Pour occuper le terrain plus vite, Monceau Fleurs,
l’un des trois leaders du
marché, lance une seconde
enseigne qui repose sur
un concept sensiblement
différent, mais bénéficie
de l’expérience et de la
logistique mise en place
par une grande enseigne.
«Nos surfaces de vente sont
beaucoup plus petites que celles
de Monceau, explique
J e a n - P h i l i p p e
Lajambe, directeur
du développement
de cette nouvelle
enseigne. On peut
même se lancer
avec une boutique
de 15 m2, à condition
qu’elle soit bien
située, et tenir le point
de vente avec deux ou
trois personnes». Le
concept est donc
r a d i c a l e m e n t
différent de celui des
libres-services traditionnels qui parient sur de vastes surfaces
de
vente et la libre circulation de la clientèle entre les étals.
Happy
s’adresse à une clientèle de proximité à laquelle
elle propose
des produits «personnalisés». Pas de vente de
fleurs coupés en
botte, mais des fleurs à l’unité et des bouquets
modulables.
Satisfaire à la fois les clients qui veulent être conseillés
et ceux qui
ont des idées précises en passant le seuil du magasin
est l’objectif
de cette nouvelle enseigne. Sinon, le fonctionnement est semblable
à celui de toutes les franchises de fleurs :le franchisé passe
ses commandes
sur l’Intranet et le franchiseur le fait livrer par un transporteur.
Les franchisés de Monceau fleurs se verront proposer en priorité
la possibilité de lancer un magasin Happy dans leur zone de
chalandise, mais la franchise sera
ouverte aussi à de nouveaux
partenaires.
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Arrivé après ses concurrents sur ce
marché,Rapid’Flore a réussi à s’implanter
plus rapidement. Ses franchisés sont
actionnaires de sa centrale d’achat.
«Nous venons de relooker nos magasins. Sinon, rien
de vraiment nouveau chez nous : on ne change pas
un concept et une équipe qui gagnent !» lance
joyeusement Joêl Nivelleau, Directeur du
développement de Rapid’flore. Le réseau a été
lancé voici dix ans par deux cadres venus de la
grande distribution, Patrick Hautot et
Benoît Rault, qui ont vu dans la distribution
des fleurs coupées un secteur d’avenir. Avec
154 points de vente, cette enseigne se positionne
en tête de peloton. Son fonctionnement et sa logistique sont
peu
différents de ceux des deux autres leaders, mais elle a accepté au
départ d’ouvrir des magasins de plus petites dimensions
que ceux
de Monceau Fleurs et du JDF. Alors que Monceau Fleurs, à ses
débuts, voyait très grand : des emplacements N° 1
de 200 m2 dans
les meilleures rues des grandes villes, Rapid’Flore acceptait
des
emplacements 1 bis de 80 m2, voire un peu moins. Les magasins
étaient donc plus faciles à trouver et les franchisés
aussi dont
l’investissement était sensiblement moins élevés.
Depuis, Monceau
et Le Jardin des Fleurs ont revu leur copie et ouvrent aussi des
magasins de dimensions plus modestes. Mais
Rapid’Flore a pris une petite longueur d’avance.
La seule originalité de Rapid’Flore est que ses
franchisés sont actionnaires de la centrale
d’achats. Ce qui devrait, en principe, les faire
bénéficier d’une meilleure transparence.
Rapid’Flore a réussi à s’implanter sous
forme de master-franchise en
Belgique, au Luxembourg et
en Espagne.
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• 2 points de vente pilotes à Paris dans
le 2ème et le 15ème arrondissement.
• Lancement officiel prévu à l’occasion
du
Salon de la Franchise de mars 2006.
• Magasin : 15 à 75 m2 bien situé.
• Investissement : 50 000 € minimum
hors-pas-de porte.
• Droit d’entrée : 12 000 €.
• Royalties : 5% du C.A.
• Publicité : 2% du C.A.
• Objectif : 400 points de vente.
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• Magasin : surface moyenne de 120 m2.
• Investissement : 115 000 €
hors pas-de-porte.
• Droit d’entrée : 18 000 € .
• Royalties : 5% du C.A.
• Publicité : 1% du C.A.
• Franchisés : 154.
• Succursales : 6.
• Chiffre d’affaires moyen : 320 000 €. |
Un concept original et économique
La logistique de Monceau Fleurs est bien rodée. Les franchisés
n’auront donc pas
à redouter de problèmes de livraison et de sélection
des produits. C’est un
point important pour une nouvelle enseigne. L’objectif de
Monceau Fleurs est de
toute évidence d’occuper le terrain et d’augmenter
son volume de vente et d’achats,
ce qui lui permet d’obtenir des ristournes des fournisseurs.
Nous sommes dans
une profession où, plus on est nombreux au sein du réseau,
plus on est efficace.
Le franchiseur ayant lancé deux pilotes, il sera intéressant
d’observer leurs résultats.
La rentabilité d’une petite boutique reste en effet à prouver,
contrairement à celle
des moyennes surfaces qui a été clairement démontrée.
Un des avantages du
concept est toutefois qu’il permet de se lancer avec des
capitaux beaucoup plus
modestes, donc de prendre moins de risques, et aussi d’embaucher
beaucoup
moins de personnel. En revanche, le franchisé devra payer
de sa personne sur le
terrain. Sauf s’il possède déjà un autre
magasin et est en mesure de déléguer. |
Une enseigne
qui a fait ses preuves
Pourquoi choisir Rapid’Flore et non un de ses deux concurrents
? Les franchisés
interrogés répondent généralement que
le courant est passé avec l’équipe
de cette enseigne. Ou tout simplement que la place était
déjà prise dans la
ville ou le quartier où ils souhaitaient s’installer.
La participation sous forme
actionnariat à la centrale d’achats est sans doute
un petit plus, mais le concept
de base est semblable aux autres. Le profil des patrons de l’enseigne
est celui de
gestionnaires et non de fleuristes comme ses concurrents. Mais
aujourd’hui, sauf
pour les artisans, la fleur est avant tout un business. Les gérants
de l’enseigne ont
fait leurs preuves. Sans doute tous les magasins n’atteignent
pas le même niveau
de rentabilité, mais il en va de même pour toutes
les franchises. Pour comparer
les trois leaders, il faudrait sans doute connaître leur
taux exact de turn-over sur
les cinq dernières années, mais nous n’en disposons
pas. |