons
à grands toits inclinés, ses tuiles rouges, les
canaux de sa Petite Venise, le charme de son
quartier des Tanneurs et ses animations de
Noël. L’exceptionnel patrimoine architectural,
du XIème siècle à nos jours (Collégiale Saint-
Martin, Koïfhus, Maison des Têtes, Palais du
Conseil Souverain d’Alsace…), fait même de
cette ville un véritable musée à ciel ouvert.
Vendredi et samedi, ainsi que pour les fêtes de
fin d’année, le tout s’illumine à la nuit tombée
:
il y a dix ans, Colmar fut ainsi la première ville
de France à mettre en place une opération
«lumières» de cette envergure.
Au passage, elle a également entrepris de
toiletter son centre, avec une église Saint
Mathieu restaurée, un théâtre municipal flambant
neuf, une place Rapp redessinée et débarrassée
de ses voitures… Le bilan est moins rose dans
les quartiers nord et ouest. A Bel-Air, à
Florimond ou au Palais Royal , se concentrent
les sociétés HLM, les tours décrépites et
les
terrains laissés à l’abandon. Mais, là aussi,
la
réhabilitation des logements a commencé.
TRANSPORTS
Les liaisons aériennes ne sont pas très bonnes.
Il a longtemps été question
de fermer l’aéroport
d’affaires de Colmar-
Houssen.Aujourd’hui, il
pourrait déménager. Le maire envisage ainsi la
création d’un troisième aéroport qui viendrait
pallier le manque de créneaux pour le
commercial et le petit voyage d’affaires. Les rails
sont plus prometteurs. En juin 2007, l’arrivée
du TGV Est européen mettra Colmar à 2h50
de Paris, au lieu de 4h40 aujourd’hui.
ECONOMIE
La capitale du vin d’Alsace, où près de mille
propriétés vivent de la vigne, a plus d’une
bouteille dans son sac. Affectée par l’agonie du
textile alsacien au début des années 1980,
boudée par les investisseurs allemands et
suisses du fait de la crise européenne, Colmar a
misé avec succès sur… les Japonais ! Le but
était de convaincre les constructeurs nippons
de s’installer en Alsace, terre de double culture,
connue pour sa stabilité sociale ainsi que
l’efficacité et le profil international (45% des
employés de l’industrie travaillent actuellement
dans une entreprise à capitaux étrangers) de
ses salariés.
Avec, en guise de cerise sur le gâteau, un
lycée japonais flambant neuf. Conquis les
premiers, Sony et Ricoh s’implantèrent
en 1987. Sharp les rejoignit en 1989.
Désormais, une quinzaine de groupes
japonais sont installés en centre-Alsace, dans
une petite Nippon Valley qui emploie plus
de 5 000 personnes.
Autre preuve d’une reconversion réussie, le
Biopôle se développe à court terme.
Aujourd’hui, le Centre Alsace compte 8 400
entreprises, dont 21% dans l’industrie, 37%
dans le commerce et 42% dans les services.
CRÉATION D’ENTREPRISES
En 2005, Colmar a enregistré 682 créations
(légèrement plus qu’en 2005), dont 350 dans
les commerces, 230 dans les services et 33
dans l’industrie. En comptant les faillites et les
radiations, le territoire s’est ainsi enrichi,
en une décennie, de 108 entreprises par
an. Les porteurs de projets, eux, sont de
plus en plus encadrés, avec le traditionnel
stage de la CCI, autrefois de 5 jours, passé
à 16 jours cette année. Il existe également
sept clubs de créateurs et de repreneurs.
A noter, enfin, la réaffectation du site de
l’aérodrome pour l’accueil de nouvelles
activités économiques. En effet, la ville
ne dispose plus d’emprises foncières
suffisamment importantes pour accueillir
des unités économiques susceptibles de
créer de nombreux emplois.
IMMOBILIER
Dans cette petite ville à fort potentiel
touristique et dont les résidents
bénéficient d’un bon pouvoir d’achat,
le marché de l’immobilier, qu’il soit
professionnel ou d’habitation, est
tendu. Cela se ressent beaucoup plus
qu’à Mulhouse. Les pas-de-porte et les
droits au bail atteignent des sommets :
difficile de trouver son bonheur à
moins de 200 000 €.
Pour le logement, le m2, en moyenne,
est vendu 1 971,72 € et loué 8,08 €.
| Patricia Beck, Une créatrice à
Colmar
40 ans, gérante de
La Poule Bleue |
| Pourquoi
la décoration ?
«Bien qu’originaires de Lorraine, mon mari et moi
avons vécu, au gré de ses mutations, plus de dix ans
à Avignon. C’est là que j’ai découvert
les couleurs
et la décoration typiques du sud. Secrétaire de
direction, je passais mon temps libre à faire les
brocantes et retaper de vieux meubles. Après divers
stages en menuiserie, vannerie, tapisserie, j’ai voulu
me professionnaliser davantage. Un spécialiste de
la peinture sur bois a accepté de me former pendant
plusieurs mois. Quand nous sommes revenus vivre
à Mulhouse, j’étais prête à ouvrir
ma boutique : au
rez-de-chaussée, je vends des articles de décoration
et, à l’étage, je peints et patine des meubles,
dans
le style très coloré du XVIII ème siècle».
Comment s’est concrétisé le projet
?
«Mon mari travaillait à Mulhouse mais nous voulions
nous rapprocher de Strasbourg. Nous nous sommes
donc installés à Colmar, une ville moyenne avec
une formidable qualité de vie. J’avais besoin d’un
local assez grand pour y loger mon atelier. J’ai
trouvé une surface de 80 m2 près de la Cathédrale.
L’absence de pas-de-porte compensait le loyer
élevé (1 600 €TTC). Au total, j’ai investi
50 000 €,
dont 20 000 € grâce à un emprunt au CIC Cial,
garanti par le Fonds Garantie Initiatives des
Femmes. Après deux mois de travaux, La Poule
Bleue a ouvert le 2 juillet 2004. J’ai choisi ce nom
et créé un logo spécifique pour me démarquer».
Quel bilan deux ans après ?
«Le démarrage a été rapide. J’ai été agréablement
surprise par la réaction positive des gens. L’esprit
provençal raffiné de mon magasin, loin des clichés
fleuris, a séduit la clientèle plutôt bourgeoise
de
Colmar. Je propose également des objets artistiques
haut-de-gamme, expose des artistes et anime,
quand j’ai le temps, des ateliers et des stages de
peinture décorative. A terme, je voudrais dupliquer
le concept dans une autre ville ou le développer en
franchise. Je me pencherai sur la question fin 2007». |
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MULHOUSE
L’INDUSTRIELLE

DÉMOGRAPHIE
Avec 112 000 habitants (267 000 pour l’agglomération),
la capitale du Haut-Rhin présente
une densité de population (4 966 âmes
par m2) presque cinq fois plus forte que celle de
Colmar. Elle n’en est pas plus attractive pour
autant. Exemple son évolution démographique,
de seulement 0,2% par an, au cours de la
décennie 1990.
CADRE DE VIE
Le passé industriel de Mulhouse a laissé des traces.
A commencer par le fameux carré mulhousien :
construite en 1853, cette cité ouvrière, avec ses
200 maisons alignées en bande, fut l’une des
premières de France. Son prolongement s’inscrit
dans le programme de réhabilitation des quartiers
dits sensibles, dont la mosaïque de nationalités
pose problème, certes, mais où les voitures
brûlent tout de même moins qu’à Strasbourg.
Néanmoins,l’ombre de ses cent cheminées d’usines
continue de planer sur Mulhouse, laquelle souffre,
de surcroît, d’un climat ingrat : du coup, la ville
se retrouve toujours reléguée aux dernières places
dans le classement français des villes vertes !
D’un autre côté, la cité du Bollwerk (du nom
de
sa tour bastion,vestige des anciennes fortifications) a
conservé un patrimoine important : un centre
ville mis en valeur, de beaux hôtels particuliers et
le pôle de musées techniques le plus important
d’Europe.Quant aux promenades,elles ne manquent
pas dans la forêt du Tannenwald (300 hectares)
et sur les berges de l’Ill. Sans compter que les
équipements sportifs sont nombreux. Enfin, la
vie culturelle est foisonnante, dans le sillage du
paquebot Filature, un superbe bâtiment qui
héberge la Scène Nationale de Mulhouse,
l’Opéra National du Rhin, un orchestre
symphonique et la médiathèque.
TRANSPORTS
Située à égale distance de Gênes, Paris et
Bruxelles, Mulhouse s’affirme comme un
carrefour européen attrayant. Elle partage
ainsi l’EuroAirport, aéroport multinational,
avec Bâle et Freidburd. Elle accueille également
le troisième port fluvial de l’hexagone et se
trouve au coeur d’un dispositif ferroviaire où
nombre de futurs TGV seront connectés : le
TGV Rhin-Rhone, dont l’ouverture de la
branche Dijon-Mulhouse est espérée en
2010, mais aussi le Rail 2000 entre Milan et
Bâle, ainsi que l’ICE Nord-Sud allemand.
Quant au TGV Est, il mettra Mulhouse, en
juin 2007, à 3h10 de Paris, au lieu de 4h25.
Au sein de l’agglomération, ça bouge
aussi, avec la mise en oeuvre de nombreux
projets comme le Tram Train, réseau à la
fois urbain et périurbain étendu jusqu’aux
communes de la vallée de la Thur. Rappelons
enfin l’action pionnière de Mulhouse, riche
de 45 kilomètres de pistes cyclables (5
nouvelles sont en projet), au sein du Club
des Villes Cyclables.
ECONOMIE
Mulhouse fait partie de ces villes dont le
rayonnement est supérieur à celui que leur
poids démographique permettrait d’espérer.
Pourtant, ses habitants nourrissent un vrai
complexe envers Strasbourg la culturelle et
Colmar la bourgeoise. Face à ses deux
voisines, la capitale de la Haute-Alsace
souffre de son image manufacturière.
L’impression est fausse.Née du développement
des sciences et des techniques, cette cité
pionnière de la révolution industrielle en
France, a, en effet, bâti son essor sur le textile,
puis la chimie et la mécanique. Mais elle
garde de son passé de prestigieux fleurons,
tels la firme de textile DMC et, bien entendu,
Peugeot, premier employeur industriel du
Haut-Rhin avec 14 000 salariés.
En outre,Mulhouse a toujours su s’adapter aux
défis économiques et son savoirfaire
s’exprime aujourd’hui
dans la recherche, ou
encore à travers le
dense tissu de
PME familiales, notamment agroalimentaires.
D’ailleurs, ce sont bien les services, dont la
ville a su négocier le développement, et le
pari sur les nouvelles technologies, pôle
d’excellence incarné par le Technopôle, qui
concourent désormais à la bonne santé
économique de la ville.
CRÉATION D’ENTREPRISES
Mulhouse a enregistré autant de créations
qu’en 2004, soit 1 216 (1 537 en comptant
les reprises), dont 557 dans les services, 514
dans le commerce et 145 dans l’industrie.
A noter la baisse importante des fermetures
(-15%) et des liquidations judicaires (-27,5%,
et -20% plus particulièrement pour le
commerce).
Au service des entrepreneurs : un pack
entreprendre, comprenant la mallette du
créateur et des sessions de formation, dont
l’ensemble des prestations est accessible
moyennant une participation de 40 ou 70 €.
Il existe également une offre foncière diversifiée,
avec, notamment, le Parc des Collines
(150 hectares) et le Technopole de la Mer
Rouge (86 hectares), dédiés aux entreprises
technologiques, tertiaires et industrielles.
IMMOBILIER
L’offre, variée, comprend la pépinière
d’entreprise du Technopôle, l’hôtel
d’entreprises La Fabrique, l’Epicerie, le village
d’entreprises du Parc des collines, le village
artisanal Drouot et la ZAC du Nouveau
Bassin.
Le prix locatif moyen d’un bureau va de
87 € le m2 en périphérie et dans de
l’ancien à 120 € en périphérie et dans
le neuf.Ce prix tombe à 64€(neuf),voire
48 €(ancien) pour un local d’activité.
| Gharib Khchilaat, Un créateur à
Mulhouse
28 ans, gérant de
Sahara Avenue |
Pourquoi des pâtisseries orientales
?
«Diplômé d’une maîtrise en management
des
réseaux de commercialisation, j’ai occupé des
postes
de responsable export qui m’ont fait voyager au
Maghreb et au Proche-Orient. Dans mon entourage,
on me demandait souvent de ramener des pâtisseries.
J’ai eu l’idée d’importer et de vendre des
produits
artisanaux à la fois de qualité et adaptés au
consommateur français, donc moins gras et de
taille plus réduite. Notre catalogue, riche d’une
cinquantaine de références, propose des
spécialités du Maroc, d’Algérie, de
Tunisie et du Liban. Dans chacun de ces pays,
nos fournisseurs respectent le même cahier des
charges».
Comment s’est montée la société ?
«Je me suis associé avec mon frère et deux amis
pour fonder Sahara Avenue, en mai 2005.
Outre 9 000 € de fonds propres et 20 000 €
d’emprunt bancaire, nous avons reçu des aides de
la Pfil Sud Alsace (5 000 €), de l’Adie (4 000 €)
et
du Ministère de la Jeunesse et des Sports (6 300 €).
Au début, notre clientèle était professionnelle
:
restaurateurs, épiceries haut-de-gamme, salons de
thé et comités d’entreprises. L’ouverture
d’une
boutique à Mulhouse, en avril 2006, nous permet
désormais de toucher les particuliers. Installé en
centre ville, ce concept store de 80 m2 (loué
1 000 € HT) est exploité en concession de marque.
On y trouve, avec nos pâtisseries, une gamme
complète de thés et cafés du Maroc. Depuis cet été,
nos produits sont également vendus en ligne sur
www.sahara-avenue.com».
Comment voyez-vous l’avenir ?
«Nous prévoyons de clore le premier exercice sur
un chiffre d’affaires de 166 000 €. Le
magasin a été ouvert au bon moment, à la fin
des
travaux du tram, qui s’arrête juste à côté.
Du coup,
les gens redécouvrent le centre ville et ses nouvelles
enseignes. A terme, nous voulons développer un
réseau de boutiques. La deuxième est sur le point
d’ouvrir à Strasbourg, toujours en concession de
marque. Mais avant la fin de l’année, nous monterons
des succursales à Paris, Marseille et Lyon (ou
Bordeaux). Chaque associé devra ainsi gérer le
développement commercial d’une zone différente» |
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Sommaire numéro n°300
Sommaire
Dossier REGIONS
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