Pic inter, vente et achat de fonds de commerces
Pic-Inter, le leader de la cession de fonds de commerce depuis plus de 35 ans. Vendre ou acheter un commerce ? Faites confiance au numéro 1 !

| Accueil | Annonces Commerces | Pic | Franchise | NewsLetter / ALERTES | Contact |

 
Pic Inter, La référence de la Cession Acquisition de Commerces depuis plus de 34 ans. www.pic-inter.com Pic Inter, La référence de la Cession Acquisition de Commerces depuis plus de 34 ans. www.pic-inter.com
   

FRANCHISES - QUESTIONS / RÉPONSES

10 Questions
Comment traiter avec une nouvelle franchise ?

Revue PIC-INTER - n°297 - Mai- juin 2005

Une nouvelle enseigne présente souvent l’avantage d’occuper un créneau nouveau où la concurrence est moins présente. Elle laisse donc espérer des profits plus importants. Mais elle présente aussi des risques.

Les jeunes franchiseurs ont-ils vraiment testé leur concept ?

Impossible de répondre de façon tranchée. On rencontre tous les cas de figure. Ainsi le patron de Speedburger – une franchise de livraison de burgers à domicile – avait tenu un magasin pendant plus de sept ans avant de lancer sa franchise, alors que Céline de Malet, créatrice de O’Sport (voir notre article «20 nouvelles franchise») a commencé à recruter des partenaires en même temps qu’elle ouvrait son premier centre de fitness à Mougins. La règle recommandée jadis par les spécialistes de la franchise était celle des 3-2 ou des 3-3, c’est à dire au moins trois points de vente pilotes testés pendant deux ou trois ans en des endroits différents. En pratique, cette règle n’est respectée que rarement. Les jeunes franchiseurs n’ont souvent pas les moyens financiers suffisants pour ouvrir plusieurs magasins en propre avant de franchiser. Dans tous les cas de figure, la durée du test est un élément de réflexion important.

Quel est l’intérêt de signer avec une nouvelle enseigne ?

L’intérêt est multiple. Entrer dans un nouveau réseau peut permettre d’être un des premiers à occuper un nouveau marché. Par exemple les plaines de jeux Kidzy et les centres de loisirs artistiques Le Lézard Créatif sont encore sans concurrent aujourd’hui. Mais, jeune franchise ne signifie pas toujours nouveau marché. Par exemple Informatique Minute arrive sur un marché où sont déjà présents une demi-douzaine d’enseignes au moins. Il convient alors de vérifier que cette nouvelle enseigne apporte un «plus» par rapport à ses concurrentes plus anciennes. De nouvelles enseignes apparaissent même sur des marchés déjà parvenus à maturité, voire saturés. Ainsi Men & Co se lance dans la vente du prêt-à-porter masculin,un commerce qui a vu disparaître de nombreuses enseignes au cours des dix dernières années et qui n’a plus aucune chance d’exploser. Pour que cette franchise soit intéressante, il faut qu’elle révolutionne vraiment la profession avec un concept innovant qui lui permettra de prendre des parts de marché. Enfin, les premiers franchisés d’un nouveau réseau peuvent espérer obtenir des conditions financières plus favorables que ceux d’une chaîne de dizaines ou de centaines de points de vente.

Tous les jeunes réseaux présentent-ils des caractéristiques communes ?

Non. Les cas de figure sont très différents. Parmi les jeunes réseaux, on trouve aussi bien des commerçants indépendants qui ont monté un magasin plus ou moins original et pensent que leur succès est reproductible, sans vraiment l’avoir prouvé, que des grandes entreprises qui décident brusquement de se lancer dans la franchise, sur une décision technocratique sans véritable connaissance du terrain,des importateurs de franchises étrangères et des individus qui croient avoir découvert un procédé génial. Les enseignes qui offrent la plus grande sécurité sont, d’une façon générale, les grandes chaînes succursalistes du genre Celio Une nouvelle enseigne présente souvent l’avantage d’occuper un créneau nouveau où la concurrence est moins présente. Elle laisse donc espérer des profits plus importants. Mais elle présente aussi des risques. ou Phone House qui ont fait la preuve de leurs compétence et de la rentabilité de leurs magasins intégrés. Mais il convient tout de même de vérifier que leur marché n’est pas en perte de vitesse et que la franchise ne représente pas une fuite en avant pour tenter de combler les pertes. Les jeunes franchises les plus risquées sont évidemment celles qui sont lancées par des individus seuls, excellents commerçants parfois, mais pas toujours préparés à apporter l’assistance nécessaire à leurs partenaires.

Quels sont les principaux risques pris par le partenaire d’une jeune enseigne ?

Celui d’essuyer les plâtres ! Beaucoup de franchiseurs reconnaissent ainsi qu’ils ont été amenés au fil des années à renouveler leurs franchisés et à modifier leur concept. La franchise Rivalis (audit de TPE-PME) a par exemple changé plusieurs fois de cible de franchisés. Certains franchiseurs considèrent même comme tout à fait normal de ne pas se retrouver en compagnie des mêmes franchisés après quelques années. Le second risque est évidemment que le concept ne soit pas reproductible (voir la question N° 8.) Enfin, un jeune franchiseur peut avoir testé son concept, prouvé sa rentabilité sans pour autant avoir montré qu’il avait les qualités d’un véritable franchiseur capable de diriger un réseau. Car il est clair que les qualités exigées pour piloter une chaîne de plusieurs dizaines de points de vente ne sont pas du tout les mêmes que celles requises pour gérer avec succès un ou deux magasins ! Un risque très particulier concerne aussi les franchises d’origine étrangères qui s’implantent pour la première fois dans l’hexagone.

Une jeune franchise apporte-t-elle les mêmes services qu’un grand réseau plus ancien ?

Non. Pour la simple raison que certains services sont étroitement liés à l’importance du réseau. Deux des principaux atouts de la franchise sont en effet l’image de marque et la puissance d’achats. Or, un jeune franchiseur n’a pas les moyens de se lancer dans des campagnes de publicité nationale, puisque ce sont justement les redevances versées par les franchisés qui permettent de constituer un budget de publicité. Face aux fournisseurs, un jeune franchiseur ne pèse pas non plus aussi lourd qu’un grand réseau. Il ne peut donc pas faire bénéficier ses affiliés de tarifs d’achat aussi compétitifs. Enfin, un jeune réseau ne dispose pas des structures d’assistance – juridique, informatique, coaching, etc – comparables à celles d’une grande chaîne. En revanche, le franchiseur lui-même est plus disponible pour ses partenaires, il les assiste directement et ne soustraite pas l’assistance et la formation. C’est un atout non négligeable.

Les jeunes franchises sont-elles fragiles ?

Oui. Il n’existe pas de données fiables sur le turn-over d’enseignes, mais il est certainement très élevé parmi les jeunes franchises. La disparition d’une enseigne n’est d’ailleurs pas toujours lié à un dépôt de bilan du franchiseur. Certains franchiseurs, qui avaient surestimé leurs possibilités de développement, se découragent quand ils se retrouvent face à toutes sortes de problèmes. Ils réalisent par exemple qu’ils vivaient plus heureux et gagnaient autant d’argent avec leurs propres magasins. Quelques-uns sont déçus par le comportement de leurs premiers franchisés. Il arrive aussi qu’une jeune enseigne manque de fonds propres quand elle atteint un certain stade de développement. Dans les meilleurs cas de figure, elle est reprise par un réseau plus important. Mais, il existe aussi des franchiseurs qui comptent avant tout sur les droits d’entrée de nouveaux franchisés pour équilibrer leurs comptes, ce qui est particulièrement malsain. Ce cas peut se présenter dans des réseaux anciens, mais c’est beaucoup plus rare. Enfin, la fragilité d’une jeune enseigne peut avoir des problèmes humains pour origine. Conflit entre associés, litige avec les franchisés, voire problèmes de santé. Quand un réseau a pris de l’ampleur et s’est solidement structuré, ces problèmes personnels, sans être négligeables, perdent de l’importance.

Quelles demandes présenter à un nouveau franchiseur ?

Il faut lui faire comprendre que vous allez partager les risques. La construction d’un réseau est une belle aventure, vous allez la vivre ensemble. Vous rendez d’ailleurs un grand service à ce jeune franchiseur : vous lui apportez un premier point de vente, vous contribuez à le crédibiliser auprès de ses futurs partenaires. Il est donc logique qu’il fasse un effort en votre faveur, par exemple en limitant les droits d’entrée et les royalties qu’il va vous demander. Vous pouvez aussi lui réclamer un certain droit de regard sur des choix qui vont vous engager. En bref, vos rapports seront plus proches de ceux qu’entretiennent deux associés que ceux d’un franchiseur expérimenté avec un néophyte. jeune franchiseur qui prétendrait se conduire avec une autorité exagérée et vous imposer des conditions financières comparables à celles des grands réseaux ne doit pas être pris au sérieux, surtout s’il n’a pas longuement testé plusieurs points de vente. Il en va évidemment différemment d’un réseau succursaliste puissant et bénéficiant d’une véritable image de marque qui décide de se lancer dans la franchise. En général, un tel réseau sera au contraire très exigeant car il entend préserver son homogénéité.

Comment savoir si un concept est reproductible ?

Si le franchiseur n’a testé qu’un unique magasin, ce n’est pas toujours évident. Il convient d’examiner les raisons de la réussite du franchiseur. (Si réussite il y a, car il existe aussi quelques franchiseurs qui lancent des réseaux alors que leur premier point de vente n’est pas encore rentable !) Cette réussite peut être liée à des facteurs particuliers. L’emplacement par exemple. Si le magasin pilote est installé dans une artère exceptionnelle où il bénéficie d’un micro marché local, la reproduction ne sera pas facile : il faudra trouver des emplacements équivalents, qui ne sont pas nombreux. C’est vrai par exemple pour certains commerces dédiés à une activité très particulière, comme par exemple les franchises de matériel nautique. La personnalité du franchiseur peut aussi être le principal facteur de réussite. Un commercial exceptionnel ne fera pas nécessairement un bon franchiseur. Les qualités personnelles ne sont pas transmissibles par la franchise. Il faut enfin vérifier quele franchiseur a synthétisé un véritable savoir-faire pour être en mesure de le transmettre. Et qu’il s’en est donné les moyens : stages de formation, matériel audio-vidéo, bible, etc.

Comment évaluer lemarché d’une nouvelle enseigne ?

De deux choses l’une, ou cette jeune franchise attaque un marché déjà connu avec un nouveau concept, ou elle se lance sur un terrain inconnu. Dans le premier cas de figure, il existe généralement des organismes professionnels, des statistiques, des éléments permettant d’évaluer le marché et son évolution. Il y a aussi de nombreux commerçants déjà installés que vous pouvez interroger. Si le marché est relativement ancien, vous devez vous assurer que le concept du franchiseur est plus rentable que ceux qui l’ont précédé. Sinon, autant vous adresser aux leaders du secteur car sa franchise n’a guère d’intérêt. Sauf éventuellement celui de vous installer dans des secteurs où les autres franchises ont déjà installé des franchisés. Si le marché est nouveau, l’évaluation est plus difficile mais pas absolument impossible. Vous pouvez procéder par comparaison avec des commerces voisins. De toute manière, il y aura toujours une part de pari : le risque sera plus grand, mais les espérances de profit aussi. C’est un choix qui vous appartient.

Que penser des nouvelles franchises importées de l’étranger ?

Il existe plusieurs cas de figure, selon que vous traitez directement avec un franchiseur étranger ou avec un master franchisé français qui a acheté le droit de développer l’enseigne. Les risques existent dans les deux cas. Le master franchisé peut ne pas se montrer à la hauteur et le franchiseur lointain risque de changer de politique sans vous en avertir. Un franchiseur installé de l’autre côté de l’Atlantique sera rarement en mesure de vous apporter toute l’assistance nécessaire. Il faut savoir aussi que certains franchiseurs anglo-saxons sont très rigides : convaincus que tout ce qui marche chez eux doit marcher partout ailleurs, ils sont réticents à toute adaptation de leur concept même mineur. Enfin, beaucoup d’enseignes qui réunissent des centaines de franchisés aux USA ou en Grande Bretagne n’ont jamais réussi à s’imposer en France, en particulier dans le domaine des services. Prudence donc. Si vous devez être le premier ou un des premiers à tester un concept étranger, il est préférable d’aller faire un séjour dans le pays en question pour voir comment fonctionne le concept sur place. Enfin, il convient de vous entourer de toutes sortes de précautions juridiques. En premier lieu, vérifiez que la société avec laquelle vous traitez est bien la propriétaire légale de l’enseigne et assurez-vous que c ’ est la loi française qui va s’appliquer en cas de litige et non la loi du pays d’origine.

Sommaire numéro n°297

Sommaire Dossier FRANCHISES

 

Publicité

Vente et Achat de Commerces www.pic-inter.com

Pic Inter.com, la référence de la Cession de Commerce depuis plus de 34 ans.

Copyright © 1997-2007 DAICI S.A.S - Tous droits réservés

Sur PIC, retrouvez les annonces de reprise et de vente de commerces, les articles en ligne de la revue Pic, les conseils, la sélection de franchises, profitez de notre sélection d'affaires ainsi que de notre réseau partenaire.