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4- Identifier les relations externes

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1- Reprendre les « comptes de résultat » des trois dernières années

Avant tout calcul, le repreneur doit choisir le Solde Intermédiaire de Gestion qui lui paraît le plus à même de rendre compte de la valeur économique de l’entreprise. Pour ce faire, il peut se référer à une base de données typique relative à son activité (barème, etc.) ou choisir le même SIG afin d’obtenir une valeur comparative entre les différentes opportunités de reprise. 

Ensuite, le repreneur doit procéder à des corrections afin d’obtenir la valeur la plus proche possible de la réalité économique du SIG qu’il a choisi. Ces corrections concernent principalement :

Ø  La rémunération du travail du cédant et des membres de sa famille, comprenant les éléments en nature

Ø  Les éléments exceptionnels du passé (positifs ou négatifs)

Ø  Le montant des loyers, qu’ils soient trop bas ou au contraire exagérés

Ø  Les lacunes de provisions pour des évènements récurrents affectant la rentabilité (impayés de clients, stocks, etc.)

Ø  Les provisions manifestement « de confort » (c'est à dire ne correspondant à aucun risque réel de charge dans le futur ou de dépréciation du présent)

A noter que les corrections effectuées par le repreneur peuvent entrainer un recalcul de l’impôt sur les sociétés si le repreneur a retenu un SIG qui en tient compte. Cet ajustement vise à avoir un résultat corrigé net d’impôt.

Ce qu’il faut retenir

Lors d’une cession d’entreprise, il faut déterminer la valeur de ses capitaux propres ainsi que celle de ses parts sociales. Pour ce faire, on procède à une évaluation globale de l’entreprise via des méthodes parfois complexes nécessitant des connaissances comptables, fiscales et juridiques. Le résultat des calculs d’évaluation va indiquer des valeurs qui seront prises en compte lors la détermination du prix de vente final.

Les méthodes d’évaluation couramment utilisées pour les sociétés non cotées sont :

Ø  La méthode des multiples

Ø  La valorisation patrimoniale

L’actualisation des flux de trésorerie futurs.

2- Pondérer éventuellement les trois résultats annuels corrigés

Les résultats de l’évaluation peuvent ne pas correspondre aux attentes du cédant. Celui-ci a alors la possibilité de pondérer les résultats récents de son entreprise, c'est-à-dire de valoriser les résultats les plus représentatifs de son activité entrepreneuriale.  L’évaluation ne sera alors considérée que comme le résultat d’un exercice mathématique, un élément qui doit être pondéré par l’analyse économique et stratégique de l’entreprise. De son côté, le repreneur peut choisir le résultat qu’il estime le plus proche de la valeur réelle de l’entreprise.

L’opération de pondération s’effectue souvent de la manière suivante :

-          3  au dernier résultat

-          2 à l’avant dernier

-          1 au résultat le plus ancien

On additionne ensuite les 3 résultats obtenus et on divise le total par 6. Cette opération permet d’avoir un « bénéfice annuel moyen pondéré » représentatif de la période des trois années d’exercice écoulées.

Résultat corrigé de l’année N-2 x 1 + Résultat corrigé de l’année N-1 x 2 + Résultat corrigé de l’année N x  3

Bénéfice moyen pondéré = Total des résultats corrigés / 6

3- Evaluer le potentiel de rentabilité et de développement

Le diagnostic de l’entreprise met en évidence ses points forts et ses points faibles. Dès lors, le repreneur doit s’interroger sur les points importants de son projet de reprise :

Ø  A quoi tiennent les performances de l’entreprise ?

Ø  Quelle est la part de marché de l’entreprise ? Comment est l’environnement concurrentiel ?

Ø  Quels sont les risques objectifs pesant sur l’exploitation ? Y-a-t-il un risque d’évolution majeure des conditions concurrentielles à court et moyen terme ? (ouverture d'un commerce concurrent, contraintes réglementaires, etc.)

Ø  De quel niveau de protection bénéficie cette activité ?

Prendre en compte tous ces paramètres va permettre au repreneur de se faire une idée des tâches qui l’attendent et d’appliquer une stratégie de gestion adaptée à son activité future.

4- Evaluer la trésorerie

La trésorerie d’une entreprise correspond à la différence entre ses besoins et ses ressources de financement. On entend également par trésorerie l’excédent de liquidité dont l’entreprise dispose régulièrement.

Evaluer la trésorerie de l’entreprise, c’est analyser les facteurs de variations qui influent sur son volume et sa durée afin de pouvoir établir des prévisions de recettes et de dépenses d’exploitation et hors exploitation. Si le repreneur a retenu l’EBIT ou l’EBITA, il devra déterminer la trésorerie à prendre en compte pour compléter son évaluation. L’assistance d’un expert-comptable est indispensable pour cette tâche.

Actualisation des flux de trésorerie futurs

La valeur économique de l’entreprise est déterminée par la somme des flux de trésorerie actualisés qu’elle est susceptible de rapporter dans le futur. C’est la méthode d’évaluation qui est considérée comme fondamentale par les financiers. Elle est basée sur l’avenir et non sur des résultats historiques.

5- Evaluer les dettes financières

Les dettes financières sont généralement constituées des crédits et emprunts contractés pour le financement des investissements (partie à long terme), ainsi que du besoin en fonds de roulement (partie à court terme). L’évaluation du coût des dettes financières se fait avec des données faciles à collecter : taux d’intérêt payés par l’entreprise, taux d’imposition.

Conseils d’expert

Pour savoir si les résultats financiers de l’entreprise sont représentatifs de ceux présentés sur le bilan, il suffit de faire correspondre la dette bancaire au niveau des frais financiers. Si un taux d'intérêt raisonnable appliqué à la dette bancaire conduit au niveau des frais financiers du compte de résultat, il est possible que la dette au bilan de clôture soit représentative du niveau moyen d'endettement. Par contre, si les frais financiers sont inférieurs à ceux présentés sur le bilan, il se peut que l’endettement moyen pendant l’exercice annuel ait été plus élevé que ce qu'il est à la clôture du bilan.

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