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FRANCHISES - SALON DE LA FRANCHISE
Salon de la franchise 2006
Un grand cru mais peu de concepts innovants
Revue PIC-INTER - n°298 - Mai- juin 2006
Franchise Expo 2006 a connu un succès
indiscutable. La «grand messe»
annuelle de la franchise est devenue une manifestation incontournable,
non seulement pour les pros du commerce organisé, mais pour tous
ceux
qui envisagent d’ouvrir un magasin dans le cadre d’un réseau
national.
«Nous approchons des
30 000 visiteurs !» se
félicite Patrick Crochemore,
Directeur du Salon, qui ne disposait pas
encore de statistiques affinées au moment
où nous l’avons interrogé. «La progression,
par rapport à l’an dernier, est de l’ordre de
5%. Elle est donc modeste, mais ce que je
tiens à souligner, c’est la qualité des visiteurs.
Ceux-ci sont aujourd’hui très majoritairement
des commerçants,des entrepreneurs qui viennent
avec un véritable projet et non de simples
curieux. Cette compétence se remarque
notamment dans leur façon d’aborder les
franchiseurs.Tous se préoccupent du contenu
des contrats, entrent dans des détails pointus.
L’autre aspect, c’est le caractère international
du Salon. Nous avons par exemple compté
au nombre de nos visiteurs des investisseurs
chinois qui vont lancer des points de vente
Carrefour dans leur pays, des Libanais, des
gens venus du monde entier». De fait, dès le
vendredi 17 mars au matin, on pouvait sentir
l’affluence des grands jours. A 10 heures,
des milliers de visiteurs parcouraient déjà
les allées et se pressaient devant certains
stands. Cette affluence n’a d’ailleurs jamais
cessé pendant les quatre jours du Salon
devant certains de ces stands, tel celui de
Cinébank-Vidéo Futur qui s’est imposé en
quelques années comme le leader
incontestable de la location vidéo.
La plupart des grandes enseignes traditionnelles
étaient présentes. Impossible de les citer
toutes.Dans l’alimentation,la briocherie et la
boulangerie, aucun réseau ne manquait à
l’appel : Comtesse du Barry, La Mie Câline,
Histoire de Pain, Le Moulin de Païou, Saint
Preux, Paul, La Fromenterie, Ceréa, La
Maison des Pains, La Brioche Dorée, dont le
patron Louis le Duff dédicaçait son livre. La
catégorie la plus représentée était celle
des agents immobiliers, sans doute dopés
par le boom du marché : on recensait 27
réseaux ! Les enseignes de brasseries et de
restaurants à formule comme La
Boucherie, Bert’s et Buffalo Grill étaient
presque aussi nombreuses : on en
comptait près de 25. Les grands du service
automobile comme Feu Vert et
Speedy auquel s’était
joint Renault tenaient eux aussi de superbes stands,
mais on notait l’absence de leurs concurrents
Midas et Norauto.
GUERRE DE LA LINGERIE,
DES FLEURS ET
DES CARTOUCHES D’ENCRE
La rude concurrence que se livrent certaines
enseignes ne pouvait échapper au visiteur
le plus distrait.Ainsi, aux trois leaders de la
vente de fleurs entre libre service,
Monceau Fleurs, Le Jardin des Fleurs,
Rapid’flore, s’ajoutaient cette année deux
outsiders : Le Bouquet Nantais et les
Fleurs d’Auteuil, sans compter Happy,
nouvelle enseigne de proximité lancée par
Monceau. Ces réseaux rivalisaient par les
dimensions et la décoration de leurs
stands. Difficile de les départager. «Nous
avons essayé de faire simple, mais de créer
une ambiance florale», lançait pourtant avec
un certain humour Bertrand de Lavilléon,
Directeur du développement des Fleurs
d’Auteuil et… transfuge de Monceau
fleurs, qui affirmait aussi se démarquer de
ses concurrents par la qualité de ses
produits. A suivre.
Dans un secteur très différent, celui de la
lingerie féminine, entre Body One et Soleil
Sucré la guerre prenait une forme très
glamour : celle de défilés de mannequins.
Les deux enseignes recrutent à tout va,
peut-être un peu vite, c’est du moins ce
qu’affirment leurs concurrents plus discrets.
Discrétion aussi chez les recycleurs et
marchands de cartouches d’imprimantes,
dont les stands étaient beaucoup plus
modestes. On est surpris de constater
avec quelle rapidité de nouveaux franchiseurs
investissent ce créneau. Ainsi, Encre Station,
Encre Service, Inke, Cub’Ink tentent
désormais de marcher sur les plates-bandes
du leader australien Cartridge World. Ce
dernier a une bonne longueur d’avance sur
ses challengers. Néanmoins Jean-Yves
Louarn, créateur de Cub’Ink, déjà présent
au Salon de l’an dernier, a réussi à recruter
son premier franchisé. Pour ceux qui
seraient intéressés par ce commerce qui
marche très fort dans les pays anglosaxons,
il sera difficile de faire le tri entre ces
différentes enseignes qui, toutes, prétendent
proposer un concept différent et original.
Notons cependant que Core, se place sur
un créneau un peu différent : ses franchisés
seront des grossistes qui vendront aux
entreprises et non des boutiquiers détaillants.
PRÉSENCE ITALO-ESPAGNOLE
MAIS ABSENCE
ANGLO-SAXONNE
Les visiteurs n’avaient donc que l’embarras
du choix.Toutefois, ceux qui auraient espéré
découvrir des idées vraiment novatrices
seront restés sur leur faim. Parmi les 80
nouveaux exposants, on comptait certes
une vingtaine de nouvelles enseignes, qui
avaient choisi le Salon pour faire leurs premiers
pas dans le monde de la franchise, tels Guy
Degrenne (Arts de la table), Informatique
Minute (dépannage à domicile) ou
Géothermie (chauffagiste), et les recycleurs
de cartouches déjà cités, mais celles-ci se
positionnent pour l’essentiel sur des marchés
déjà explorés.De même,ceux qui comptaient
rencontrer des franchiseurs étrangers
auront sans doute été déçus, bien que le
Salon ait été dédié cette année à l’Italie.
Les Anglo-saxons brillaient par leur absence,
si l’on excepte Subway et quelques autres
enseignes dont l’implantation en
France remonte déjà à quelques
années. Notons néanmoins la présence
de deux enseignes fort sympathiques :
l’Espagnole Tapelia dédiée aux paella
et l’Italienne Olio y Farina consacrée
à l’épicerie fine transalpine, qui se
lance sur un créneau proche de celui
de Olivier & Co, présent lui aussi au
Salon.
Sans doute ce tassement de l’innovation
s’explique-t-il par le stade de maturité
auquel est aujourd’hui parvenue la franchise.
Les franchiseurs eux-mêmes se disaient
très satisfaits. «J’ai fait dès le premier jour
une
trentaine de contacts sérieux», se félicitait
ainsi Fabrice Deutscher, PDG de l’enseigne
Potiron qui distribue des petits articles de
décoration et d’arts de la table.
De son côté, Laurence Pottier-Caudron de
Temporis, qui réunit désormais 38 agences
d’intérim,était venue davantage pour renforcer
l’image de son enseigne que pour recruter.
«La plupart de nos partenaires viennent
aujourd’hui par relations. Pas une seule de nos
agences n’a fermé à ce jour et j’en suis particulièrement
fière. C’est la meilleure publicité».
Enfin, Franchise Expo n’a pas échappé au
débat du jour : pour ou contre le CPE ?
Des journalistes de France 2 avaient fait le
déplacement pour recueillir les avis des
franchiseurs.
Francis Holder (Paul) se disait résolument
pour, mais Philippe Jambon (Jeff de Bruges) et
Dominique Lery (Adhap), qui a décidément
les honneurs des médias ces jours-ci, se
prononçaient résolument contre.
Quant au stand de PIC INTERNATIONAL,
il a reçu de très nombreux visiteurs et lecteurs
et ce sont près de 10 000 exemplaires de
notre revue qui ont été diffusés au cours
de cette manifestation
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numéro n°298
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Dossier FRANCHISES
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