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FRANCHISES - PORTRAIT
HIFISSIMO
Jean-Patrick GRUMBERG
le gourou du son
Revue PIC-INTER - n°296 - Janvier - Février 2006
«J’AI APPRIS À DÉLÉGUER LA GESTION COURANTE DE MON RÉSEAU POUR ME CONSACRER AUX GRANDES ORIENTATIONS ET AU MARKETING».
Dans le monde de la hifi-vidéo, Hifissimo
occupe une
place à part. Son patron, Jean-Patrick Grumberg fait
figure de gourou dans l’univers des audiophiles.
Non seulement, il trouve le temps d’écouter les
matériels qu’il vend, mais il intervient régulièrement
sur les forums spécialisés pour conseiller les
amateurs. Son site internet est un des
meilleurs de la profession.Mais JPG est
aussi un gestionnaire avisé. A la tête de
six points de vente, après trente ans de
métier, il songe désormais à la franchise.
quel fut votre parcours professionnel
avant de lancer
Hifissimo ?
J'ai créé Hifissimo en 1976,
j'avais 23 ans. Je terminais mes
études de droit, donc mon parcours
professionnel n'a pas été très long,
avant Hifissimo !
J'ai fabriqué des fauteuils qui contenaient
des billes de polystyrène, qu'on appelait
des Sacco,et qui sont aujourd'hui revenus
à la mode. J'ai ouvert et refermé un
magasin de moquette rue de la
Roquette (je voulais l'appeler «rue de
la moquette», mais mon associé était
trop conservateur, il a préféré «multi
soldes»), et j'ai fabriqué du matériel
pour discothèques,des tables de mixage
et des éclairages, car à l'époque ça
n'existait pas beaucoup. Je me
déplaçais pour les installer moimême,
et quelque fois je faisais
aussi le disc-jockey. Avant cela,
j'avais construit une discothèque
mobile que je louais pour des
soirées et des anniversaires. J'ai
également installé, bien avant la
lettre, des installations Hifi haut de
gamme dans les voitures des amis et
relations de mes parents, et j'ai construit
des enceintes, que je revendais avec le
reste de la Hifi que j'allais choisir et
acheter à Londres.
D’où vous est venue l’idée de lancer
votre premier magasin de Hifi
discount ?
Je terminais mes études de droit,et j'avais
alors deux passions : l'art et la Hifi.
N'ayant pas réussi à être commissaire
priseur, je cherchais une idée pour me
lancer dans la Hifi, car je n'ai jamais
aimé faire les choses comme les autres.
Monter un magasin tout bête était
pour moi hors de question. De plus, il
y avait déjà beaucoup de concurrence,
et on n'attendait pas après moi.
Mon père, à une période de sa vie professionnelle,
avait trouvé un filon, il
achetait des fins de série et des surstocks
de tissus et moquettes. L'association
d'idée m'est venue à une terrasse de
café, toute simple, en discutant avec un
copain : pourquoi ne pas vendre les fins
de série, les modèles de l'année dernière,
les surstocks des fabricants, de la Hifi
haut de gamme.
«UN INVESTISSEMENT
MINUSCULE ET
DES TRAVAUX EN FAMILLE»
Combien avez-vous investi au départ ?
Pas grand-chose. Étudiant, j'avais une
voiture que mes parents m'avaient
offerte. Je l'ai revendue pour mettre les
premiers fonds.
J'avais prévu de m'associer avec l'ami
du café quand l'idée a germé.
Finalement, mon père, qui ne travaillait
pas à l'époque (il avait revendu toutes
ses affaires pour se consacrer à sa passion,
le jeu d'échec de compétition, car c’était
un champion reconnu), m’a suggéré de
se substituer à lui et de m'apporter son
expérience de la gestion et des finances.
L'investissement de départ a été
minuscule. Le capital des SARL était de
50 000 Francs à l'époque, et l'investissement
total a fait à peine plus.
J'ai cherché un magasin bien placé, avec
un petit loyer et sans droit au bail (la
quadrature du cercle quoi !), et j'ai
fini par le trouver, en plein quartier
étudiant à Paris.
Il était tout petit, et j'ai fait les travaux
moi-même. C'est ma mère qui a collé
le papier peint, on a fabriqué les meubles,
mon père et moi. Bref, on a dépensé un
minimum. Un ami, dessinateur des
pochettes de disques de Johnny
Hallyday, avait créé l'enseigne, orange
et rouge dégradés, délirante, qui venait
manger la vitrine presque jusqu'au sol,
pour qu'elle soit visible de très loin. Il
l'avait peinte dans son jardin, avec sa
fille. Depuis, il est devenu le propriétaire
de la chaîne de restaurants Indiana Café.
La décoration était très audacieuse, les
appareils étaient posés sur des vagues,
au lieu des habituelles étagères, et le
magasin était tout noir, avec des posters
noirs et jaune de New York la nuit aux murs.
Pour le stock, les fournisseurs se faisaient
payer à réception de facture, quand on
les mettait en confiance. Assez pour
revendre et les payer.
Par quels circuits vous êtes-vous
approvisionné pour être en mesure
de proposer des prix compétitifs ?
Ca a été très simple. Je connaissais la
Hifi par coeur,j'étais passionné,je dévorais
les magazines professionnels de la
première à la dernière ligne. J'ai
contacté les fabricants qui m'ont tous
reçu avec gentillesse, je leur ai expliqué
mon projet, et à la grande majorité, ils
m'ont vendu leurs surstocks.
Date
de création
du premier point de vente : 1976.
Dates de création des magasins suivants : Rue Monge en 1978,
Roissy en 1984,Villacoublay en 1985,
Franconville en 1992, St Lazare en 2003,Asnières en 2004.
Nombre de points de vente en 2005 : 6.
Nombre de salariés (vendeurs et administratifs)
: 32.
Chiffre d’affaire global annuel 2004 : Moins de 20M€.
Meilleur point de vente : St Lazare. “Et j'ai l'impression
qu'un Virgin va s'installer
en face de nous”.
Objectifs de développement : Refonte totale de notre site
internet,
réseau de franchise,
3/4 magasins en Ile de France. |
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Etiez-vous seul au départ sur
votre créneau ?
J'étais seul, et je le suis resté. Personne
n'est jamais venu proposer la même
formule que Hifissimo ! Nous avons
abandonné ce créneau, il y a à peu près
dix ans, car notre image de spécialistes
passionnés était devenue plus forte
que celle de déstockeur, mais nous
avons été les seuls à jamais offrir cette
formule de vente.
«UN AMI PUBLICITAIRE
CRÉE UNE PUB QUI
NOUS AMÈNE UNE QUEUE
QUOTIDIENNE DE CLIENTS !»
Comment vous êtes vous fait
connaître ? Publicité ? Bouche-àoreille
?
Un ami publicitaire a créé une annonce
qui a créé un électrochoc. Sur une
demi page noir et blanc, un magnifique
ampli en gros plan, et ce texte, en très
gros :“une éraflure, -45%”. On a eu la
queue dans la rue pendant un an ! Et le
bouche-à-oreille, oui. On avait, à cette
époque, beaucoup de personnalités
comme clients, qui faisaient un boucheà-
oreille important. Kenzo, Coluche,
Claude Brasseur, Georges Wolinsky
(qui m'a embauché à Charlie Mensuel).
Vous êtes aujourd’hui à la tête
d’un petit réseau de 6 magasins.
Cela change sans doute votre vie
professionnelle : vous êtes devenu
un gestionnaire tout autant qu’un
commerçant.
Comment vous êtes
vous adapté personnellement à ce
changement ?
Les changements dans ma vie professionnelle
ne sont pas venus par le
nombre de magasins, car j'ai créé ce
réseau il y a fort longtemps, mais par
internet, j'y reviendrai. J'ai toujours
délégué la partie administrative de
l'entreprise à des gens qui savent la
faire beaucoup mieux que moi, pour
me consacrer à la partie marketing,
commerciale, développement, pour
orienter la direction que Hifissimo doit
prendre pour l'avenir. La gestion,
pour moi, c'est d'avoir les tableaux
de bord essentiels
pour prendre les
bonnes décisions aux bons moments.
Le vrai changement, il est arrivé par
internet. Avec internet, je suis devenu
journaliste, chroniqueur, éditorialiste,
écrivain de pamphlets ! Internet m'a
apporté la chance de pouvoir porter à
un grand nombre de personnes ma
vision du métier, des produits, et d'exprimer
ma philosophie professionnelle.
UN JUGEMENT SÉVÈRE
SUR LES FABRICANTS
En trente ans de métier, vous avez
vu évoluer le marché de la Hifi,
qui est maintenant celui de la
Hifi-vidéo. Est-il plus difficile que
voici dix ou vingt ans ?
Non, il n'est pas plus difficile qu'il y a
dix ou vingt ans, bien au contraire !
Internet nous permet aujourd'hui de
communiquer notre image comme
aucun média n'a jamais pu le faire, et
l'image, dans notre métier, est une
chose importante, puisque nous vendons
tous à peu près la même chose.
Le regard que je porte sur ce marché
est extrêmement sévère et accusateur,
en revanche. J'ai la conviction que les
fabricants sont des incapables et les
revendeurs des gens antipathiques qui
n'aiment pas leurs clients.
Les fabricants, principalement asiatiques,
ont une logique de fabrication volumique,
ils raisonnent comme des
industriels qui doivent faire tourner
des usines, et ils me donnent l'impression
de n'avoir aucun respect pour le matériel
qui en sort. Ca pousse les produits
vers la médiocrité, vers la banalisation,
et ils remplacent les produits à un
rythme anormalement rapide.
De plus, la noblesse de nos produits
High Tech est tuée par une fuite en
avant qui fait baisser les prix en
permanence, et qui déroute les gens. Si
un ampli de 100 w coûte 1 000 €, alors
que la technologie est stable, il n'est
pas normal que son successeur fasse
150 w et coûte 30% de moins. Ce n'est
pas de l'informatique, qui progresse en
permanence, et qui se développe à
toute vitesse. On ne vend pas plus
d'amplis aujourd'hui qu'hier, il n'y a plus
d'économie d'échelle, et l'innovation
n'existe pas, dans un ampli.
Par ailleurs, les fabricants se sont
déconnectés des demandes du public.
Ce n'est pas normal que le service
marketing d'un des plus gros fabricants
au monde vienne me demander à moi
de lui expliquer le marché de la Hifi
dont il était le roi et dans lequel il
aimerait remettre le pied. Le magnétoscope
est né, a vécu et à disparu, et
la majorité du public n'a jamais été
capable de programmer un enregistrement
sans se tromper. Je ne vous
parle même pas de lire une notice ! Les
fabricants se font une concurrence
idiote en proposant des choses dont
les gens ne veulent pas, alors le marché
souffre, les gens n'achètent pas. Et la
technologie complique les choses ! Les
acronymes, au lieu d'être bannis pour
cause d'obscurantisme repoussant,
fleurissent comme des pâquerettes
dans un pré. Les gens n'y comprennent
rien, ça leur fait peur, ils détournent
leur attention vers d'autres secteurs.
Et pour terminer, la logique de la baisse
des prix exagérée tue des marchés
entiers qui étaient en plein développement,
en plein vol ! Un exemple, le
vidéo projecteur qui permet de se
faire une séance de cinéma à domicile.
C'était un objet de rêve, de fantasme.
La concurrence des multispécialistes
et des grandes surfaces
s’est accentuée. Comment résistez-vous
au rouleau compresseur ?
La concurrence ne s'est pas accentuée,
au contraire ! La Hifi n'est plus à la
mode, elle n'intéresse plus que les
amateurs, ils s'en sont donc détournés
depuis longtemps. Quant au Home
Cinéma, les produits qu'ils proposent
ne sont pas en concurrence avec les
notres. Une Ferrari n'est pas en
concurrence avec une Lada même si ce
sont des voitures dans les deux cas. Le
moyen de résister à cette concurrence,
donc, c'est d'être attentif à faire notre
métier et pas le leur. Si on ne cède pas
à la tentation de les concurrencer sur
le marché du pas cher, et qu'on fait
notre métier et pas le leur, on est
gagnant. Car dans tous les cas, on ne
sera jamais capable de faire leur métier
aussi bien qu'eux, on ne vend pas des
petits pois pour rattraper notre
marge, et heureusement, ils ne savent
(ou ne veulent pas) pas non plus faire
notre métier.
«JE SUIS EN CONTRADICTION
AVEC MOI-MÊME :
JE N’AIME PAS QU’ON BOIVE
MES PAROLES COMME
CELLES D’UN GOUROU !»
Le marché de la vidéo et du
home cinéma présente-t-il des
caractéristiques différentes de
celui de la Hifi ? Plus difficile ?
Plus concurrentiel encore ?
Le marché est comparable en plusieurs
points. Au début, les deux marchés
sont nés avec les éléments séparés,
de
beaux appareils qui faisaient un son et
une image de grande qualité. Puis la
Hifi a été tuée par les mini chaînes,
dont les moins chères faisaient tout
sauf de la Hifi. Le son était assez moyen
voire médiocre, quelque fois potable,
mais jamais Hifi.
Le Home Cinéma des beaux éléments
séparés a été lui aussi tué par les
petites chaînes tout en un qui incluent
les 5 enceintes, le caisson, le lecteur
DVD et le Dolby Digital pour quelques
centaines d'euros. Là, en revanche, la
qualité est franchement médiocre, bien
pire encore que les pires mini chaînes
Hifi ! C'est aussi mauvais que des petits
haut parleurs d'ordinateur.
La différence vient en revanche de la
baisse des prix effrénée. Les appareils
Hifi ne chutaient pas comme le HC, les
fabricants avaient une vision à un peu
plus long terme que maintenant. Ils
laissaient aux produits le temps
d'exister, de se faire une réputation, et
ils les remplaçaient quand il y avait
quelque chose de nouveau à apporter.
Avec le Home Cinéma, c'est la course
à la stupidité : un produit est à peine
sorti qu'il est remplacé. Sans raison, car
le nouveau n'apporte rien de nouveau.
Pire que ça, il est remplacé par un
appareil qui n'est pas meilleur mais
moins bon, parce qu'il est moins cher !
Bien entendu, ce n'est pas vrai pour
tout, et les télés LCD et plasmas
viennent me contredire. Mais c'est
l'exception. De plus les produits sont
trop compliqués, et les gens s'y perdent.
Ca rend le marché difficile, et c'est de
la faute des industriels, pas du marché.
Le résultat est que les marques
poussent leurs produits à tout prix, et
que notre rôle de professionnel est plus
difficile : on doit résister à la pression
des marques pour ne proposer aux
consommateurs que les produits vraiment
innovants, vraiment nouveaux, vraiment
meilleurs, et leur servir de guide. Si
nous faisons bien notre métier, nous
les spécialistes, la concurrence n'est
pas plus difficile, au contraire : les gens
sont perdus, le pro qui les aide à s'y
retrouver avec honnêteté sort gagnant
sur toute la ligne.
Quels sont les marges moyennes
dans ce métier ?Votre politique
consiste-t-elle à casser les prix en
réduisant votre marge pour vendre
davantage ?
La marge moyenne du métier n'est pas
très bonne, elle est plus faible que la
moyenne du commerce, et elle se situe
en moyenne en dessous de 30%. Ma
politique ne consiste pas à casser les
prix pour vendre d'avantage, car ce
n'est pas le prix qui fait vendre mais le
produit. Mon rôle consiste à sélectionner
les produits que les gens demandent,
les produits qui correspondent vraiment à leur attente, et à les
proposer
ensuite au bon prix. Cela
n'exclue pas les opérations de
promo, de déstockage, parce
que c'est dans l'air du temps, on
a tous envie de faire des affaires,
mais celles-ci sont d'abord dictées
par le produit, pas par le prix.
Un produit de grande qualité
dont le prix est dans le marché
va se vendre beaucoup mieux
qu'un produit banal vendu à
prix cassé.
Votre site web est un des
mieux faits de sa catégorie
et vos vendeurs sont très
réactifs. Comment parvenez-vous à
ce résultat ? Faut-il beaucoup
de personnel pour gérer un
site comme le votre ?
Je suis arrivé à faire un site
internet de référence car je
suis un pionnier du net, j'ai ouvert
notre site en 1996. Ca m'a permis
d'apprendre, de comprendre internet,
mieux que la plupart des gens de la
profession. De plus nous sommes les
seuls pros en France à proposer des
tests de produits, des bancs d'essais, des
comparatifs, basés sur une écoute en
réel, et pas sur des chiffres ingrats.
Nous donnons notre avis sans la
moindre langue de bois. C'est rafraichissant
pour l'amateur de lire des avis
tranchés, ça manque un peu dans le
paysage. En ça, notre site internet est
unique et exemplaire, je le pense et le
dis avec fierté !
Et vous avez raison, il faut du monde !
Un site internet, ce n'est pas une poule
aux oeufs d'or ou il suffit de mettre des
produits en ligne et de compter l'argent
sur son compte en banque ! C'est un
vrai métier difficile et d'une précision
terrible. La moindre erreur est vue par
des centaines de milliers de personnes,
on est très exposé. Et il faut du
monde : des télés vendeurs, des
webmasters, des graphistes, des
photographes, des rédacteurs, des
préparateurs, des livreurs…
Dans le milieu des audiophiles,
vous faites figure de gourou.Votre
avis est particulièrement apprécié
par les participants aux différents
forums et blogs spécialisés.Trouvezvous
vraiment le temps d’écouter
les différents appareils que vous
vendez ? Comment réussissez-vous
à conjuguer cette écoute et votre
travail de gestionnaire ?
Je suis un peu en contradiction avec
moi-même sur le sujet. D'un coté j'aime
que l'on fasse confiance à mes jugements
et que l'on suive mes conseils, parce
qu'ils sont honnêtes, intègres, et qu'ils
sont le fruit de 40 ans d'expérience et
d'écoutes, de passion, et de l'autre je
n'aime pas que l'on boive mes paroles
comme un gourou. Pas facile…
Le temps d'écouter les appareils ? Ca
me fait penser aux gens qui veulent
faire du sport et qui disent ne pas avoir
le temps. Quand on a envie de faire un
truc, on trouve le temps, non ? Écouter
des appareils, les tester, les comparer,
marier des appareils entre eux pour
que les gens ne se trompent pas, et
surtout, dénicher des petites merveilles
dans les catalogues des fabricants, ou
des petites marques pas connues qui
méritent de l'être, c'est un immense
plaisir pour un passionné comme moi.
Alors le temps,je le trouve naturellement !
Quand à la partie gestion, j'ai heureusement
autour de moi des spécialistes
qui font ça mieux que moi, et qui me
permettent de dégager du temps pour
ce qui fait l'âme de notre métier : la
musique, les films, un beau résultat, que
ce soit avec un tout petit budget ou un
plus gros.
Quels sont vos objectifs ? Ouvrir
de nouveaux points de vente en
succursale ? En franchise ?
C'est une réflexion en ce moment chez
nous. Je songe à ouvrir un département
franchise, pour représenter, au travers
de passionnés, notre enseigne et notre
philosophie dans des villes qui, si j'en
crois les nombreux courriers que je
reçois, en auraient bien besoin. Et il y a
encore de la place en Ile-de-France
pour quelques magasins Hifissimo, ça
ne fait pas de doute.
Mais je ne me sens pas capable de
contrôler et de diriger à distance.
Aussi je préfère le faire sous forme de
franchise. De plus, dans un lointain
passé, j'ai eu une expérience négative
avec des ouvertures de magasins en
province. Nous étions les Parisiens et
on se méfiait de nous. On aurait fini
par nous accepter, mais au bout de 5
ou 10 ans. 10 ans sans chiffre d'affaire,
c'est pas facile à tenir !
Sommaire
numéro n°296
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Dossier FRANCHISES
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