FRANCHISES - ENTRETIEN
Bruno Lecordier
Informatique Minute
« Le marché du dépannage informatique va exploser ! »
Revue PIC-INTER - n°297 - Mai- juin 2005
Bruno Lecordier passe pour un bourreau de
travail. Il n’hésite pas à donner ses
interviews à six heures du matin. Arrivé après ses
concurrents sur un marché encore
relativement jeune, il espère s’imposer par des méthodes
rigoureuses. Il sera
présent au Salon de la Franchise de Paris de mars 2006.
Pouvez-vous nous dire quelques mots de
votre formation et de votre expérience
professionnelle ?
De formation
mathématique technique
(BAC E) puis électronicien,
je me suis spécialisé
dans le dépannage
informatique sur site
depuis 20 ans. En SSII
(une strasbourgeoise
et une dijonnaise), j’ai
toujours traversé le
pays de long en large
pour dépanner soit
des entreprises de
transport soit
les greffes
des tribunaux de commerce, soit des
entreprises de service. Pendant 15 ans, j’ai
connu toutes les vicissitudes de la vie d’un
technicien loin de sa base… mais aussi les
sensations des vraies relations construites
avec mes interlocuteurs à partir d’un
système de valeurs partagées.
Dans quelles conditions avez-vous été
amené à lancer votre première agence
de dépannage informatique ?
Après ces années de nomadisme,
qui m’ont tout de même laissé
le temps de réfléchir à
l’avenir, j’ai eu la
chance de rencontrer
un industriel
Bourguignon
qui m’a permis
de développer
et d’appliquer un concept technologique
de maintenance sur site pour répondre à
ses besoins, et faire ainsi de mon expertise
une nouvelle prestation de service dans
son groupe multi-activité.
NOUS ARRIVONS
APRÈS LES AUTRES,
MAIS AVEC DES MÉTHODES
DE TRAVAIL ORIGINALES
Quand et pourquoi avez-vous songé à vous
développer en franchise ? Aviez-vous une
expérience de la franchise ?
Je connaissais le monde de la franchise vu
par les yeux du fournisseur… il me restait
à le comprendre en tant que franchiseur.
Dans le cadre de mes nouvelles fonctions
professionnelles en Bourgogne, j’ai été
amené à rencontrer des intervenants
spécialisés dans le développement de
concepts innovant. Nous nous sommes
rapidement entendus pour partager une
vision commune de mon projet qui pouvait
s’exprimer à travers une franchise. Il m’a
alors fallu apprendre la patience, la rigueur
et … la standardisation !
Le marché
Une famille française sur deux possède un ordinateur
98% des entreprises de plus de 6 salariés utilisent au
moins un ordinateur 9 ordinateurs en moyenne par entreprise 15
millions d’internautes
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Vous vous êtes associé à des spécialistes
du
développement en franchise.
Oui absolument ! ce sont deux personnes
dirigeantes d’une société de développement
(qui accompagnent d’ailleurs
d’autres franchises aujourd’hui). A la vue
du projet, elles ont décidé d’entrer dans
le capital de la SAS INFORMATIQUE
MINUTE pour partager encore plus la
responsabilité du bon «déploiement» de
notre franchise.
Vous arrivez sur le marché après vos
concurrents. Quels sont les atouts qui vous font
estimer que vous avez des chances de vous
imposer sur ce marché ?
Au dire de nos 10 franchisés recrutés
sur le seul dernier trimestre 2005, nous
serions les seuls à proposer un concept
à la fois innovant, pédagogique, technique
et communicatif. Nous avons
l’avantage de proposer des prestations
au service du particulier
comme du professionnel.
Nous sommes les seuls à
utiliser des camionnettes ateliers
qui permettent
de réparer sur place,
alors que nos concurrents
emportent le plus
souvent le matériel du
client, ce qui allonge les délais, multiplie
les déplacements.
Ceci dit, nous sommes conscients des
enjeux : à nous de faire que le dernier
arrivé rappelle une certaine fable de La
Fontaine (une histoire de lièvre et
de tortue me semble t-il). Plus
sérieusement ; le marché est en pleine
structuration. Les intervenants actuels ne
sont pas encore à maturité. Tout est
encore jouable et c’est bien là l’enjeu :
il faut être repéré comme le réseau
réfèrant dans un métier de service
informatique naissant.
Mais attention : la clef de la réussite
sera le respect du client final pour ne
pas noircir davantage la réputation de
la profession de dépanneur, qui n’est
déjà pas toujours excellente. Nous
entendons imposer notre image et
nous serons donc très exigeant sur
cette question auprès de nos franchisés
qui devront eux-mêmes se montrer
rigoureux envers leur personnel.
Comment entendez-vous imposer une certaine
déontologie aux dépanneurs de votre réseau ?
Sans trop en dire, je crois que nous
savons tous que la valeur de notre
métier et des gens qu’ils l’exerce
est la serviabilité, sous entendu, la
technologie doit être au service de
l’équipier Informatique minute ®
pour qu’il n’ai qu’un seul soucis, LE
CLIENT. Nous avons mis en place des
processus technologiques bien sûr
mais surtout une formation sur les
situation relationnelles clés qui vont
faire de cette serviabilité une nouvelle
référence pour notre métier. C’est
ainsi que nous pouvons espérer imposer
une enseigne nationale. Je ne prétends
pas imposer mon mode de vie à mes
franchisés. Chacun doit travailler à
son rythme !

Cette jeune enseigne vient
de se lancer dans la franchise mais a testé son concept
depuis la fin de l’année 2001. Elle se distingue de
la concurrence par des camionnettes ateliers qui permettent de
réparer immédiatement sur place tous les matériels
informatiques. Son objectif est de lancer de véritables
agences et non de réunir des dépanneurs en solo.
Le franchisé aura idéal a donc un profil de gestionnaire
et de commercial , c’est-à-dire de chef d’entreprise.
Inutile de posséder des compétences informatiques
mais il faut s’associer à un informaticien expérimenté ou
en embaucher un.
EN CHIFFRES
Investissement : 20 000 € environ (sans le droit
d’entrée).
Droit d’entrée : 30 000 €
Royalties : 5% du C.A.
Redevances publicitaires : 5% 10 agences C.A.
moyen d’une agence disposant de deux véhicules 200
000 € la première année. |
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Qu’attendez-vous de votre adhésion à la
Fédération Française de la Franchise ?
Une reconnaissance des professionnels du
métier, des enseignes nationales, et des
candidats à la franchise Informatique
Minute. Le client final nous jugera sur le
terrain, dans nos actions de tous les jours
et dans la durée. La Fédération Française
de la Franchise est un bon outil pour
légitimer notre concept, le développer au
contact d’autres professionnels de la
franchise. Et aussi de favoriser l’élimination
des acteurs qui ne seraient pas «sérieux»
et pourraient nuire à la profession.
Qu’attendez-vous de votre participation au
Salon de la Franchise de 2006 ?
Des contacts avec des futurs partenaires
et aussi avec grandes enseignes nationales
qui nous permettent de valider notre
démarche. Cette manifestation, qui
représente un événement unique dans le
monde de la franchise, nous fournit aussi
l’occasion de nous faire connaître. Et nous
avons associé nos premiers franchisés à
cette démarche, car leur intérêt est bien
évidemment que notre réseau grandisse et
renforce son image.
La concurrence
Go
Micro : 35 agences, le leader du secteur.
PC 30 : 20 agences. Prend une participation
dans le capital de ses franchisés. S’est fait
connaître en garantissant une intervention dans les 30
minutes.
Bugbuster : 5 agences. Redémarre
après avoir changé de mains. En cours de
lancement : Chrononomicro, Docteur ordinateur.
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Quel est le profil idéal des franchisés que vous
souhaitez recruter ?
Toutes personnes capables de porter le
concept dans sa transparence et le respect
de la charte Informatique Minute, qu’il
soit technicien expérimenté avec l’envie
d’entreprendre, dirigeant d’une entreprise
déjà en place désirant rejoindre un réseau
de professionnels ou investisseur souhaitant
élargir ses possibilités de développement
autour d’un concept technologiquement
innovant. Le point commun de toutes ces
personnes est l’esprit d’entreprendre, la
créativité et l’envie de construire des
relations privilégiées avec ses clients.
Quels sont vos objectifs de développement ?
40 franchises en 2006 avec un potentiel
de 150 franchises et de 800 véhicules
d’intervention au final. Nous avons aussi
d’autres très gros projets dans nos cartons
dont nous espérons pouvoir vous parler
dans peu de temps !
Sur le plan personnel, vous semblez travailler
beaucoup. Vous êtes, dit-on, présent à votre
bureau à partir de 5 H 30 du matin.Ce n’est pas
un rythme trop épuisant ? Trouvez-vous le temps
de souffler ? Préconisez-vous à vos partenaires
de travailler autant ?
C’est mon rythme ! Mon grand-père disait :
si tu n’arrives pas à te satisfaire en 24 heures,
lève toi une heure plus tôt…. Je dois être
satisfait comme cela. Ma famille me donne
mon équilibre le soir alors je fonce le
matin ! Mes partenaires font ce qui leur est
bon, ce que je souhaite avant tout c’est
qu’ensemble, on se sente bien ! On n’a pas
besoin de tous pédaler au même rythme
pour avancer à la même vitesse !
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numéro n°297
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