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Etape 5: Financer la reprise

Une fois le plan de reprise établi, le repreneur doit s’assurer d’avoir les capitaux nécessaires pour financer le rachat. Pour cela, il dispose d’un large éventail de prêts dont certains sont prévus par la loi.

Les différents moyens de financement

L’épargne bancaire

Quelle que soit la nature de la reprise, le repreneur ne peut se soustraire à une contribution financière personnelle. Le montant de cet apport dépend du statut du prêteur (banque, collectivité locale) et des intérêts qu’il applique. En moyenne, un repreneur s’engage à hauteur de 20 30 à 50% du coût total de rachat.

Les banques constituent le principal investisseur dans le financement d’un projet de reprise. Elles ont vocation à prêter des fonds pour ce genre de projet.

Pour bénéficier du prêt bancaire, il faut souscrire au préalable un livret épargne entreprise (LEE), un produit permettant aux clients d’emprunter à taux réduit. Le LEE doit totaliser au minimum deux années d’épargne pour un montant avoisinant les 45 800 euros. Les fonds déposés avant 2 ans peuvent être retirés à condition qu’ils soient utilisés dans les six mois précédant la demande de prêt. Notons toutefois que le LEE est de moins en moins commercialisé par les banques.

Un autre moyen de financement consiste à recourir au plan d’épargne en actions (PEA). Ce dispositif ouvre droit à l’acquisition d’actions d’entreprises cotées ou non.

Le repreneur a également la possibilité d’utiliser l’épargne-logement pour financer le rachat d’une entreprise (Loi Dutreil).

Le crédit vendeur

Le crédit vendeur est une solution basée sur la relation de confiance et la négociation. Le repreneur peut demander au cédant de différer ou d’échelonner le paiement des fonds cédés, à condition évidemment que le cédant accepte. Si les deux parties arrivent à un consensus, l’acquéreur doit s’acquitter d’une partie du prix total au jour de la signature de l’acte notarié. Le complément est à verser suivant les conditions de leur contrat.

Généralement, le cédant exige une garantie (aval bancaire par exemple) en contrepartie du crédit vendeur consenti. De son côté, le notaire prendra une garantie sur le bien vendu (privilège du prêteur de deniers) au profit du cédant, afin d’assurer le montant de la créance, les intérêts et les frais annexes.

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