Des choix et des investissements
Comme le soulignent les deux spécialistes que nous avons interrogés, la révolution du numérique est en marche. Plus de deux millions d’appareils ont été vendus cette année et on en prévoit trois ou quatre millions pour 2004 ! Le métier de photographe spécialisé – ou de spécialiste de l’image, selon Vincent Bolognini – vit donc une véritable révolution. Ce métier comporte plusieurs facettes, du développement de pellicules au traitement numérique en passant par la vente de matériel, d’accessoires et de consommables. Ni tous les points de vente ni toutes les enseignes ne proposent tous ces services. Certains, comme FNAC Service, se limitent au développement et au traitement numérique, assurés par des labos centraux, et à la vente de quelques accessoires. D’autres font tout sur place, ce qui suppose l’achat d’un minilab numérique, dont le coût (qui a baissé) tourne tout de même autour de 80 000 € à 100 000 €.
On notera à ce propos qu’il existe des kits qui permettent de transformer les minilabs argentiques traditionnels en minilabs numériques pour environ 20 000 €. Ils fonctionnent très bien, à en croire Vincent Bolognini, mais Gilles Lefort estime que cette technique est dépassée et abandonnée… Quoi qu’il en soit, s’équiper de pied en cap ou compléter son équipement pour maîtriser toute la chaîne de l’image exige des investissements relativement importants. Même si le marché de la photo, dopé par le numérique, se porte bien, cela suppose de bien choisir son emplacement car la concurrence est forte et les enseignes nombreuses : on recense une demi douzaine de franchises et autant de succursalistes.
La logique économique semble jouer en faveur des gros réseaux qui disposent d’une puissance d’achat considérable, mais des petits indépendants comme Photo Formule Plus font de la résistance et espèrent s’imposer grâce à leur technicité et leur originalité. |