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Etape 7 : Devenir le dirigeant

6- Contacter un assureur

Une fois en exercice, le repreneur a l’obligation de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (ARCP). Ce type d’assurance, placé sous le régime de l’auto-entrepreneur, couvre différents types de dommages :

-          La responsabilité civile d’exploitation prend en charge les dommages causés aux tiers ou à leurs biens (clients, fournisseurs, etc.)

-          La responsabilité civile d’exploitation couvre les dommages provoqués par les produits défectueux livrés par l’entreprise (ex : incendie provoqué par un appareil électrique)

Soulignons qu’un contrat de responsabilité civile professionnelle ne couvre pas les dommages causés à un bien propre de l’auto-entreprise. D’autre part, si l’activité de l’entreprise s’attèle à la construction ou à la maintenance immobilière (maçonnerie, plomberie, etc.), le repreneur a la possibilité de jumeler son ARCP avec d’autres contrats d’assurance spécifiques.

Formulaire de souscription

Le formulaire de souscription à une ARCP doit comprendre les mentions suivantes :

Nom :

Prénom :

Adresse :

Code Postal :

Ville :

Numéro(s) de téléphone :

Adresse Email :

Secteur d’activité :

Raison sociale :

Nombre de salariés :

Surface occupée :

Code NAF :

Code INSEE :

En bref

Reprendre une entreprise est un processus délicat surtout lorsqu’il y a des salariés. Savoir instaurer un climat de confiance et de dialogue constitue le premier facteur de réussite pour l’employeur.

Dans une reprise d’entreprise, les 100 premiers jours sont les plus importants. Ce délai va déterminer le succès ou non de l’entrepreneur dans ses nouvelles fonctions.

Voici quelques conseils pour vous aider (repreneur) à intégrer pleinement votre environnement de travail :

Dès votre entrée en fonction, organisez une réunion d’information pour tout le personnel. Présentez-vous, vous et votre projet de reprise, et expliquez à vos collaborateurs les raisons qui vous ont motivé. Prenez ensuite le temps d’observer et d'échanger avec les salariés pour connaître leurs envies, leurs motivations et leurs façons de faire. Vous pourrez alors détecter les salariés sur lesquels vous appuyer, ceux qu'il faudra former, sanctionner ou remplacer. Il sera alors plus facile de mettre en place une nouvelle organisation ou d’ajuster l'organisation existante.

Pour ce qui est des mesures d’accompagnement par le cédant, insistez pour que ce dernier vous présente à son banquier, ses fournisseurs, ses clients et surtout les salariés. Le contact n’en sera que plus facile.


Particularités

Pour les TPE, l’apport personnel représentait une ressource dans le plan de financement de l’entreprise. Cet apport devient un besoin dans le plan de financement personnel. Pour les PME, l’apport personnel représente la contribution personnelle du repreneur lors de la souscription initiale des titres. Avec la conjoncture actuelle, les analystes ont remarqué que pour les PME, plus l’apport personnel est faible, plus le risque de défaillance est élevé. Un autre facteur, la frilosité des banques à financer le monde de l’entreprise, accentue ce phénomène.

L’impôt sur le revenu correspond à l’IRPP à payer chaque année. Cette imposition est déduite des revenus disponibles. Les revenus du repreneur nets de charge sociale équivalent à la somme des « nets à payer » des bulletins de salaire que devrait avoir le repreneur (PME).

Modèle de tableau

 

Année 1

Année 2

Année 3

Besoins

Ø  Apport personnel (capital, compte courant d’associé)

Ø  Remboursement d’emprunts personnels

Ø  Autres obligations pécuniaires

Ø  Budget du ménage

Ø  Impôt sur le revenu (IRPP)

 

 

 

Total des besoins

 

 

 

Ressources

Ø  Revenus du repreneur nets de charges sociales

Ø  Autres revenus personnels

Ø  Epargne disponible

Ø  Emprunt à titre personnel

 

 

 

Total des ressources

 

 

 

Solde (différence entre besoins et ressources)

 

 

 

Cumul

 

 

 

Le plan de trésorerie

Le plan de trésorerie est un outil (tableau) permettant de retracer tous les encaissements et décaissements prévus au cours de l’année d’exercice, lesquels sont ventilés mois par mois. Chaque entrée ou sortie de fonds est portée dans la colonne du mois où elle doit normalement se produire. Par exemple : un achat effectué en janvier et payable en mars est imputé dans la colonne des décaissements de mars. 

Le plan de trésorerie nécessite un suivi permanent afin de déterminer instantanément le solde de trésorerie du mois et le solde cumulé d’un mois sur l’autre. Il permet également de vérifier la solvabilité de l’entreprise vis-à-vis des différents créanciers, anciens ou nouveaux. Dès lors, le repreneur doit insérer dans le plan de reprise un plan de trésorerie établi à partir de celui qui existe déjà, et y intégrer tous les éléments nouveaux susceptibles d’apparaître après la cession.

L’intérêt d’un plan de trésorerie est de prévoir les difficultés de trésorerie à court terme afin que l’entreprise ne soit pas prise au dépourvu. En effet, si le tableau fait apparaître un solde négatif à un moment donné, il va falloir trouver une solution de financement pour combler le déficit avant le démarrage des activités. Cette approche permet d’éviter les crises de trésorerie au cours des mois à venir. Pour information, sachez que les disparitions d’entreprises qui interviennent pendant la première année sont le fait de problèmes de trésorerie.

Modèle de plan de trésorerie pour une reprise d’entreprise

 

mois 1

mois 2

mois 3

Solde au début du mois

 

 

 

 

Encaissements

 

 

 

 

1)      Exploitation (CA réalisé)

 

 

 

 

Ø  Règlement des clients au comptant

 

 

 

 

Ø  Règlement des clients à 30 jours

 

 

 

 

2)      Hors exploitation

 

 

 

 

Ø  Apports en capital

 

 

 

 

Ø  Apports en compte courant d’associé

 

 

 

 

Ø  Encaissement prime/subvention

 

 

 

 

Total des encaissements

 

 

 

 

Décaissements

 

 

 

 

1)      Exploitation (achats effectués)

 

 

 

 

Ø  Paiement des fournisseurs au comptant

 

 

 

 

Ø  Paiement des fournisseurs à 30 jours

 

 

 

 

Ø  Impôts et taxes

 

 

 

 

Ø  Salaires (et/ou prélèvement personnel)

 

 

 

 

Ø  Etc.

 

 

 

 

2)      Hors exploitation

 

 

 

 

Ø  Achat d’immobilisations

 

 

 

 

Ø  Paiement des dividendes

 

 

 

 

Total de décaissement

 

 

 

 

Solde du mois

 

 

 

 

Solde de trésorerie cumulé

 

 

 

 

L'établissement du plan de trésorerie peut être l'occasion de mettre en évidence la nécessité pour le repreneur d'avoir à négocier (ou renégocier s'il s'agit de la reprise d'une société et que celle-ci bénéficiait déjà d'autorisations de crédit) des lignes de crédit bancaire à court terme.

Comment interpréter un plan de trésorerie

La lecture d’un plan de trésorerie détaillé nécessite des connaissances en comptabilité. Cependant, quelques indications permettent d’appréhender les renseignements apportés par le plan de trésorerie.

Ø  S’il y a un déficit, et que celui-ci augmente de mois en mois, il se peut que ce soit le signe d'un problème de trésorerie permanent et persistant dans la gestion de l’entreprise, voire un problème de rentabilité des activités.

Ø  Si le déficit n'augmente pas mais revient régulièrement, il se peut qu’il y ait un problème de manque de capitaux dans l’entreprise.

Ø  Si le déficit est ponctuel, il peut s’agir d’un simple décalage de trésorerie.

Ø  S’il y a un excédent de trésorerie stable, c’est que le repreneur a bien adapté ses moyens financiers à ses besoins.

Ø  S’il y a un excédent de trésorerie en augmentation, le repreneur pourrait disposer d’une capacité d’épargne ou d’investissement par autofinancement, ou encore d’augmentation des revenus versés.

Comment anticiper un solde négatif ?

Pour que les activités de l’entreprise démarrent sous les meilleurs auspices, il faut que celle-ci conserve une trésorerie saine, c’est-à-dire ne pas accuser un solde négatif. Différents moyens existent pour se prémunir d’une crise de trésorerie :

Ø  Le repreneur peut revoir le plan de financement initial et envisager d’autres sources de financement.

Ø  Il a aussi la possibilité de négocier l’utilisation de « crédits bancaires de fonctionnement » (comme l’escompte de papier commercial, la mobilisation de créances professionnelles, le découvert, etc.) et tenir compte de leur coût dans le compte de résultat.

Ø  Ou tout simplement augmenter les fonds propres. 

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