Vendre un commerce


• Diagnostic financier C/A

4. Analyse financière empirique

Cette analyse consiste à réaliser un examen approfondi des différents critères ayant une relation directe avec le bien-être financier de la société. Diverses questions doivent être posées pour cela.

- Quelle rémunération l’entreprise peut-elle allouer à son dirigeant ?

Dans certains cas d’entreprises sujettes à des problèmes financiers, le dirigeant ne prélève qu’une infime partie des bénéfices de la société pour sa rémunération. Il peut se le permettre s’il dispose d’autres sources de revenus (sociétés tierces, propriétés personnelles, etc.). La société parvient ainsi à se maintenir à flot malgré ses difficultés financières. Ce problème peut cependant devenir apparent après la cession, notamment si le repreneur ne peut subvenir au remboursement de la dette d’acquisition tant que la société n’est pas suffisamment rentable.

- D’où vient l’argent qui fait tourner l’entreprise ?

De l’autofinancement ? D’un crédit bancaire ? D’une levée de fonds avec les biens de l’entreprise en gage ? D’un crédit-fournisseur excessif ?

- Le chef finance-t-il directement l’entreprise ?

Grâce à l’apport de fonds, de prélèvements réduits ou de rémunérations non encaissées (dans le cas d’une société) ?

- Le chef finance-t-il indirectement l’entreprise ?

Grâce aux cautions accordées en gage des crédits attribués à l’entreprise ? Grâce à une hypothèque ou une garantie qu’il a consentie sur ses biens personnels ?

- D’où vient l’argent des investissements ?

Des biens personnels du chef d’entreprise ? De l’autofinancement ? D’un crédit-classique ? D’un crédit-bail ? D’une location financière ?

- L’entreprise fait-elle appel au découvert bancaire ?

Si oui, le compte bancaire autorise-t-il des périodes de crédit prolongées (ce qui signifie que la situation financière de la société est positive) ? La banque permet-elle une autorisation de découvert ? À quelle fréquence ce découvert est-il utilisé ? Existe-t-il des dépassements de cette autorisation ?

- L’entreprise fait-elle appel à des crédits à court terme ?

Si oui, à quelle fréquence en fait-elle usage ?

- L’entreprise possède-t-elle des dettes vis-à-vis de créanciers particuliers ?

Si oui, vérifiez qu’il n’y pas de retard ou d’incidents de paiement. Cela signifierait une trésorerie serrée.

- L’entreprise possède-t-elle des moyens susceptibles de doper son chiffre d’affaires, de réduire ses charges et d’accroître sa marge ?

Dans le cas d’un recours au crédit pour racheter une entreprise, celle-ci doit être capable de générer suffisamment de bénéfices afin de rembourser les charges d’emprunt. Il est aussi possible pour le repreneur de diminuer sa rémunération (issue du résultat de la société) afin de ne pas trop handicaper son bon fonctionnement.

- Le repreneur sera-t-il capable de garder les financements mis à la disposition de l’entreprise ?

Un changement de dirigeant peut signifier une perte de confiance de la part des soutiens financiers. Le repreneur doit être capable de garder ces divers avantages aux mêmes conditions.

- Quels investissements pourraient être essentiels pour stimuler les affaires de l’entreprise ?

Cela est-il possible ? Le repreneur doit juger efficacement la situation financière de l’entreprise et avoir un aperçu des moyens dont il a besoin pour une relance dans de bonnes conditions.