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I. Les diagnostics à effectuer

Diagnostic des moyens

Pour se rendre compte de l’état des moyens utilisés par l’entreprise convoitée, le repreneur doit effectuer un diagnostic de ceux-ci. Cette étape permet d’apprécier les capacités de l’entreprise à réussir en utilisant ses moyens et outils professionnels. Les résultats tirés de ce diagnostic permettent de faire une estimation des manques et des investissements à prévoir une fois que la reprise prend effet. Enfin, le diagnostic des moyens permet d’estimer le budget prévisionnel des investissements ou le résultat de la revente d’une partie des outils de travail, lors de l’établissement du plan de reprise.

  • Analyse de l’immobilier et de l’emplacement de l’entreprise

Pour une entreprise commerciale, l’immobilier et l’emplacement sont des éléments particulièrement importants. En effet, la qualité de ces éléments a souvent un impact sur les résultats obtenus par l’entreprise. Cette expertise permet au repreneur de découvrir des informations telles que la situation géographique de l’entreprise par rapport à sa clientèle, l’accès à l’entreprise (facilité d’accès, stationnement) et la visibilité de l’entreprise. Les résultats obtenus se rapportent aussi sur l’état général de l’immobilier. En outre, le repreneur étudiera les possibilités d’extension (surface de stockage, de vente…) et analysera les investissements et les entretiens réalisés au cours des 5 dernières années.

  • Analyse des installations, du matériel et de l’équipement :

Cette étape est primordiale puisqu’elle permet de connaître l’état des outils de travail de l’entreprise pour atteindre ses objectifs. Cette étude se porte sur plusieurs points dont l’état de l’installation électrique, le type de matériel utilisé (ancienneté, valeur d’achat à neuf, entretien, valeur actuelle…) et le mode d’achat des matériels (neuf, occasion, mode de financement…). Le repreneur doit également voir si l’entreprise respecte les normes en vigueur en matière d’environnement, hygiène et sécurité. Dans le cas où des travaux sont à prévoir, il doit évaluer leur coût et leur impact sur l’activité. Il doit aussi constater si le maintien à niveau de l’outil de production a été réalisé en analysant les investissements et les gros entretiens effectués au cours des 5 dernières années. Enfin, il doit voir si des désinvestissements ont été réalisés au cours de ces dernières années.

  • Analyse des stocks de l’entreprise

Dans certains cas, les stocks peuvent constituer une charge financière pour l’entreprise et représenter une part importante du prix de vente. De ce fait, il importe d’évaluer leur valeur exacte en considérant les marchandises vendables et les invendables. Lors de cette analyse, le repreneur étudiera l’effectif des fournisseurs, le volume des matières premières, des pièces détachées… L’analyse se rapporte également au délai de livraison, à la rotation des stocks (correspondance avec la moyenne de la profession), à l’inventaire physique et au mode d’évaluation. Cette analyse permet aussi de constater la proportion de stock obsolète.

  • Analyse de l’organisation de la gestion et de la production

L’analyse de l’organisation, de la gestion et de la production repose sur l’étude de l’administration de l’entreprise (documents administratifs, facturation des clients, gestion du personnel, qui s’occupe de l’administration de l’entreprise…), de la gestion financière et comptable de l’entreprise (tenue de la comptabilité générale, comptabilité analytique, qui assure la gestion ?…), de la gestion commerciale et marketing (liste de prospection, stratégie marketing…), de la gestion de la production et de la gestion des stocks.

  • Analyse des autres moyens (en fonction du secteur d’activité de l’entreprise)

Cette analyse se rapporte aux brevets et aux marques (qui est le titulaire ?). Cela concerne également la franchise ou la concession pour connaître les informations concernant les redevances versées et la protection juridique.

Au terme de ces analyses, le repreneur doit procéder à l’évaluation des moyens pour dégager les points forts (ex : emplacement idéal, matériel en bon état, marque célèbre…) et les points faibles (ex : équipement hors normes, présence de « rossignols » dans les stocks…) de l’entreprise. Par la suite, il identifiera les causes des lacunes au niveau des moyens (exemple de point faible : mauvaise situation géographique, cause : aucun stationnement à proximité, aucune signalisation indiquant le commerce…). Lorsque les causes sont identifiées, il peut envisager des mesures correctives et établir un calendrier de réalisation. Il doit également faire une estimation des budgets alloués pour ces mesures.

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