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3. La méthode de rentabilité

• La méthode des Discounted Cash-Flows (DCF)

Cette locution anglo-saxonne signifie « cash-flows actualisés ». Le principe de cette méthode se base sur l’actualisation du cash-flow libre de l’entreprise avec un taux représentant son niveau de risque. Les calculs sont réalisés sur deux périodes successives. La première période appelée « explicite » repose sur les projections des résultats du plan d’affaire de l’entreprise conçu sur une durée de 5 ans. La seconde période s’intéresse au futur après cette première période.

Le plan d’affaire de référence

Il peut s’agir de celui du repreneur ou d’une projection établie à partir du fonctionnement actuel de l’entreprise et de ses résultats. Il important de toujours tenir compte de ce plan d’affaire de référence pour comprendre à quoi correspond l’évaluation résultante des calculs :

-          Soit la valeur de l’entreprise une fois la reprise effective après la mise en application du plan de reprise

-          Soit la valeur de l’entreprise pour un repreneur théorique apte à maintenir l’activité actuelle

Le Cash-Flow libre

Il s’agit du montant de trésorerie excédentaire dégagé année après année par l’entreprise, soit le reste de sa capacité d’autofinancement. En effet, pour l’obtenir, il faut déduire de la trésorerie les frais destinés à la couverture de l’éventuelle augmentation du besoin en fonds de roulement et à la couverture du quote-part d’investissement autofinancé.

Cash-flow libre = CAF - augmentation du BFR - investissements - remboursement de dettes + nouvelles dettes contractées.

L’actualisation

Cela consiste à valoriser les montants financiers du futur avec des valeurs actuelles. Pour l’obtenir, il faut utiliser la formule suivante :

Valeur Actuelle d'une somme S qui sera donnée ou reçue dans un an  = S/ (1+ taux d'actualisation)

Cela implique :

Valeur actuelle d’une somme S qui sera donnée ou reçue dans N années = S/ (1 + taux d’actualisation) (exposant N).

Le taux d’actualisation

Ce taux permet de déterminer le niveau d’incertitude lié au fait qu’après la reprise, l’entreprise ne se développe pas assez pour fournir de bons résultats afin que le repreneur puisse récupérer la somme S. Ce taux d’actualisation représente le rendement souhaité par l’investisseur en contrepartie de ce qu’il risque en attendant N années pour récupérer le montant S.

Ce taux peut être divisé en deux parties :

-          La première partie correspond au temps : il s’agit du coût d’opportunité (ce que l’argent investi aurait pu rapporter sans risque)

-          La seconde partie représente la prime de risque associée au risque d’investir de l’argent dans l’entreprise

Pour une entreprise de petite taille représentant une partie importante du patrimoine du repreneur, la prime de risque doit être élevée.

Pour procéder à l’évaluation de la seconde période, deux méthodes peuvent être utilisées :

-         La méthode des multiples appliquée au dernier cash-flow libre

      -         La méthode des DCF en tenant compte de l’évolution du cash-flow libre ultérieurement.

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