Vendre un commerce,commerces à vendre,vente commerce
 
Pic inter, vente et achat de fonds de commerces
Pic-Inter, le leader de la vente de commerce depuis plus de 35 ans. Acheter ou vendre un commerce ? Faites confiance au numéro 1 de la vente de commerce !

| Accueil | Annonces vente de commerce | Pic | Franchise | NewsLetter / ALERTES | Contact| Plan du site

 
Pic Inter, La référence de la Cession Acquisition de Commerces depuis plus de 34 ans. www.pic-inter.com Pic Inter, La référence de la Cession Acquisition de Commerces depuis plus de 34 ans. www.pic-inter.com
   

INDEPENDANT - CONSEIL

Equiper son magasin : nouvelles techniques, nouvelles reglementations

Revue PIC-INTER - n°292 - Mai- juin 2005

Respect des normes de sécurité et d’hygiène, respect de l’environnement, économie d’énergie, traçabilité : les commerçants doivent passer désormais par les nouvelles technologies et une connaissance approfondie de la réglementation au quotidien. Etat des lieux.

Avec l’Europe, être commerçant devient de plus en plus complexe. Les réglementations sont draconiennes mais on ne peut demander à un commerçant de tout connaître», affirme Bernard Theobald, Délégué Général de Perifem, Association technique du commerce et de la distribution. «Notre association travaille en partenariat avec Euro-Commerce sur les grands enjeux de demain : le traitement des déchets et les économies d’énergie.» Au delà de ces grands chantiers, Perifem intervient dans le quotidien des commerçants : chaîne du froid, problèmes sur les fluides frigorigènes, traçabilité, sécurité.

 


ZERO ACCIDENT ! EST-CE POSSIBLE ?

La sécurité ! Vaste programme. «La bonne démarche, c’est de diffuser un guide de bonnes pratiques», précise Bernard Theobald. «Il faut responsabiliser les professionnels mais il est impossible de normaliser les magasins.» A la suite de plusieurs avis de la CSC (Commission de la Sécurité des Consommateurs), Perifem a mis en place une commission qui a élaboré en partenariat avec le CNPP un guide de prévention des risques d’accidents corporels des clients en magasin. Ce guide liste les dangers et apporte des conseils sur la mise en place des mesures de prévention destinées à assurer la sécurité des consommateurs. Ces mesures concernent les produits, les conditions de leur commercialisation, leur conditionnement, leur exposition et une information aux clients. «Ne l’oublions pas, veiller à la sécurité, c’est l’affaire des magasins, mais aussi celle des clients», juge Bernard Theobald. «Dans un magasin, au rayon des produits bruns, un gamin a fait basculer une télévision sur la tête de sa sœur qui est morte. Est-ce de la faute du commerçant ?» Dans le guide, Perifem et le CNPP ont rédigé une fiche par source de danger, avec la liste des réglementations et des produits qui doivent être normalisés.

Il y a également des témoignages sur les causes d’accidents, leur description… Le tout est diffusé sur disquette, avec une sortie papier. «Ceci dit, il y a toujours de nouveaux produits, alors on n’obtiendra jamais zéro accident», lance Bernard Théobald. Il a été souhaité la mise en œuvre d’une norme dite «Service et sécurité de la clientèle dans les magasins de vente.» Mais l’excès ne serait-il pas de vouloir tout normaliser ? «On a en effet de plus en plus tendance à faire une norme dès qu’il y a un problème. A mon avis trop de normes tuent la norme», considère Bernard Theobald. De plus, il est impossible d’adopter une norme générale pour des magasins très différents tels que ceux de centre-ville, de périphérie, sans compter les grands et les petits commerces et les étals de marché. «L’objectif de notre guide est de renforcer la responsabilisation, d'accroître les connaissances et la prévention par le biais de la formation, en ayant une présentation évolutive.»


CANICULE ET CHAÎNE DU FROID

La canicule de 2003 a mis en évidence les limites de la chaîne du froid dans le transport et la distribution des denrées alimentaires réfrigérées et surgelées. A l’époque, la DGCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) avait retiré de la vente 14 tonnes de produits dont 30% de surgelés et 33% de produits réfrigérés à 4°C. L'expérience de 2003 a montré que c'est surtout en fonction de la taille des structures que les problèmes ont différé. Principalement au niveau des équipements en climatisation, inégalement, voire pas du tout, présents sur les moyennes et petites surfaces. La plupart des commerçants reconnaissent qu’ils n’ont pas vraiment d’installation pour tenir des chaleurs du type de celles de l'été 2003. Particulièrement exposés, les boucheries et les poissonneries avec en plus l’éclairage des rayons qui provoque un échauffement important et des problèmes d’hygiène. Pourtant, certains commerçants disaient n’avoir connu aucune difficulté. À défaut de meubles réfrigérants, les magasins non-alimentaires sans climatisation ont cherché des moyens de se protéger. En particulier de «l'effet serre» des parties vitrées. Un magasin de jouets en Haute-Garonne a doublé la façade sud de sa vitrine d'un mur isolant en laine de verre. Des magasins Truffaut du grand Sud ont travaillé avec des industriels pour trouver un équipement pour les verrières tel qu’un film plastique laissant passer la clarté, mais réfléchissant les UV.



Au delà des problèmes d’emballement de la température, les fluides frigorigènes sont soumis à une réglementation drastique. Lors d’un forum froid, Perifem annonçait avoir mis en place un outil informatique pour connaître les problèmes sur les fluides à l’échelle nationale. Grâce à un logiciel, l’association inventorie les fluides, estime les fuites et détermine un ratio par types de commerces.

Une initiative qui a joué un rôle dans la préparation des nouvelles directives européennes sur le sujet. Le logiciel permet aux entreprises de savoir où elle se situent par rapport à la moyenne nationale. Certaines enseignes ont déjà référencé l’état des installations dans tous leurs magasins. «Il faut savoir que certains fluides vont être interdits dans les années à venir ce qui va nécessiter la mise en place de solutions de remplacement qui pourront aller jusqu’au changement du matériel», précise Bernard Theobald. Mais déjà, la Directive européenne sur les gaz fluorés prévoit des contrôles annuels des installations dont la fréquence dépend de la quantité de fluide frigorigène contenu. La période est annuelle pour les installations comprenant plus de 3 kg de fluide, trimestrielle pour les installations de plus de 30 kg et mensuelle pour celles de plus de 300 kg, ce qui est le cas des entrepôts et des hyper marchés.

LES 6 ENJEUX DE DEMAIN


Perifem est une association technique du commerce et de la distribution créée en 1980 qui regroupe près de 160 sociétés, commerçants, industriels, prestataires de services. Perifem est également liée à la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), à la Fédération Française des magasins de bricolage et à l’Union du grand commerce de centre-ville. Elle a pour ambition de trouver des solutions techniques innovantes pour un commerce plus performant. Bernard Theobald en est le délégué général.
«Les 6 grands enjeux des années à venir seront les économies d’énergie, les problèmes sur les fluides frigorigènes, ceux liés à l’environnement, la sécurité, la RFID qui devrait remplacer les codes-barres et enfin, l’observation nationale des postes de caisse et du métier de caissière. Perifem influe sur un certain nombre de textes; nous travaillons en ce moment sur la vidéo et la télé-surveillance et le traitement des déchets. On a par ailleurs mis en place l’observatoire national de l’énergie. Avec l’Europe, Tout ce qui est lié à l’électricité, au froid et aux produits dangereux est sur le devant de la scène.»

 

 

RFID : BIG BROTHER DANS L’ETIQUETTE ?

«A court terme, voire à moyen terme, La RFID (Identification par radio fréquence) ne remplacera pas le code-barres. C’est un outil complémentaire qui s’applique sur certaines parties de la chaîne logistique et certaines catégories de produits», indique Bernard Theobald. Aujourd’hui, la technologie doit être fiabilisée et maîtrisée pour certaines applications. Les étiquettes RFID changent radicalement la façon dont les marchandises sont approvisionnées et mises en place. Cette technologie sécurise et abaisse considérablement le coût des inventaires, permet une traçabilité pointue des marchandises, un meilleur repérage des colis égarés, des tris plus rapides, et crée un obstacle contre le vol à l'étalage et la contrefaçon. De plus, elle permettrait à plus long terme un réapprovisionnement et un inventaire global du chariot des consommateurs. Mais, attention, çela sera très coûteux !
Epais comme un grain de riz, parfois même, comme un point sur une feuille, L’étiquette RFID associe une puce et une mini-antenne souple interrogeable à distance par un lecteur, ce qui lui permet d'émettre son code d'identification unique. Le dispositif à une durée de vie illimitée. Certains dispositifs sont plus compliqués et disposent de capteurs leur permettant d'identifier des variations comme la température (utile pour les produits surgelés) ou le franchissement d'un seuil (comme le niveau liquide d'un flacon). Dissimulée dans une lame de rasoir, dans un DVD destiné à la location ou sous le col d'une chemise, la puce RFID peut contenir des centaines d'informations lisibles à distance et à l'insu même de son propriétaire, d’où la nécessité de pouvoir détruire certaines informations. A moins de 10 mètres d'une antenne RFID, la puce s'active automatiquement sous l'effet d'une onde radio. On peut ainsi tracer des produits depuis leur fabrication jusque chez le client.

Contrairement aux codes-barres, les étiquettes RFID n’imposent aucune contrainte de lecture. Selon certains spécialistes, il serait possible de lire 200 étiquettes à la seconde. D’autres sont plus nuancés : l’anticollision se manifeste au delà de 150 à 200 étiquettes. Et sur certains supports - eau, fer - la lecture se fait mal et par ailleurs, il se produirait des interférences sur le poste de caisse lui-même. Des tests ont été réalisés avec une encre magnétique qui joue le rôle d'antenne pour le point et transforme ainsi une insignifiante feuille de papier en dispositif émetteur. On pense à des applications de sécurisation de documents : les passeports ou les dossiers sensibles.

Les étiquettes RFID sont fréquemment apposées dès la production du produit et deviennent une arme supplémentaire permettant au magasin de lutter contre le vol. On sait que la démarque inconnue coûte, en France, 6 milliards d’e et que le montant des investissements de sécurité en Europe s’élève à 7,2 milliards d’e. L’étiquette RFID peut donc présenter un certain intérêt. «Mais, c’est encore sur le trio sociétés de gardiennage, systèmes antivol, vidéosurveillance que les commerçants doivent porter leurs efforts», estime Bernard Theobald. De plus, l’antivol basique arrête souvent les petits voleurs. En effet, les tags RF à basse fréquence, déjà utilisés avant le RFID, permettait déjà de détecter le vol.
Si le prix d'une puce de base, autrement dit d'un «tag», s'élève à 0,47 e, son prix pourrait rapidement être divisé par deux. 7 milliards de tags seraient fabriqués d’ici à 2008 contre 276 millions de tags en 2004. De quoi séduire ceux qui y voient un moyen de faire baisser le coût de la logistique, tout en luttant contre le vol. 300 millions de clés de voiture taguées seraient déjà en circulation. En Europe, différents échos indiquaient que la Banque Centrale Européenne pourrait envisager la possibilité d'insérer des étiquettes RFID dans les billets de la monnaie européenne.

Mais, certaines opérations pilotes ont donné lieu à de vives inquiétudes de la part d'associations de consommateurs. Les principales critiques portaient sur l'absence de marquage annonçant la présence d'étiquettes RFID dans les produits et l'absence de transparence dans l'utilisation qui en était faite par le distributeur. Il est en effet impossible de déceler qu'une étiquette RFID reste active après l’achat. Elle pourrait ainsi être lue à l'insu de son porteur, par d'autres personnes ou organismes, violant de ce fait le respect de la vie privée. On peut imaginer que le croisement, au sein de bases de données, d'identifiants de produits et de données personnelles, pourrait servir de source de renseignements à un puissant dispositif de recoupement marketing. D’après le New-York Times, le numéro un mondial de la grande distribution, Wal-Mart a imposé l'utilisation des RFID sur les cartons d’emballage à ses cent premiers fournisseurs. Mais, des tests envisagés sur la mise en place en rayon auraient été annulés devant la pression des associations de consommateurs. Métro, l’enseigne allemande, a également fait marche arrière pour ses puces installées sur des cartes de fidélité.

Cette technologie en est encore à ses débuts. Si elle a un impact en termes de rapidité, de fiabilité et d'optimisation, elle pourrait être facilement détournée de son utilisation. Un cadre éthique et juridique, nettement défini et contrôlé, permettrait de conserver le côté positif de cette nouvelle technologie. «Pour ne pas couler cette technologie intéressante, il ne faut pas faire n’importe quoi», insiste Bernard Theobald.

Jean-Marc Mosconi,
Délégué Général de Mercatel
«Un commerçant qui dispose d'un terminal de paiement doit envisager de passer a EMV.»

Mercatel a été créé en 1986 à l'initiative du Conseil du Commerce de France afin que soit réuni, dans une structure unique, l'ensemble des acteurs qui concouraient au développement des nouvelles technologies de l'information et des systèmes de paiement électronique dans le commerce. Jean-Marc Mosconi assure l'animation au niveau des nombreux groupes de travail et dans les différentes instances nationales et internationales concernées.
«Nous avons pour mission de veiller aux évolutions des nouvelles technologies qui ont ou auront un impact sur le commerce et d’en informer les entreprises et les Fédérations du Commerce. Actuellement, notre effort porte sur la migration des systèmes de paiement électronique vers la norme internationale EMV qui s'impose en Europe et dans le monde. Mais le paiement sans contact, le paiement par mobiles, l'évolution des réseaux… font partie de nos sujets de réflexion. Nos interlocuteurs privilégiés sont bien entendu les instances bancaires, les autorités publiques et la Commission Européenne. Aujourd'hui, un commerçant qui dispose d'un terminal de paiement doit envisager de passer à EMV afin d'accepter les cartes étrangères «à puce». Dans le cas contraire, en cas d'incident de paiement, sa banque lui appliquera «le transfert de responsabilité» édicté par Visa et MasterCard, c'est à dire qu'elle lui répercutera l'impayé. Par conséquent, il est indispensable que le commerçant, s'il n'est pas à la norme, s'adresse à sa banque ou à son mainteneur. Les grandes enseignes ont pour 75% d'entre elles déjà assuré cette évolution mais seulement 45% du Commerce indépendant. Pour le commerçant indépendant équipé d'un TPE, s'il loue ce matériel à sa banque, celle-ci peut procéder à un changement suivant le contrat ; s'il est propriétaire, soit il a une modification à faire, sous réserve d'expertise, soit il doit le changer ; dans ce cas, le coût peut varier de 500 à 1 200 €.»

 

 

Sommaire numéro n°292

Sommaire Dossier INDEPENDANTS

 

Actualité

Publicité

Vente et Achat de Commerces www.pic-inter.com

Pic Inter.com, la référence de la Cession de Commerce depuis plus de 34 ans.

Commerces en Vente par Région :: Aquitaine | Auvergne, Limousin, Région Centre | Bourgogne, Franche-Comté| Bretagne | Champagne, Alsace-Lorraine | Ile de France | Languedoc-Roussillon | Nord, Picardie | Normandie | Poitou, Pays de Loire | Provence Alpes Côte d'Azur | Rhône-Alpes | DOM-TOM | Vente de Commerces sans informations Géographiques | Offres à l'international | Vente commerce | Vendre un commerce | Vendre commerce | Vente magasin | Vente de commerce | Vente de fonds de commerce| Vente fonds commerce | Cession commerce | Vente local commercial | Vente boulangerie | Vente boucherie | Vente restaurant | Vente bar restaurant | Je vends mon commerce | Vendre sa boutique | Vendre un commerce Martinique | Vendre un commerce Guadeloupe | Vendre un commerce Réunion | Vendre hotel restaurant Guadeloupe | Vendre hotel restaurant Martinique | Vendre hotel restaurant Reunion | Vente commerce Guadeloupe | Vente commerce Martinique | Vente commerce Reunion

Copyright © 1997-2008 DAICI S.A.S - Tous droits réservés

Sur PIC, retrouvez les annonces de reprise et de vente de commerces, les articles en ligne de la revue Pic, les conseils, la sélection de franchises, profitez de notre sélection d'affaires ainsi que de notre réseau partenaire.