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1.10. Reprendre l’affaire familiale

Quelques conseils pour les repreneurs

Reprendre une entreprise familiale ne s’improvise pas. Cela nécessite au contraire tout un travail de préparation et d’anticipation avant de s’y engager.

 - Le repreneur se sent-il prêt et sait-il ce qui l'attend ?

Si le repreneur est déjà salarié de l’entreprise avant la reprise effective, la phase de préparation aura été effectuée à un certain niveau. Dans le cas contraire, il devra dresser un bilan de compétences et suivre une formation spécifique à la reprise pour s’imprégner de la vie de l'entreprise et de son environnement, quelques mois avant la reprise effective.

Il est conseillé de prendre du temps. Le fait que le repreneur travaille dans l'entreprise depuis un certain temps ne permet en rien une transmission réalisée à la hâte. Il vaut mieux prévoir une phase transitoire composée d’une formation à la reprise, d’un rachat progressif des parts…

- L'entente au sein de la famille est-elle bonne ?

La famille et l'entreprise sont étroitement liées : des relations tendues peuvent engendrer des conflits et influer négativement sur les prises de décisions.

Dans ce cas, il est conseillé ne pas céder à la pression familiale. Il est judicieux de ne pas se lancer dans un tel projet si on ne se sent pas du tout à la hauteur ou si l'on a d’autres carrières en vue.

- La transmission a-t-elle été préparée par le chef d'entreprise ?

Le dirigeant a-t-il commencé à déléguer ses pouvoirs ?

Le chef d'entreprise mettra les salariés au courant de l’avancée du projet de reprise pour instaurer un climat de confiance avec le nouveau dirigeant. Il leur expliquera en même temps la stratégie du repreneur.

Conseil : La phase de transition doit être courte pour permettre au repreneur de s’imposer en tant que nouveau et unique chef d’entreprise. Elle est faisable quand la reprise a été anticipée et préparée.

- La réalisation d'un bilan patrimonial a-t-elle été envisagée ?

Le mode juridique de reprise opté (vente, donation, donation-partage, apport à une holding) peut occasionner des dépenses fiscales onéreuses. Le cédant et le repreneur doivent consulter à l'avance un notaire, des conseillers patrimoniaux, et si possible un avocat du droit des affaires.
Conseil : La répartition des biens doit être bien réfléchie afin d’éviter les querelles familiales après la transmission.

 

- Pour une entreprise importante, il est judicieux de prévoir un « protocole familial » ou encore un « pacte de famille » dûment rédigé stipulant les clauses qui règlementeront les relations futures entre la famille et l'entreprise :

- Qui travaillera dans l'entreprise ?

- Quel profil sera exigé pour postuler à des fonctions de direction ou pour faire partie du conseil d'administration ?

- Quelles rémunérations peuvent être accordées aux dirigeants ?

- Quelles seront les règles en matière de distribution de dividendes?

- Etc.

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